Allah
est-il un dieu damour ? Allah aime-t-il les hommes comme un père chérissant
ses propres enfants ? Allah déborde-t-il dindulgence et de miséricorde, comme
nous lenseignent les commentateurs islamiques ?
Nous pourrions naturellement le penser,
car lécrasante majorité des musulmans estiment que cette image paternelle dun
Père Céleste veillant avec tendresse sur ses enfants correspond réellement à
lenseignement coranique, et quà travers la révélation de Mahomet,
lIslam annonce véritablement un Dieu damour.
Cette croyance est naturellement à leur honneur. Remarquons toutefois quen
matière de religion, les Hommes ont une certaine tendance à croire ce qui les arrange,
quitte à dénaturer complètement le sens véritable des textes fondateurs. Bien souvent
leur propre intérêt les conduit à avancer exactement le contraire de ce
quaffirment leurs livres sacrés, usant du pouvoir facile et libérateur de
linterprétation théologique. Aussi, avant daffirmer nimporte quoi en
abusant dune interprétation facile et erronée, il convient de revenir aux sources
fondamentales de la religion. Sagissant de lIslam, quaffirme réellement
le Coran à propos de la bonté divine ? Que révèle Mahomet concernant les
conditions du salut ? Et plus généralement, comment Mahomet explique
lexistence du péché sur Terre ?
Si Dieu existe, pourquoi le péché subsiste-il ?
Le problème capital auquel furent
confrontés très tôt les théologiens monothéistes consiste en la contradiction
apparente entre lomnipotence de Dieu et lexistence du péché. Si Dieu
détestait vraiment le péché, pourquoi ne fait-Il rien pour léliminer sur
Terre ? Parce que le diable len empêcherait ? Ce serait en contradiction
avec la toute-Puissance de Dieu, Lui qui pourrait aisément précipiter Satan dans une
fosse infernale à jamais ! Si la possibilité du Mal existe sur Terre, cest
bien la preuve que Dieu veut son existence sur Terre, même si cela ne signifie pas
forcément quIl souhaite que ce Mal progresse parmi les Hommes. Mais comment les
hommes de foi traitent-ils plus précisément cette contradiction logique entre
lamour divin et la subsistance du péché ?
Les catholiques règlent ce
problème majeur en faisant appel à la notion de liberté. Dieu déteste réellement le
péché, mais il veut que les Hommes apprennent à léviter par
eux-mêmes, sans interférence divine. Il confie aux Hommes la liberté
daccepter ou de refouler le péché, pouvoir extraordinaire qui rapproche finalement
les Hommes de la condition divine, eux qui furent « créés à la ressemblance de
Dieu » selon lAncien Testament. En dautres termes, Dieu aime certes
infiniment les Hommes, mais Il aime aussi infiniment leur liberté, et cet amour pour leur
liberté dépasse infiniment son amour pour les Hommes, doù lexistence du
péché. En mathématique, deux valeurs peuvent prendre des valeurs infinies tout en
admettant un quotient tendant vers linfini.
Cela dit les catholiques ne disent
pas pourquoi Dieu, dans son intelligence tellement sublime et parfaite, narrive pas
à sarranger pour concilier à la fois son amour pour les Hommes et son amour pour
leur liberté. Loin de régler définitivement la question de lexistence du péché,
les catholiques déplacent le problème sur un autre plan, bien que cette idée de
liberté accordée comme un bien infiniment précieux à lhumanité constitue une
avancée théologique remarquable.
Le principe de la
prédestination
A linverse des catholiques,
les musulmans, tout comme les protestants et les jansénistes dailleurs, règlent
définitivement ce problème du péché en supposant que les conditions du salut
obéissent au principe de la prédestination. Selon le Coran en effet, Dieu veut que
certains hommes soient sauvés, et que dautres ne le soient pas. Les Hommes sont
donc prédestinés dès leur naissance au salut ou à la damnation, sans quon ne
sache exactement les raisons de ce choix divin.
