Les événements du Kosovo peuvent nous inciter à
réfléchir en profondeur sur la nature du phénomène islamique afin de discerner les
enjeux sous-jacents. Ici je me propose de revenir brièvement aux origines de l'islam pour
essayer de préciser autant que possible l'importance des antagonismes.
Ismaël. La personne d'Abraham domine largement le début de notre histoire. Il
vivait semble-t-il vingt siècles avant notre ère. La Bible nous apprend qu'il engendra
Ismaël de sa servante Agar, tous deux répudiés et chassés dans le désert: Ge 16-11 L'ange de l'Eternel lui dit [à Agar]: Voici, tu
es enceinte, et tu enfanteras un fils, à qui tu donneras le nom d'Ismaël; car l'Eternel
t'a entendue dans ton affliction.
Ge 17-20 A l'égard d'Ismaël, je t'ai exaucé.
Voici, je le bénirai, je le rendrai fécond, et je le multiplierai à l'infini; il
engendrera douze princes, et je ferai de lui une grande nation.
Ge 17-23 Abraham prit Ismaël, son fils, tous
ceux qui étaient nés dans sa maison et tous ceux qu'il avait acquis à prix d'argent,
tous les mâles parmi les gens de la maison d'Abraham; et il les circoncit ce même jour,
selon l'ordre que Dieu lui avait donné.
Ge 17-25 Ismaël, son fils, était âgé de
treize ans lorsqu'il fut circoncis.
Ge 25-12 Voici la postérité d'Ismaël, fils
d'Abraham, qu'Agar, l'Egyptienne, servante de Sara, avait enfanté à Abraham.... ...Ils
furent les douze chefs de leurs peuples.
Le nom d'Ismaël est encore cité dans la Bible,
dans l'histoire de Joseph, fils de Jacob:
Ge 37:28 Au passage des marchands madianites, ils tirèrent et firent remonter Joseph hors
de la citerne; et ils le vendirent pour vingt sicles d'argent aux Ismaélites, qui
l'emmenèrent en Egypte. Le nom d'Ismaël apparaît encore au livre de Jérémie (40-41),
notamment.
Les Arabes et la Syrie
D'après le texte de Etienne Couvert (abrégé)
Ismaël est l'ancêtre des Ismaélites c'est-à-dire des Arabes, vivant le plus souvent en
tribus (bédouines) dans le désert du Nord-Ouest arabique.
- En 312 avant JC, Séleucos lieutenant d'Alexandre fonda un Etat ayant Antioche comme
capitale auquel, il donna le nom de Syrie, qui s'étendit par étapes de la mer Egée à
l'Inde. Pendant cette période s'infiltrèrent en Syrie des Arabes venus du sud de la
péninsule arabique, fondant des communautés qui adoptèrent la langue araméenne.
- En 64 avant JC, le royaume séleucide s'effondra sous les coups des Romains qui
formèrent la Provincia Syria, engendrant une grande prospérité, la population
atteignant le chiffre de 7 millions, Antioche comprenant 300.000 habitants. Les
communautés arabes se convertissaient au christianisme.
M.F. Nau nous a naguère présenté ces "Arabes chrétiens de Mésopotamie et de
Syrie du VIIe et VIIIe siècle", c'est-à-dire à l'époque de la naissance de
l'islam. Il précise même que "le nom d'Allah n'appartient pas aux musulmans mais
qu'il est la propriété des Arabes chrétiens".
- En Proche-Orient, au VIIe siècle, après la dernière et la plus violente des guerres
de Rome contre la Perse, l'affaiblissement des deux belligérants fut tel que les chefs
des tribus arabes christianisées et installées en Syrie, Palestine, Egypte, Mésopotamie
prirent leur indépendance et s'attribuèrent le pouvoir souverain.
Ils se firent ouvrir les villes, expulsèrent les légions byzantines restées loyales à
l'empereur. L'opération s'est faite en quelques années, sans résistance des
populations, heureuses d'échapper aux contraintes et aux exigences de l'administration
impériale. Il n'y eut donc pas à proprement parler d'invasion, de guerre de conquête.
