Sourate 3 : La famille d'Imran |
| Probablement
rédigée après les batailles de Bedr (624) et d'Ohod (625), cette sourate de style assez
médiocre dépeint les juifs sous des traits peu flatteurs.
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v.2 : « [Dieu] a révélé auparavant la Loi et les Evangiles, guides pour les hommes, puis Il a révélé la distinction entre le Bien et le Mal.». Evocation du droit islamique (charia) à travers cette allusion au
Bien et au Mal v.3 : A propos des incroyants : « Allah est puissant : il est le maître de la vengeance.» Pour lIslam, Allah est donc un dieu de vengeance v.5 : « [le Coran] contient des versets précis qui sont la Mère du Livre, et dautres obscures Mais personne ne connaît son interprétation [des versets obscures] si ce nest Allah. » Alors pourquoi Allah confie-t-il ces versets obscures aux hommes, si
lui seul peut les interpréter ? Par caprice poétique ? En effet, il semble que
le Coran ne soit quune grande poésie. v.8 : « Ceux qui ne croient pas [ ] seront laliment du feu » v.9 : « Tel a été le sort des gens de Pharaon [ ] mais Allah est terrible en punition » v.10 :
« [les incroyants] seront domptés et rassemblés en enfer. » v.15 : A propos de la préservation de lenfer : « Telle est la part réservée aux patients, aux véridiques, aux adorateurs sincères, aux charitables et à ceux qui dès laube implorent le pardon dAllah. » Un des rares versets qui soit moralement acceptable dans le Coran. v.17 : « Quant à celui qui ne croît pas aux signes dAllah, Allah est prompt à faire son compte » Hélas ! Cette précision ruine limpression favorable tirée du verset 15 ! Ainsi en est-il dans le Coran : on croit enfin trouver des paroles de paix et damour, mais on est vite ramené à la triste réalité de lIslam. « La vraie religion est lIslam. Ceux auxquels le Livre [Loi, Evangiles] a été donné nont pas été en désaccord quau jour où est venue la connaissance par suite de leurs rivalités » Ainsi pour lIslam, le tort fondamental des juifs et des chrétiens provient du fait quils sont dans la division, nuisant ainsi à la vraie connaissance. Certes lanalyse nest pas sans pertinence, mais le remède passe-t-il par la création dune troisième religion monothéiste qui aggrave justement ces dissensions ? v.20 : « Ceux qui ne croient pas aux signes dAllah [ ] porte leur la bonne nouvelle du châtiment douloureux » Il est profondément scandaleux que Mahomet assimile ce châtiment douloureux à une bonne nouvelle. Le prophète serait-il sadique ?
v.27 : « Que les croyants de prennent pas pour patron les incroyants au lieu des croyants. Celui qui fait cela naura rien à attendre dAllah, à moins que vous nayez deux quelque dangers ». Ce verset est à la base de la stratégie de soumission provisoire à la loi des incroyants quand les musulmans demeurent en position de faiblesse. Mais dès que les musulmans deviennent prédominants, la désobéissance à la loi des infidèles simpose.
v.29 : « Allah naime pas les incroyants » Le dieu des musulmans a un amour très sélectif.