De nombreux passages du Coran
attestent du principe de prédestination ([s.2, v.6-7], [s.6, v.39], [s.6, v.60], [s.6,
v.108]). En particulier, le passage suivant savère fort
intéressant (s .5, v. 45) :
« Mais quant à celui
quAllah veut égarer, tu ne peux rien faire pour lui de la part dAllah. Ce
sont ceux dont Allah ne veut pas purifier le cur. Pour eux, cest la honte dans
ce monde, et dans lautre monde, un terrible châtiment »
On remarquera quAllah
« veut » la perte de certains hommes, et que lenseignement de Mahomet ne peut
« rien faire » pour eux. Quelque soit leur cheminement spirituel donc, certains
hommes sont promis à lenfer, car telle est la volonté dAllah. Pour montrer
à quel point ce verset nest pas isolé, citons également ce second
passage (s.6, v.125) :
« Celui
quAllah désire guider, [Il] étend son cur jusquà lIslam. Mais
celui quIl désire égarer, Il resserre sa poitrine et la rétrécit [
].
Cest ainsi quAllah manifeste sa colère
»
Par conséquent légarement
spirituel de linfidèle ne tire nullement son origine dun mauvais usage de sa
liberté, ainsi que le prétendraient les catholiques, mais vient directement du fait
qu « Allah désire » le perdre, sans que ce désir ne soit contrarié par son
revirement moral. Une idée similaire est exprimée dans le verset suivant, où lon
voit Allah refuser sciemment Sa révélation à certains Hommes jugés indignes (s.6,
v.25) :
« [
] Nous avons mis
une couverture sur le cur [des infidèles], de peur quils comprennent [le
Coran]
»
Allah craint donc que certains
Hommes soient sauvés grâce à Son enseignement, aussi les condamne-t-Il dès le
commencement à laveuglement et à la perdition. Pour donner une image instructive,
Allah ressemblerait à un professeur punissant certains de ses élèves après leur avoir
préalablement retiré tout moyen dapprendre leur cours, quil sagisse de
leurs livres et de leurs cahiers. De cette manière, Il est sûr que Ses victimes ne
pourront jamais se racheter.
Soulignons à ce niveau la
différence frappante avec le catholicisme : dans la parabole de la brebis égarée
(Luc XV, v.3-10), le pasteur (Dieu) partira seul pour chercher la brebis perdue
(lincroyant), preuve de sa ferme volonté de sauver activement lhumanité du
péché. De retour à la maison, ce pasteur manifeste même de la joie car il aura réussi
à sauver une seule de ses brebis, preuve de son amour illimité pour chaque membre de son
troupeau.
A linverse lIslam donne
une illustration de la prédestination en mettant en scène Allah qui, dès la création
du monde, aurait partagé les grains en deux poignées, puis aurait jeté la première
partie au feu (ainsi les damnés répudiés en enfer) avant de répandre la seconde dans
son champ (ainsi les justes goûtant aux joies dun paradis assimilé à un jardin
dEden). Dès le commencement, Allah prédestine certains Hommes au salut, et les
autres à la damnation.
La prédestination contre la
bonté divine
Sur le plan logique, la
prédestination explique admirablement bien lexistence du péché. La vie des Hommes
ressemblerait à un livre ouvert dont loriginal se trouverait dans la « Mère
des Livres » précieusement gardé au ciel selon les musulmans (s.6, v.59). Le futur
serait déjà écrit, mais notre ignorance nous donnerait lillusion de la liberté,
car rien ne pourra nous écarter du destin déjà tracé par le stylet dAllah.
Dune certaine manière, la prédestination sapparente à une forme ancienne de
déterminisme rationnel.
Mais là où réside la
contradiction majeure de lIslam, cest quand les musulmans affirment
quAllah est rempli de bonté alors quil prédestine les Hommes au salut ou à
la damnation. Car comment peut-on qualifier de bon un dieu qui jetterait dès le
commencement certains hommes à lenfer, sans possibilité de saffranchir de sa
suprême volonté ? Comment qualifier de généreux un dieu dont le désir consiste à
perdre certains hommes, et à leur faire sentir le supplice infernal pour
léternité ? Comment qualifier de miséricordieux un dieu qui, du fait de la
prédestination, aurait décidé à lavance de ceux qui feront effectivement
repentance, seul moyen de salut pour les Hommes ?
De toutes évidences, un dieu
appliquant le principe de prédestination ne peut nullement être bon, à moins quIl
ne prédestine tous les Hommes au salut, ce qui nest évidemment pas le cas dans
lesprit de Mahomet. Ce dieu-là est même plus méchant que la moyenne des Hommes,
car si vraiment un être humain avait tous les pouvoirs pour sauver ou damner ses petites
créatures, sans nulle doute quil nhésiterait pas à sauver
lintégralité de ce quil aura créé de ses petites mains expertes.