Non, une simple prise de pouvoir de la part des chefs de tribus déjà installées sur
place.
Un phénomène similaire s'est produit en Perse. Le dernier des Sassanides, Chosroês II,
avait organisé une grande expédition en Egypte, au retour de laquelle ses armées
avaient pillé et détruit Jérusalem en 614, emportant le bois de la vraie Croix. Les
contingents arabes formaient l'essentiel de l'armée perse.
Après la reconquête de ces régions par l'empereur Héraclius et la mort de Chosroês
II, le royaume perse tomba en querelle dynastique. C'est à l'occasion de cette espèce
d'interrègne bouleversé et obscur que les chefs des contingents arabes prirent le
pouvoir également.
La rédaction du Coran date de cette époque. Elle est liée à cette prise de pouvoir par
les Arabes chrétiens auxquels s'adresse l'auteur du livre.
Le Coran n'était pas destiné à convertir les Arabes au Christianisme, puisqu'ils
étaient déjà chrétiens, mais à les détourner de l'adoration de Jésus-Christ et à
les ramener à la pratique du judaïsme et à l'observance de la loi de Moïse. L'auteur
du Coran était donc bien un chrétien, mais un hérétique judaïsant, qui niait la
divinité de Jésus-Christ.
Il ne lui fallait surtout pas faire appel au Nouveau Testament pour éclairer
l'enseignement de son hérésie, puisque lui-même en rejetait le fondement qui est la
divinité de Jésus.
Ainsi, le livre du Coran a été écrit en Syrie
par un chrétien judaïsant pour les Arabes de Syrie. Il n'y a rien dans ce livre qui
puisse se rapporter à l'Arabie. Ni la Mecque, ni Médine, ni la Kaaba ne sont
mentionnées. Le temple dont il s'agit ne peut être que celui de Jérusalem, qu'il
faudrait rebâtir.
Au cours des siècles suivants, les chrétiens
d'Occident ont toujours considéré les musulmans comme des chrétiens hérétiques. Ils
les appelaient soit des Maures, habitants de Mauritanie, l'Afrique romaine, soit des
Sarrasins, les gens de Syrie.
La traduction de Frère Bruno Bonnet-Eymard
Le frère Bruno Bonnet-Eymard s'est lancé dans
l'entreprise d'une traduction scientifique du Coran, pour aboutir, avec l'aide de l'abbé
Georges de Nantes à un portrait saisissant de l'auteur de ce Coran, dont le nom n'est pas
connu.
Il semble que, si Moïse, descendant d'Abraham,
d'Isaac et de Jacob, a engendré en quelque sorte la Torah, armature même du peuple juif,
alors l'auteur du Coran s'est proposé ni plus ni moins le rôle d'un Moïse du peuple
issu d'Ismaël, fournissant aux Arabes une armature religieuse, une " Torah "
ismaëlite. Vue grandiose certes ... !
Le Coran (sourate II) commence la démolition
systématique de la foi chrétienne, par la mention du sacrifice de la vache rendue
parfaite, s'opposant aux vues de lépître aux Hébreux (10, 1-18), rendant vain le
sacrifice d'animaux.
Le sacrifice du Christ se voit ainsi annihilé. De plus, la supériorité d'Ismaël est
mise en évidence, mettant en relief la prédiction de l'ange à Agar: Saint Paul
lui-même n'a-t-il pas écrit que "la première alliance se rattache au Sinaï"
et que "c'est Agar", car le Sinaï est en Arabie ?
Observons que l'Apôtre n'est pas tendre pour la descendance d'Ismaël, selon l'épître
aux Galates: EPITRE (S. Paul aux Galates: Gal.4,22)
FRERES: il est écrit qu'Abraham eut deux fils,
l'un de l'esclave, lautre de la femme libre. Mais l'un naquit de l'esclave selon la
chair; l'autre de la femme libre, en vertu de la promesse.
