
La vie de Mahomet source : Humanitas
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L'Islam, troisième religion
monothéiste, apparaît après le judaïsme et le christianisme. Il ne surgit pas de nulle
part ; mais comme toutes les idées et les religions, il s'inscrit dans la continuité de
ce qui l'a précédé. En l'occurence, il apparaît comme une reprise de la pensée
judéo-chrétienne, reprise éminemment simplifiée. Mahomet, ne sachant pas même lire
comme il le déclare prétendument à l'ange Gabriel, comprend comme il le peut la Bible.
De surcroît, il ne s'adresse pas à des milieux instruits, à des Juifs ou à des Grecs,
mais à des tribus à l'écart de toute civilisation... La tare rédhibitoire que porte
l'islam, c'est d'avoir été mâtiné d'une violence et d'une sauvagerie absolument
intolérables. Ce qu'il faut bien avoir à l'esprit,
c'est que tous, absolument tous les versets du Coran sont censés avoir été dictés par
l'Ange Gabriel, celui de la Bible. Muhammad ne serait qu'un simple réceptacle de la
parole divine. Comment alors peut-on trouver dans le Coran ces imprécations et ces
mesquineries qui sont d'une bassesse tristement humaine? 1-
Cadre historique En 570, quand naît Mohammed (à ce
qu'on suppose), la péninsule arabique est prise entre l'Empire byzantin et l'Empire
perse. Les caravanes apportent avec elles les idées et les religions nouvelles. Dans une
Arabie encore polythéiste, qui pratique le culte des pierres sacrées (l'islam a
conservé une part de litholâtrie dans la vénération de la Kaaba, la "pierre
noire"), ces religions exercent une certaine fascination. Cependant, adhérer au
christianisme, c'est adopter la religion des Byzantins, et ce n'est guère acceptable pour
les tribus arabes. De même, le mazdéisme est avant tout la religion officielle de la
Perse. Les Arabes sont certes prêts à se convertir au monothéisme, mais il serait
nettement préférable que ce ne soit pas la religion de leurs ennemis... Il faudrait
décidément que quelqu'un "invente" une religion monothéiste proprement
arabe... Le Hedjaz, région d'origine de
l'islam, est un plateau désertique d'Arabie occidentale. Les bédouins arabes y mènent
une vie nomade, hormis quelques groupes sédentarisés dans les oasis. On ne compte que
trois villes dans le Hedjaz : Taïf, Médine et La Mecque, une cité caravanière sise
dans une vallée aride. Les Juifs se concentrent pour la plupart dans les villes et font
vivre le commerce. 2-
Mohammed à la Mecque Avant toute chose, il faut préciser
que la vie de Mohammed ne nous est connue que par quelques allusions dans le Coran et
surtout par la "Sira" (ou vie de Mohammed). Mais cette "Sira" comprend
bonne part de légendes et d'enjolivements ; elle n'a été rédigée qu'un siècle après
la mort de Mohammed... Voici cependant ce qu'on sait de certain. Mohammed est un membre de la famille
des Hachémites, une branche de la tribu dirigeante des Koreichites tombée dans la
misère. Orphelin dès l'enfance, il est recueilli par son grand-père Abd al-Muttalib,
puis par son oncle Abu Talib (dont le fils Ali épousera plus tard Fatima, l'une des
filles de Mohammed). Pour vivre il devient berger et emmène les troupeaux des voisins
paître là où il y a un peu d'herbe verte. Quand Mohammed atteint ses 10 ans, son oncle
doit conduire une caravane (un cortège de chameaux portant des marchandises à vendre)
vers la Syrie : Mohammed l'accompagne. Il est par la suite embauché comme commis par
Khadidja, une riche veuve qui organise des caravanes jusqu'en Syrie. Mohammed parvient à
s'en faire épouser : il a alors 25 ans (elle en a 40) et est libéré des privations
matérielles. Dans le même temps Mohammed
s'intéresse aux religions venues de Palestine. Il apprend l'histoire biblique en
côtoyant les minorités chrétiennes de la Mecque, qui sont pauvres et relativement peu
instruites, ainsi que les minorités juives qui sont plus nombreuses et possèdent des
savants. Mohammed est dès lors convaincu de l'existence d'un Dieu unique, maître absolu
de l'Univers, qui juge les hommes après leur mort. C'est dans les années 605-610, à
l'exemple des ermites chrétiens, qu'il va prendre l'habitude de se se retirer dans des
cavernes pour méditer. On sait qu'il rencontra d'ailleurs un ermite chrétien près de la
Mecque. Celui-ci appartenait vraisemblablement à une des nombreuses hérésies
chrétiennes existant à l'époque (entre l'arianisme, le monophysisme, le
nestorianisme...). Cet ermite, au cours des discussions qu'il aura avec Muhammad, va
exercer une certaine influence sur le peu cultivé Muhammad et lui inculquer une partie de