La fureur dAllah
Allah est avant tout un dieu
guerrier. Le dieu des musulmans incite à la guerre sainte contre linfidèle dans de
nombreux versets ([s.2, v.212], [s.2, v.215]
). Allah appelle explicitement au
meurtre des incroyants dès que ces derniers osent combattre sa Révélation, comme nous
lenseigne ce passage éloquent (s.2, v.187) :
« Tuez-les partout où
vous les trouverez
Sils vous combattent, tuez-les : cest la
récompense de ceux qui sont incroyants »
Lappel à la guerre sainte est
explicite dans ce verset (s.2,v.189) :
« Combattez-les
jusquà ce quil ny ait plus de séditions et que la religion
dAllah soit »
La trahison et lattaque par
derrière demeurent une tactique particulièrement appréciée dAllah (s.4,
v.91) :
« Sils tournent le dos,
saisissez-les et tuez-les partout où vous les trouverez »
De même Allah critique
explicitement les musulmans pacifiques qui préfèrent garder de bonnes relations avec les
infidèles, et préfère ceux qui prennent les armes pour répandre lIslam sur la
Terre (s.4, v.97) :
« Il nen est pas de
même de ceux qui dentre les croyants qui restent assis chez eux sans y être
contraints, et de ceux qui vont faire la guerre dans le sentier dAllah, avec leurs
biens et leurs personnes. Allah a préféré ceux qui font la guerre sainte, exposant
leurs biens et leurs personnes, et Il les a placés de plusieurs degrés au dessus de ceux
qui demeurent assis. [
] Il a préféré ceux qui font la guerre sainte à ceux qui
sont demeurent assis
»
De manière générale, Allah ne
supporte pas la contradiction. Lidée quon puisse douter de bonne foi de son
existence lui est franchement insupportable, et le meurtre du réfractaire lui semble
préférable à toute forme de sédition (s.2, v.214) :
« Et la sédition est plus
grave que le fait de tuer »
Car de toute manière, Allah résume
sa haine des incroyants par cette formule lapidaire (s.2, v.255) :
« Les incroyants
sont des méchants »
Nous le voyons, Allah impose sa
volonté par les armes, lassassinat de lopposant religieux ne lui étant
certes pas désagréable. Au premier sens du terme, Allah est donc un "tyran",
du grec tyrannos qui signifie étymologiquement : "celui qui prend le
pouvoir par les armes". Toujours au premier sens du terme, Allah est aussi un
"dictateur" puisquil a dicté sa volonté aux Hommes à travers le Coran.
La loi du talion confirmée
Tyran et dictateur, Allah déteste
la contradiction, et lidée de pardon aux offenses lui est plutôt
suspecte (s.2, v.190) :
« Quant
à celui qui est malveillant envers vous, soyez malveillants envers lui »
A de nombreuses reprises, Allah
confirme dailleurs la loi du talion, cette vieille règle biblique étrangère au
principe de miséricorde (s.5, v.49) :
« Nous y avons
prescrit [dans la Loi] pour eux : vie pour vie, il pour il, nez pour nez,
oreille pour oreille, dent pour dent, blessure pour blessure. Mais [quant à] celui qui
remet [la peine, cet acte constitue] une expiation pour lui. »
On remarquera que celui qui
pardonne, cest-à-dire « celui qui remet » la peine, est traité
dexpiateur, et donc de pécheur promis au supplice infernal. Ainsi pour Allah, le
pardon peut conduire directement à lenfer. Le verset suivant illustre à quel point
lIslam élève la vengeance au suprême degré de la vertu (s.3, v.3) :
« Allah est puissant :
il est le maître de la vengeance »
Là-encore,
la différence avec le christianisme est patente. Alors que Mahomet confirme cette loi
archaïque du talion, Jésus la rejette dans cette réplique (Mathieu V, v.43) :
« Vous avez appris qu'il a
été dit : oeil pour oeil, dent pour dent; mais moi je vous dis : aimez vos ennemis,
priez pour vos persécuteurs, ainsi serez-vous fils de votre Père qui est aux cieux, car
il fait lever son soleil sur les méchants et sur les bons, et tomber la pluie sur les
justes et les injustes »
De toute évidence, le message plein
de miséricorde de Jésus diffère fondamentalement du conservatisme coranique, concernant
un principe juridique dont les conséquences importantes régissent une grande partie de
la vie en société.