Ceci est une allégorie, car ces deux femmes sont l'image de deux alliances:
- L'une consommée sur le mont Sinaï, engendrée pour la servitude: Agar la figure, car
le Sinaï est une montagne en Arabie. Elle correspond à la Jérusalem terrestre, esclave,
comme elle, avec ses enfants.
- Mais la Jérusalem céleste, notre Mère à nous, est libre; il est écrit en effet:
Réjouis-toi, stérile, qui n'enfantais point; exulte, crie ta joie, toi qui n'étais pas
encore; car celle qui était délaissée aura plus de fils que la femme qui avait
l'époux.
Mes frères, nous sommes, nous, les enfants de la promesse, ainsi qu'lsaac. Mais de même
qu'alors celui qui était né selon la chair persécutait celui qui était né selon
l'esprit, ainsi en est-il encore aujourd'hui.
Mais que dit l'Ecriture?
Chasse l'esclave et son fils, car le fils de l'esclave ne saurait hériter avec celui de
la femme libre. C'est pourquoi, mes frères, nous ne sommes pas les fils de l'esclave,
mais de la femme libre; et c'est le Christ qui nous a acquis cette liberté.
Au moment où l'auteur du Coran semble tout
ramener à l'Ancien Testament de la manière la plus charnelle, il introduit cette
exigence de "perfection", qui paraît toute empruntée à l'Evangile. Sont, en
effet "parfaits, pour Dieu" ceux qui ont faim de la parole d'Abraham, ceux qui
sont humbles d'esprit et ceints de justice, ceux qui adorent le Dieu d'Abraham, d'Ismaël
et d'Isaac, "seul Dieu".
Les fils de Jacob, ou "enfants
d'Israël", autre nom de Jacob, s'engagèrent auprès du patriarche mourant à être
"parfaits", pour Dieu.
Mais "ce peuple" ne tint pas ses promesses. Prétendant qu'il fallait pour être
dans la Voie, être "juif" ou "nazaréen", ils ont fait de la
"parole d'Abraham une hypocrisie, et l'ont emmêlée".
En revanche, ceux qui se montrent fidèles à cette "tradition", reçue
d'Abraham, sont aujourd'hui les héritiers de cette alliance. Telle est l'affirmation
centrale, capitale, profondément novatrice, contenue dans ce "cantique"
(sourate). Elle évacue, au bénéfice d'Ismaël et de sa race, l'élection exclusive, le
privilège singulier d'Isaac, pour l'étendre à Ismaël, considérant la séparation et
la concurrence des religions juive et chrétienne comme un "schisme postérieur"
à l'alliance première d'un Dieu qui "ne change pas" son alliance, et qui
demeure le premier, antérieur à tous les temps.
L'auteur n'a donc pas pour dessein de fonder une troisième religion, mais d'abolir les
deux autres en restaurant ce qu'il considère comme la seule "tradition"
abrahamique authentique...Comment, pratiquement, restaurer l'authentique religion
d'Abraham?
La première résolution qui naît au coeur des vrais fils d'Abraham est de se tourner
résolument vers Jérusalem, du côté de son "Temple dévasté", sous la
conduite d'un nouveau Moïse les menant "dans le sentier du Dieu", sentier de la
guerre qu'il faut livrer pour s'ouvrir la route de Jérusalem.
La règle qui gouverne cette reconquête est d'abord religieuse. C'est une profession de
foi monothéiste: "Votre Dieu, seul Dieu! Point de Dieu sinon Lui, le Miséricordieux
plein de miséricorde".
Ce culte de Dieu, créateur de tout, exclut celui des idoles, ces "horreurs", et
leur "célébration"...