ses idées. Voici un texte significatif : « Cependant, lors de ses voyages en Syrie,
Mohammed avait rencontré le moine chrétien Bahira. Plus tard à Marwa, près de la
Mekke, il rencontrait souvent un esclave chrétien du nom de Djabr » (Voir Sirâ du Prophète). D'ailleurs, il est temps pour Muhammad
de se faire prophète. Nous sommes en 610, et toutes ces idées qu'il a lues dans la
Bible, qu'il a empruntées aux Juifs et aux chrétiens, il va désormais les prêcher et
surtout les utliser à son profit car il se dira l'envoyé d'Allah! Il est bien plus
sûrement un de ces illuminés-qui-parlent-au-nom-de-Dieu comme il y en eut tant à cette
époque au Proche-Orient (et ce n'est pas si grave, du moment qu'un troupeau de crédules
n'ajoute pas foi à ces délires mystiques) ou un gourou opportuniste, car nous avons vu
que l'Arabie du VIIème siècle était réceptive au monothéisme et attendait
quelqu'un... Malheureusement, l'état pathologique
de Muhammad ne sera pas reconnu par les petites gens illettrées qui seront ses premiers
fidèles (les Mohadjirs). Le parvenu Mohammed s'en prend en effet aux riches marchands
mecquois (dont il supportait mal la condescendance à son égard). Les réactions des
notables iront de la raillerie à l'hostilité franche, à partir du moment où Mohammed
lancera ses sbires à l'assaut des caravanes richement chargées. Après la mort de Khadidja et d'Abu
Talib, ce dernier est remplacé à la tête des Hachémites par son frère Abu Lahab
(619), qui n'apprécie pas les méthodes de Mohammed. Le manque de protection et
l'indignation face aux actes de brigandage commis par la petite secte contraindront
celle-ci à s'exiler à Médine en 622 : c'est l'Hégire, point de départ du calendrier
musulman (hidjra ; "émigration", avec une connotation vindicative). 3-
Mohammed à Médine (622-629) A Médine, Muhammad trouve deux tribus
arabes rivales et trois tribus juives qui décident de mettre fin à leurs conflits en
faisant appel à un étranger. Voilà donc Mahomet législateur, ce dont le Coran conserve
une trace singulière. Les Juifs vont jouer un rôle non
négligeable dans la vie de la communauté. Il faut dire que Muhammad n'avait pas encore
eu la prétention de professer une religion "nouvelle". Il n'y avait donc pas
d'opposition avec les Juifs. D'ailleurs, la prière était tournée vers Jérusalem. La communauté, en fait, est surtout
une association politique. Le chef des musulmans se comporte en guerrier. Il multiplie les
razzias contre les caravanes des Mecquois pour réunir du butin. Bientôt, il décide d'en finir avec
les Juifs et les chrétiens qui ne le considèrent pas comme un prophète : les Juifs sont
massacrés et les chrétiens considérés comme des parias. Mahomet, dès lors, cherchera
à se démarquer des religions qui l'avaient inspiré. Il décide brutalement (sur un
décret d'Allah, qui ne craint pas la versatilité), que la prière sera désormais
tournée vers la Mecque. Incidemment, il se découvre un nouvel ancètre : Abraham, celui
de la Bible, ni plus ni moins. Dates importantes : 623, première
victoire des musulmans sur les Mecquois (le mois de ramadan sera désormais situé en
fonction de cette date : cela montre l'importance considérable de la guerre en islam) ;
625, défaite cuisante au mont Uhud. C'est à Médine que le gourou mit la
main sur une dizaine de femmes : en particulier Aïcha (elle avait alors six ans et
Mohammed eut des relations sexuelles avec elle alors qu'elle avait neuf ans) et Zaynab,
qu'il ravit à son fils et épousa grâce à l'autorisation spéciale d'Allah. 4-
Deuxième péridode mecquoise (630-632) En 630, La Mecque tombe par surprise :
Mohammed avait signé un pacte en mars 628 qui stipulait une trève de dix ans, mais,
comme il l'explique dans le Coran, la parole donnée aux mécréants peut être reprise
sans scrupules. En quelques heures, les Mecquois sont convertis ou supprimés. Mohammed conduira encore quelques
raids vers la Syrie et les ports de la Mer Rouge. En 632 le prophète se rend à
l'occasion du pèlerinage annuel devant plusieurs milliers de fidèles : c'est le même
pélerinage que pratiquaient ses ennemis païens, et devant la même "pierre
noire" ; mais ce pélerinage est désormais interdit à tout "mécréant".
Mahomet retourne à Médine où il meurt de maladie. Une anecdote : Mohammed avait demandé
à ses compagnons de ne pas l'ensevelir après sa mort, car il serait élevé au ciel.
Mais après trois jours, son cadavre commença à dégager une odeur fétide, et ses
disciples, déçus de son mensonge, le mirent en terre. La tradition musulmane a retenu
que c'est Mohammed qui aurait finalement choisi, après sa mort, de ne pas s'élever et de
finir comme le commun des mortels... |