Certes, le Coran fourmille de
versets où « lindulgence » et la « miséricorde »
dAllah sont explicitement mentionnés. Mais peut-on parler de miséricorde au sens
gratuit du terme quand Allah prédestine les Hommes à la repentance avant de les
pardonner ? Comment peut-on prétendre que cette miséricorde-là procède dun amour
divin ?
Pour reprendre limage du
professeur devant sa classe, Allah ressemblerait à un maître décole qui
accepterait la faute dun élève pourvu que ce dernier puisse lui donner la bonne
réponse à la prochaine interrogation. Si lélève, malgré toutes les fautes du
passé, arrive finalement à corriger son erreur, alors le professeur Allah pourra
effectivement lui pardonner, doù sa miséricorde. Mais nous avons vu quAllah prédestine
ses élèves en retirant à certains tout moyen dapprendre, notamment en mettant « un
sceau sur leurs curs et leurs oreilles, et un voile sur leurs yeux » (s.2,
v.6), et en leur retirant livres et cahiers « de peur quils comprennent »
(s.6, v.25). Dans ces conditions, comment Allah pourrait-Il pardonner à ceux quIl
aura condamné à lignorance dès le commencement ? Comment pourrait-Il
exprimer sa reconnaissance à ceux dont Il aura préalablement retiré les moyens de la
rédemption ? Le professeur Allah na rien de miséricordieux : Il ne fait
que de confirmer, à travers son pardon, des préférences inexplicables pour certains de
ses élèves. Le professeur Allah exerce une véritable tyrannie sur des élèves
subissant la dictature de son favoritisme.
La ségrégation
dAllah
Allah est censé avoir créé les
Hommes, mais loin de tous les aimer pour ce quils sont, cest-à-dire avec
leurs défauts et leurs qualités, Allah les sépare en trois catégories absolument
distinctes. Tout dabord, au sommet de la race humaine, Il place les musulmans
auxquels Il daigne accorder son estime. Pourvu quils combattent pour lIslam,
les musulmans auront droit au paradis peuplé de houris, ou vierges célestes prêtes à
copuler avec eux. Le meurtre des incroyants leur sera aisément pardonné, car Allah hait
les incroyants (s.2, v.255).
Ensuite viennent les gens du Livre,
autrement dit les juifs et les chrétiens, quIl hésite à aimer ou à haïr. Dans
certains passages du Coran en effet, Allah montre du respect et de ladmiration pour
les gens du Livre (s.2, v.59). Mais dans dautres, sa condamnation est totale (s.98, v.51):
« Les
juifs et les chrétiens et les païens brûleront dans le feu denfer à jamais. Ils
sont les plus vils de toutes les créatures »
Enfin
les athées et les païens nauront droit à aucune indulgence. A eux sont
réservées les flammes de lenfer([s.3, v.10],[s.5, v.86]
), à eux est promis
un supplice éternel ([s.4, v.41], [s.6, v.30], [s.6, v.49]
). Quand un musulman
rencontre un athée ou un païen, rien ne lui sera reproché sil lui tranche la
gorge du bout de son sabre recourbé.
La cruauté dAllah
Les innombrables sévices infligés
aux incroyants dépassent lentendement. Les flammes de lenfer sont peu de
chose comparées aux tortures dont Allah connaît le secret, car :
« Allah
puissant en tourments » (s.2, v.160)
Ou encore :
« Allah est encore plus
fort et violent pour punir » (s.4, v.86)
Divers raffinements existent dans
les tortures dAllah. Allah promet par exemple une « boisson deau
bouillante » en châtiment aux incroyants (s.6, v. 69). Mais le sadisme le plus
monstrueux est réservé à ceux qui oseraient douter de son existence, comme nous
lenseigne ce passage particulièrement abject (s.4, v.59) :
« Ceux
qui ne croient pas à nos signes, nous les brûlerons dans le feu. Chaque fois que leurs
peaux auront été consumées, nous leur donnerons dautres peaux pour quils
puissent sentir le supplice ».
Plus généralement, et bien que
cette critique sadresse également au christianisme, il existe un déséquilibre
flagrant entre laspect limité dans le temps dun péché et le caractère
illimité dans le temps du supplice infernal. Or comment pourrait-on qualifier de bon un
dieu qui infligerait une peine infiniment supérieure à la faute ?