Le personnage dIsmaël signifie donc, si l'on veut, dans le Coran, une revendication
contre les juifs, de la bénédiction biblique accordée au fils chassé au désert. Mais
ce privilège concédé aux Arabes n'est pas pour les séparer: il est, très
précisément pour les associer aux juifs dans leur grande entreprise de restauration de
l'empire de Salomon. Sur ce point aussi, l'auteur de la sourate II se montre génial
imitateur de saint Paul qui, au moment même où il se tournait vers les païens,
n'excluait pas les juifs: "Tourne-toi du côté du Temple dévasté", répété
trois fois en II 144-150.
Jésus dans le Coran
Pour convertir à l'islam des tribus arabes
chrétiennes, l'auteur ne pouvait froidement passer Jésus sous silence ou le traiter
d'imposteur, comme les Juifs. Qu'à cela ne tienne ! On va le réduire au simple rang d'un
prophète, d'une part. Mais le situer par rapport aux autres patriarches et prophètes
dans le temps, ce n'est pas facile.
Le Himyarite de grande tente, cet homme érudit et connaisseur des Evangiles et de la
Torah va froidement se moquer de ses catéchumènes pas trop cultivés et situer Jésus au
temps de Moïse, devenant son neveu physique même.
Donc pas de Jésus Fils de Dieu! Jésus fils de Marie-Myriam, soeur de Moïse et le
tour est joué.
On ira jusqu'à dire: dans la Torah, il n'y a ni avant ni après; pour Dieu certes, il n'y
a qu'un Eternel présent; mais pour nous les hommes, un père ne saurait être
contemporain d'un arrière petit-fils né 1300 ans après. Il y a ici un anachronisme
violent et froidement voulu.
Bien sûr, on peut encourager vivement les
musulmans à s'imprégner des merveilles que raconte le Coran sur la personnes de Jésus,
comme le fait le pasteur Tartar que nous citons ci-après, en abrégeant.
Nous avons envoyé, à la suite des prophètes Jésus, fils de Marie.
Nous lui avons donné l'Evangile contenant "direction et lumière", direction et
avertissement pour ceux qui sont pieux ! (Coran V, 46.)
Jésus est un "signe" pour l'univers.
Le Coran affirme, à trois reprises que Jésus
est un "signe" auquel il associe la Vierge Marie. Cette affirmation doit être
rapprochée de la prophétie proclamée par le prophète Isaïe en ces termes : "Le
Seigneur lui-même vous donnera un "signe: Voici, la jeune fille deviendra enceinte.
Elle enfantera un fils et elle lui donnera le nom d'Emmanuel c'est-à-dire "Dieu avec
nous" (Isaïe 7/14 / Matthieu 1/23).
Jésus est un "signe" de la puissance
divine. En lui cette puissance s'est révélée, non seulement lors de sa naissance mais
aussi tout le long de sa vie, par des actes merveilleux en faveur des malades et des
pauvres, des déshérités et des souffrants. Cela, le Coran l'atteste en déclarant:
"Nous avons donné à Jésus, fils de Marie des preuves évidentes et nous l'avons
soutenu par l'Esprit-Saint" (Coran II, 87 ).
Les "preuves évidentes" sont les miracles accomplis par Jésus, dont le Coran
cite les suivants: Il guérit l'aveugle de naissance, le sourd-muet et le lépreux et il
fait revivre les morts (Coran III, 49; V,110)
Jésus est un Esprit émanant de Dieu
C'est là un titre que le Coran confère
uniquement à Jésus-Christ conformément à la conception surnaturelle attestée dans le
Coran qui précise que la cause efficiente de l'existence humaine de Jésus c'est le
souffle de l'Esprit divin.
"Nous soufflâmes en Marie de notre "Esprit" il et nous fîmes d'elle et de
son fils un "signe" pour l'univers". (Coran XXI, 91).
Or cette soutenance par l'Esprit-Saint est
attestée, dans le Coran, uniquement pour Jésus. Ces textes coraniques s'accordent avec
l'Evangile qui affirme que Jésus a été rempli du Saint-Esprit et revêtu de la
puissance de l'Esprit, en vue du ministère auquel il devait se consacrer.
