
Les trois ordres de l'Islam
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Fidèlement à son vertueux principe dordre et de classification, lIslam range lhumanité en trois catégories hiérarchiquement distinctes. Au sommet de la condition humaine se trouvent tout dabord ceux qui savent et qui comprennent, les musulmans. Juste en dessous viennent ceux qui savent mais ne comprennent pas, les gens du Livre, plus précisément les juifs et les chrétiens, lesquels savent lexistence de Dieu annoncé par Moïse mais refusent obstinément de regarder Mahomet comme leur vrai prophète. Enfin, tout en bas de léchelle de lEvolution Spirituelle selon lIslam, arrivent ceux qui ni ne savent, ni ne comprennent, les athées et les païens. Or toute lattitude morale du bon musulman envers son prochain dépend de lappartenance de ce dernier à sa classe respective. « Quant à ceux qui croient, et ceux qui sont juifs, Chrétiens ou Sabéens [ ] et qui fait le bien, à ceux-là est réservé leur récompense auprès de leur Seigneur » (sourate 2, verset 59)
« Faites la guerre contre les gens du Livre qui [ ] nacceptent pas la religion dIslam » (s 9, v.29)
Nous sommes donc bien loin de lesprit de tolérance à légard des Juifs et des Chrétiens que contient quelques passages isolés du Coran. Dailleurs, dans de nombreux passages, le Coran appelle explicitement au djihad contre les « incroyants » et les « infidèles » (s.2, v.187). Or Mahomet range implicitement les juifs et les chrétiens parmi les infidèles. Donc lappel à la guerre sainte sadresse également aux gens Livre, ou membres de la seconde classe. Le cas particulier des
Juifs En fait cette haine brutale contre les juifs, parfois entrecoupée de passages au contraire plus doux, trahit assez clairement lamertume de Mahomet à leur encontre. Mais pourquoi Mahomet broyait-il du noir ressentiment à leur égard ?
Rappelons que Mahomet doit tout aux juifs : cest durant sa jeunesse, alors quil accompagnait son oncle commerçant Abu Talib en Syrie, quil reçut lhéritage spirituel et intellectuel des juifs. En particulier les samaritains comptèrent parmi ceux qui exercèrent la plus grande influence sur sa jeune personne. Revenu à la Mecque, Mahomet chercha assez logiquement à convertir les juifs, avant même les arabes païens, à son nouveau message. Rappelons que les juifs étaient déjà habitués à lexistence de courants religieux, tels les pharisiens ou les saducéens en leur temps. Au début, il nest donc pas impossible que Mahomet voulût créer quun simple courant juif comme tant dautres, à défaut dune nouvelle religion. Mais face à la méfiance des juifs (entre autres), Mahomet ressentit une amère déception, puis adopta un discours plus agressif à leur rencontre. Obligé de fuir à Médine à cause de lhostilité des Mecquois, il sombra progressivement dans une attitude haineuse contre tous ceux qui sopposèrent à lui en général, et contre les juifs en particulier. Aussi ses injures antisémites devinrent récurrentes :
« [les juifs] parcourent la terre pour y répandre la corruption » (s.5, v.69) Ou encore : Linfériorité
sociale des Juifs et des Chrétiens
Même si lattitude morale à légard du juif et du chrétien puisse encore être lobjet de discussions théologiques, du fait des contradictions internes au Coran, il est par contre parfaitement clair que Mahomet, dans le meilleur des cas, leur réserve un statut inférieur dans la société islamique de ses vux. Dans lesprit de Mahomet en effet, il est profondément scandaleux quun musulman puisse obéir à un juif ou à un chrétien. Doù sa volonté de chasser les juifs et les chrétiens des postes de décision : Enfin, terminons par la troisième classe de lespèce humaine selon lIslam, les athées et les païens. Alors que son discours contradictoire à légard des juifs et des chrétiens tend à en atténuer un peu la rigueur, lIslam demeure dune violence catégorique envers ces derniers représentant de la race humaine que sont athées et païens : à eux est réservée une guerre totale, à eux est réservé un châtiment terrible dans lau-delà, à eux sont réservées les pires humiliations à cause de leur incroyance. LIslam ne peut tolérer lathéisme et le paganisme. Aussi les athées et les païens doivent disparaître de la surface de la Terre, y compris physiquement, et les combattants dAllah se chargeront de ce sinistre travail comme le suggère le passage suivant : « Tuez-les partout où vous les trouverez Sils vous combattent, tuez-les : cest la récompense de ceux qui sont incroyants » (s.2, v.187) En conclusion, lIslam aura inventé le système des trois ordres bien avant la Révolution Française. Mais alors que sous lAncien Régime, les trois ordres de la noblesse, du clergé et des travailleurs se complétaient (de manière inégale, évidemment) pour contribuer, du moins officiellement, au Bien Commun, les Trois Ordres de lIslam sécrasent mutuellement au seul bénéfice de la première, les deux autres devant dailleurs disparaître par la force ou la persuasion. Tout en haut de léchelle humaine, selon lIslam, se trouvent les musulmans eux-mêmes. A eux est réservé le bonheur sur Terre et dans lau-delà, entre eux sappliquent les nobles principes de charité et de justice conformes au notre vision occidentale de la vertu. Juste en dessous de la première classe, viennent les juifs et les chrétiens. Pourvu quils se soumettent au pouvoir politique des musulmans, pourvu quils obéissent sans réserves aux décisions des califes, ils encore une chance de mener une vie dure mais possible sous le règne de l'Islam. Mais quant aux membres de la troisième classe, Mahomet ne leur promet que le sang et les larmes. Leur seule chance de salut consiste à se convertir dès maintenant à lIslam, mais sils persistent dans leur infâme obstination, Mahomet ordonne à ses valeureux guerriers de foncer droit sur eux, sabre recourbé prêt à trancher leur infâme tête dinfidèle. Moussoul El Ocba |