Les contradictions
dAllah
Allah se contredit très souvent
dans le Coran, ce qui incita très tôt les théologiens musulmans à imaginer la théorie
de labrogation pour supprimer les versets incohérents avec le reste du livre sacré
(s.2, v.100). Encore de nos jours, les musulmans modérés ou les admirateurs de
lIslam exploitent ces contradictions en sélectionnant les versets les plus
"politiquement corrects" tout en oubliant les autres, parfois avec une
malhonnêteté intellectuelle qui frise le ridicule. Par exemple, alors que de nombreux
versets condamnent les chrétiens à lenfer, les musulmans "softs"
présentent le très acceptable passage suivant (s.2, v.59) :
« Quant à ceux qui
croient, et ceux qui sont juifs, Chrétiens ou Sabéens [
] et qui fait le bien, à
ceux-là est réservé leur récompense auprès de leur Seigneur
»
Dont nous rappelons quil
contredit complètement le verset (s.98, v.51) cité plus
haut. En choisissant les passages du Coran qui leur plaisent, les musulmans modérés font
preuve dune hypocrisie incroyable afin de sauver ce qui reste de moral et de moderne
dans leurs croyances moribondes. Pourtant ils devraient se méfier, car Allah hait
surtout les hypocrites (s.4, v.137).
Dautres contradictions sont
présents dans le Coran, comme le fait quAllah prétend confirmer les Evangiles
(s.5, v.50) alors quIl nie la crucifixion de Jésus (s.4, v.157) pourtant rapportée
dans ces mêmes Evangiles. Or comment Allah pourrait-il confirmer un texte dont il rejette
catégoriquement des passages aussi importants que la passion du Christ ? Ne
saurait-Il lire ni laraméen, ni le grec ? De même Allah se trompe lourdement
quand Il prétend quIl aurait enseigné lEvangile à Jésus (s.3, v.43). En
effet, les Evangiles ne sont que le récit journalistique de la vie de Jésus par quatre
évangélistes (Mathieu, Luc, Marc, Jean). Les Evangiles ont donc été écrits par des
hommes, non par Allah, et postérieurement à la mort du Christ. En aucun cas Allah se
serait abaissé à enseigner un livre "humain" à Jésus. Argument
décisif : Allah ne peut se contredire alors que les Evangiles présentent des
contradictions évidentes, telle la date exacte de la mort du Christ.
Allah affirme également quil
ny a « pas de contrainte en religion » (s.2, v.257), ce qui rentre en
contradiction avec les innombrables interdits, notamment alimentaires (s.5, v.4), posés
aux croyants. Il prétend quau jugement dernier, la punition divine aura « une
rémunération égale [à luvre du pécheur]
» (s.6, v. 161), ce qui,
vu les supplices ignobles infligés aux infidèles pour leur seule honnêteté
intellectuelle, prête à sourire froidement.
Enfin, révélons pour conclure une
contradiction majeure de lIslam : Allah parle très souvent à la première
personne du pluriel (« Nous avons dit aux anges
» (s.2, v.32)) alors
quAllah est censé être unique et indivisible. Or comment pourrait-on être pluriel
tout en étant unique ? De la part de Mahomet qui reproche aux chrétiens de mettre
« trois dieux » en la place dun seul, cet emploi inexpliqué du pluriel
accentue lincohérence de son message.
Malgré tout, le Coran donne
peut-être lorigine véritable de toutes ces contradictions dans le passage suivant
:
« Sil y a avait là autre
chose que ce qui est dAllah, ils y découvriraient beaucoup de contradictions »
(s.4, v.84)
Allah lignorant
Mais les contradictions dAllah
sont rien comparées à Son ignorance, sagissant aussi bien de vérités bibliques
que de réalités scientifiques. Nous lisons par exemple au (s.5, v. 82), à propos des
juifs :
« Ceux des Enfants
dIsraël qui ont été incroyants, ont été maudits par la langue dEsaïe et
de Jésus, le fils de Marie
»
Ce qui est faux daprès les
Evangiles. Avant de mourir sur la croix en effet, Jésus refusa la condamnation des juifs
en prononçant ce vibrant appel au pardon : « Père, pardonne-leur car ils
ne savent pas ce quils font » (Luc XXIII, v.26-34). Bien entendu Allah est
en droit de nier ce passage du Nouveau Testament, mais dans ce cas, Il na pas à
vouloir confirmer les Evangiles
Précisons également que Allah
confond Marie la mère de Jésus, et Myriam la sur de Moïse et dAaron. Il se
trompe sur les personnages de la Trinité que révèrent les chrétiens, puisque Allah
place Marie (et non le Saint-Esprit) à côté du Père et du Fils (s.5, v.116). Enfin Il
confond la durée du déluge et lâge de Noé.