De cela, nous en trouvons un écho dans le Coran qui d'une part déclare que Jésus est
"Esprit émanant de Dieu, et qui affirme, d'autre part, que Jésus était soutenu par
l'Esprit-Saint": Jésus est le "Verbe de Dieu"
Trois fois dans le Coran, Jésus est qualifié de "Verbe de Dieu", et ce titre,
le Coran le confère uniquement à Jésus, en accord avec l'Evangile, qui présente le
Christ comme la "Parole" de Dieu.
Dieu lui enseignera le Livre et la Sagesse La Torah et l'Evangile ! (Coran III, 48 ; V,
110).
Jésus est "Le Messie"
C'est là encore un titre particulier que le
Coran confère uniquement à Jésus, titre qui révèle sa carrière extraordinaire.
Dans onze versets coraniques, Jésus est appelé "Le Messie". Ce titre lui est
même appliqué avant sa naissance. En effet, l'Ange de l'Annonciation dit à Marie: Dieu
t'annonce un "Verbe" émanant de lui. Son nom sera "Le Messie" !
(Coran III, 45).
L'élévation de Jésus au ciel est attestée
dans le Coran qui, à deux reprises, affirme que Dieu a élevé Jésus auprès de lui.
Dieu dit: "O Jésus, Je vais te rappeler à moi et t'élever jusqu'à moi"
(Coran III, 55).
Concernant le retour glorieux du Christ à la fin des temps, on en trouve un écho dans un
texte coranique relatif à Jésus: Il sera le "signal" de l'Heure ! (Coran
XLIII, 61)
Les exégètes musulmans précisent que le retour de Jésus est un "signal" pour
faire connaître l'Heure Finale, que l'apparition de Jésus est condition de la venue de
cette Heure, que le retour de Jésus sur la terre est le "signal" de la fin du
monde et de la venue de l'autre monde.
Ainsi, le Coran s'accorde avec 1'Evangile pour reconnaitre la carrière extraordinaire de
Jésus et la haute dignité que Dieu lui a concédée en l'élevant auprès de Lui.
La place exceptionnelle de Jésus-Christ
Le témoignage que le Coran rend à Jésus est
vraiment élogieux. Il mérite de retenir l'attention des musulmans, qui devraient
l'étudier et l'examiner sérieusement, réfléchissant et méditant sur le sens et la
portée de la naissance surnaturelle de Jésus et des titres que le Coran confère
uniquement à Jésus-Christ.
Conclusion
Jésus-Christ n'est pas seulement un prophète,
qui se place dans la ligne des autres prophètes, mais il est au-dessus d'eux, celui qui
se place au sommet, tout en étant homme, touchant cependant Dieu.
Or il est surprenant de constater que les musulmans ne l'ont pas compris. De ce fait, ils
ont manqué à leurs devoirs à l'égard de Jésus et ils l'ont rabaissé au rang des
autres prophètes.
La raison de ce manquement se trouve dans l'attitude d'hostilité qu'ils ont adoptée à
l'égard du christianisme et des Chrétiens, et dans leur détermination de les combattre.
Les-musulmans se sont enfermés dans cette position de lutte antichrétienne et, de ce
fait ils ont manqué d'objectivité. Ils ont méconnu la personne de Jésus-Christ. Ils se
sont mépris sur le rôle exceptionnel qu'Il assure dans les destinées spirituelles de
l'humanité. Ils L'ont rabaissé lui refusant la place éminente et la première qui lui
revient de par sa naissance surnaturelle, son enseignement sublime et divin, sa vie sainte
et pure, son élévation au ciel et son intimité avec Dieu.
Attitude de l'auteur du Coran à l'égard des
chrétiens
Observons cependant l'attitude de l'auteur du
Coran à l'égard des chrétiens, souvent faite de respect, d'estime et d'amitié:
"Ceux qui sont les plus disposés à aimer les croyants musulmans sont ceux qui
disent Nous sommes chrétiens . Car il y a parmi eux des pasteurs et ils ne sont point
orgueilleux !" (Coran V, 82).
On peut citer aussi de nombreux textes où se manifeste l'estime de l'auteur du Coran à
des chrétiens, appelés "Les gens du Livre": "Parmi les gens du Livre
il en est qui sont droits. Ils récitent, pendant la nuit la parole de Dieu et ils se
prosternent. Ils croient en Dieu et au dernier jour. Ils ordonnent ce qui est bien et ils
défendent ce qui est mal. Ils rivalisent dans les bonnes oeuvres . Ceux-là sont des
vertueux ! " (Coran III, 113).
Assurément, l'auteur du Coran avait bonne
opinion des chrétiens authentiques. Toutefois, n'oublions pas les paroles terribles
prononcées à l'encontre des juifs et des chrétiens: Que Allah les tue ! (Coran,
IX, 30)
Sur le monothéisme
L'auteur du Coran avait eu certainement
connaissance de la vie des moines, des pères du désert, mais il ne semblait guère
apprécier les chrétiens au sens de l'Eglise, au sens de Saint Paul. Il faut observer que
ses citations de l'Evangile s'inspirent surtout des textes dits apocryphes: l'Evangile de
l'Enfance, le Protévangile de Saint Jacques, l'Evangile du Pseudo-Matthieu...Evidemment,
les textes authentiques auraient été trop contraignants ...
Comportement face aux musulmans
Quelle attitude adopter aujourd'hui ? Leur
accorder la promesse de l'Ange à Agar: certes, une grande nation en procède, un fait de
civilisation incontestable, suscitant notre admiration. Mais leur inimitié face aux Juifs
et aux chrétiens ne saurait être avalisée.
Que l'on se rappelle qu'initialement les Arabes étaient chrétiens, et que leur
coranisation, si elle a révélé leur grandeur, a suscité une division fâcheuse. Qu'ils
reviennent donc au christianisme.
Inspirons-nous de l'exemple de Saint-Louis
Mais non ! L'honneur de Dieu est en jeu.
D'emblée, devant Damiette, il place la barre très haut: "Mes fidèIes amis, nous
serons invincibles, si nous demeurons inséparables dans notre charité." Tout
est dit en quelques mots.
On parle souvent d'union, mais comment les
hommes, si dissemblables les uns des autres, peuvent-ils s'unir, s'il n'existe entre eux
aucun lien d'unité. Et ce lien d'unité, pour le saint roi, c'est la charité. Dès ce
moment-Ià, les croisés seront invincibles, car même leurs échecs se tourneront en
victoires. En effet, ces victoires sont celles qui subjuguent les coeurs et produisent le
plus de fruits.
De fait, "même aux adversaires déloyaux, ennemis de la chrétienté, Saint Louis
rend le bien pour le mal. On le voit agir ainsi à ]a restitution de Damiette. Alors que
les hommes du Sultan trahissent dans I'atrocité leurs engagements, mettent en péril la
vie du roi, lui n'a qu'une parole, ce qui lui donne plus tard un prestige inégalé en
terre d'islam."
Ce sont les vertus du chef chrétien que les
musulmans vont admirer. Il y laissera une empreinte indélébile. Arnaud Jayr tire la
leçon de cet exemple :
"Saint Louis était parti pour sauver la civilisation et défendre la foi. Ses
expéditions terminent les croisades, provoquent le déclin du monde musulman, I'apogée
universelle de l'Occident protégé jusqu'à nos jours des invasions."
L'idée de Raymond Lulle
Les musulmans accusent les chrétiens de
polythéisme: vous adorez trois Dieux, prétendent-ils. Raymond Lulle (1233-1316) au
contraire part de l'importance de Dieu chez les musulmans pour en dégager le sens
trinitaire latent, déjà perceptible dans l'Ancien Testament: Je suis le Dieu d'Abraham,
le Dieu d'Isaac, le Dieu de Jacob, un seul Dieu présent un trois personnes (cf. Exode
3,15).