Allah, bien que connaisseur de toute
chose, ne semble plus se rappeler du temps quIl mit pour créer la Terre. Il est
vrai que cette histoire ancienne remonte à quatre milliards dannées et demi,
détail qui explique sans doute ses nombreux trous de mémoire. Mais Allah continue à
affirmer quIl réalisa cet exploit en six jours seulement, malgré toutes les
preuves scientifiques établissant que plusieurs centaines de milliers dannées
furent nécessaires pour refroidir la Terre et créer des océans, sans parler des cieux
dont létat actuel provient de plusieurs milliards dannées dévolution
incessante. Présentons le passage suivant (s.50, v.38) où Allah se vante davoir
mis moins de temps que la Mère Nature :
« Nous
avons créé en six jours les cieux, la terre et ce qui se trouve entre les deux, sans
éprouver aucune fatigue ».
On remarquera dailleurs cet
usage intempestif du « Nous » dont nous avons révélé plus haut
lincohérence. Mais quIl fut un peu aidé ou pas, lauguste Créateur
semble hésiter entre six et deux jours, preuve que Lui même avoue ne plus sen
rappeler très bien :
« Dis : Serez-vous
incrédules envers Celui qui a créé la terre en deux jours ? Lui donnerez-vous des
égaux ? Cest lui, le Seigneur des mondes ! Il a fixé sur la terre des
montagnes comme des piliers. Il la bénie. Il y a réparti, en quatre jours
exactement, des nourritures pour ceux qui en demandent. Il sest ensuite tourné vers
le ciel qui était fumée, et lui a dit, ainsi quà la terre : « Venez,
tous deux, de gré ou de force ! » Ils dirent : « Nous venons,
obéissants ! » Il a établi sept cieux en deux jours. Il a révélé à chaque ciel
tout ce qui le concerne. Nous avons décoré le ciel le plus proche de luminaires et de
gardiens : tel est le décret du Tout-Puissant, de Celui qui sait ! »
(s.41, v.9-12)
Bien entendu, il est inutile de
rappeler ce que pense la science moderne de toutes ces élucubrations. On notera seulement
que la théorie coranique des « sept cieux » concorde parfaitement avec la théorie
des sept sphères imaginée par Ptolémée, ce célèbre astronome et géographe grec du
IIème siècle de notre ère. Sagissant de lUnivers, Allah
préfère donc Ptolémée à Newton ou Einstein.
Conclusion
Contrairement aux croyances
répandues des musulmans, le Coran nenseigne pas un dieu damour, mais un dieu
impitoyable, cruel, méchant, ignorant, versatile, tyrannique et totalitaire. Sa haine de
la contradiction le rend terriblement jaloux et hostile contre tous ceux qui doutent de
bonne foi de son existence. Comme le dialogue éclairé risquerait de démasquer sa
véritable nature, Il appelle ses fidèles à une guerre perpétuelle contre les
incroyants, source de malheurs et de méchanceté pour le reste de lhumanité. A
linverse du Dieu des chrétiens, Allah juge peu sur les bonnes uvres dun
homme mais sur son degré dobéissance et de soumission à Son nom. Le terme
"Islam", qui signifie "résignation" en arabe, souligne toute
limportance quIl accorde à la soumission du monde. Et comme tout tyran, Allah
nest aimable quà partir du moment où lon ne vient pas douter de son
pouvoir, ni remettre en cause son autorité. Loin dêtre un Père Céleste
pardonnant volontiers lingratitude de ses enfants, Allah plonge dans les supplices
infernales tout opposant sincère à Sa politique dexpansion guerrière, Lui le
Maître de la Vengeance. Loin de désirer ardemment le salut de toutes ses petites
créatures, Il prédestine dès le commencement une partie dentre elles à périr
dans le feu de lenfer, sans que ce choix divin ne soit motivé par nulle raison
objective. Loin dépouser la voie de la paix et de lentente fraternelle, Allah
attise le feu de la discorde et de la haine parmi les hommes, Lui qui mène Ses troupes
sous létendard sanglant de la jihad.
Djinn Al Nader |