La Vie, tellement présente en Dieu, s'explicite en trois personnes; prenons Dieu en tant
que générateur.
Dieu engendrant, c'est le Père,
Dieu engendré, c'est une Personne, le Fils,
et l'Acte même d'engendrer, c'est la Personne du
Saint Esprit.
L'Amour donne de même:
Dieu Aimant : le Père,
Dieu Aimé : le Fils,
et l'Acte même d'Aimer : le Saint Esprit.
Aimant. Aimé. Aimer. Dieu le Vivant
exprimé par ces trois formes verbales.
La Sainte Trinité procède ainsi "forcément" de l'exubérance de la vie du
Dieu unique. Dieu est une communauté de vie génératrice de vie trinitaire partout
présente.
Splendeur de la Vérité: Le beauté pure
ressort des Evangiles.
Saint Jean par exemple raconte des épisodes de
vie dont la beauté intrinsèque est bouleversante. Le récit relatif à l'aveugle-né
présente une sorte de drame, à l'incomparable densité de vie et de beauté qu'on
chercherait en vain dans le Coran.
Lisez le récit de la Passion dans quelque évangile: quelle force de vérité: le Coran
conteste-il la crucifixion ? Pure invention, visiblement, négation de récits attestés
des siècles durant.
Il est facile de prétendre que le Coran est de la main de Dieu lui-même; allons donc,
situer Jésus au temps de Moïse rend imparablement le Coran impossible. De grâce,
chers musulmans, convertissez-vous.
Position actuelle du christianisme
Quoi qu'il en soit, "depuis la fin de
l'époque coloniale, le christianisme, devenu progressiste, ne représente plus rien face
à l'islam."
"Les Occidentaux et en particulier les
chrétiens, ont en effet un handicap considérable: ils ne connaissent pas l'islam. Ils
ont bien entendu parler du djihad, la guerre sainte, mais ils croient qu'il s'agit d'une
pratique dépassée, liée aux mentalités de l'époque de la conquête musulmane en
Afrique du nord, et désormais abandonnée par les adeptes d'une lecture mystique du
Coran.
Le problème est qu'il y a dans le Coran une trentaine de versets qui traitent de la
guerre sainte."
Dans certains colloques, les prêtres ... ne
cessaient de battre leur coulpe (sur la poitrine des autres, le plus souvent !), en
disant: "Nous, les chrétiens, quel mal n'avons-nous pas fait aux musulmans!..."
Du côté musulman, c'était l'inverse: "Nous, musulmans, répondaient-ils, nous
n'avons jamais fait de mal aux chrétiens, parce que c'est interdit par le Coran."
Depuis Vatican II surtout, voilà donc la coulpe que la tendance progressiste du clergé
français bat sur la poitrine de l'Occident. Et le clergé musulman s'en saisit comme une
aubaine pour asséner ses mensonges.
Le croisé doit donc impérativement rétablir au plus vite la vérité et arracher les
masques, sinon, demain, la France, qu'on aura culpabilisée à outrance, "se fera
égorger".
Reconnaître ses fautes, ses abus, se convertir sans cesse, est chose chrétienne, mais
écouter les sirènes de la désinformation et du conditionnement des consciences est
totalement suicidaire.
Pour l'instant, bien que plusieurs attentats aient été déjà révélateurs en France et
en Europe, l'islamisme, avec la complicité de la plupart des évêques et des media,
avance en catimini, la main sur le coeur, évalue les rapports de force, mène une
campagne psychologique, cherche à se faire un maximum d'alliés au nom d'un "Dieu
miséricordieux", mais, dès que le moment sera venu, si nous n'y prenons garde, ce
sera le djihad et la loi de la charia: la troisième invasion musulmane.
Voir également à ce sujet, les livres publiés en France par Jean-Claude Barreau
"De l'immigration en général et de la Nation Française en Particulier"
"De l'Islam en général et du Monde Moderne en particulier". Collection PAMPHLET
dirigée par Christine CLERC. Editions le Pré aux Clercs / Belfond." |