v.30 : « En vérité Allah a choisi Adam, Noé, la famille dAbraham et la famille dImran, dans le monde, races dont lune a succédé à lautre ». Ce verset est la preuve scientifique que le Coran nest pas la parole de Dieu. En effet, Allah évoque lexistence dAdam et de Noé, personnages bibliques liés aux histoires de la Genèse et du Déluge dont nous savons quelles nont jamais existés. Or comment Dieu pourrait-il faire allusion à des récits contraires aux découvertes scientifiques, lui le « grand horloger de lunivers» ? v.32 : Du verset 31 au verset 52, évocation de la vie de Jésus. « et Zacharie [père de Jean-Baptiste daprès la s.19, v.7] prit soin delle [de Marie, mère de Jésus] » Erreur historique sur cette filiation supposée entre Zacharie et Jean-Baptiste. v.42 : Limmaculée Conception de Jésus par Marie. v.43 : « [Dieu] lui enseigna le Livre et la Sagesse, la Loi et lEvangile ». Erreur grossière de substitution : lEvangile nest que le récit de la vie de Jésus dressé par saint Jean, Mathieu, Marc, Luc. Dans ces conditions, comment Dieu pourrait-il enseigner à Jésus des textes écrits postérieurement par des hommes sur sa propre vie ? En réalité, cette erreur sexplique très simplement par la confusion, dans lesprit de Mahomet, entre son expérience personnelle et celle de Jésus. Comme il a reçu lui-même lenseignement de lEvangile, il lui paraissait normal et logique que Jésus la reçoive aussi. Doù labsurdité. v.48 : « O Jésus ! Cest moi [Dieu] qui te ferai mourir et cest moi qui télèverai jusquà moi ». Point de dissension théologique avec les catholiques qui nient la responsabilité de Dieu dans la mort de Jésus. v.49 : « Quant à ceux qui sont incroyants, je les punirai dun châtiment cruel dans ce monde et dans lautre ». Dans les faits, beaucoup dincroyants semblent échapper à cette menace ici-bas. La parole divine perd donc beaucoup de sa crédibilité. v.51 : Utilisation du mot "dhikr" qui signifie "rappel" à propos du Coran. Mahomet se situe donc clairement dans lhéritage judéo-chrétien. v.52 : « Il en a été de Jésus comme dAdam auprès dAllah. Il la créé, lui aussi, de la poussière ». Allah évoque une nouvelle fois lexistence imaginaire dAdam, preuve quil se trompe. De plus, lallusion à la poussière dans la genèse de Jésus est en contradiction flagrante avec lImmaculée Conception à laquelle croit Mahomet. En réalité cette allusion paraît plutôt une vague réminiscence de la célèbre phrase biblique reprise par Jésus : « Tu es né poussière, tu deviendras poussière » (Genèse 3, v.19). Comme souvent, Mahomet multiplie les approximations et les confusions mentales. v.55 : « En vérité ce sont-là des histoires vraies ! » Pourquoi ? Il y aurait un doute ? v.58 : « O peuple du Livre [les juifs et les chrétiens]! Pourquoi vous disputez-vous au sujet dAbraham, alors que la loi et lEvangile nont été révélés quaprès lui ? » Mahomet se trompe, car les juifs et les chrétiens se disputent à propos de Jésus, et non dAbraham. v.60 :
« Abraham nétait ni un juif, ni un chrétien, mais [ ] un résigné à la volonté de Dieu ». v.68 :
« Du peuple du Livre, il en est un qui, si tu lui confies une talent, te le rendra, et parmi eux, il en est un autre qui si tu lui confies un dinar [dinar moins cher quun talent] ne te le rendra pas. » Ce verset est probablement inspiré par la parabole des talents (Mathieu, XXV, v.17-30). v.70 : « en vérité, Allah aime ceux qui le craignent. » Son amour nest donc pas gratuit, à linverse du Dieu des chrétiens (voir la parabole du fils prodigue dans Luc, XV,v.11-32).
v.72 :
« En vérité, parmi eux il en est qui tordent leurs langues concernant le Livre [ ]. Ils disent : cela vient de Dieu, alors que cela ne vient pas de Dieu. Ils disent sciemment un mensonge de Dieu. » v.74 :
« Allah ne vous ordonne pas de prendre les anges et les prophètes pour Seigneurs » Condamnation implicite de la divinisation de Jésus. v.78 :
Dis : « Nous croyons à Allah [ ] et ce qui a été révélé à Abraham, Ismaël, Isaac et Jacob, et aux Tribus [dIsraël], et [ ] à Moïse, à Jésus et aux prophètes par leur Seigneur. Nous ne faisons aucune différence entre eux. » Voir commentaire du s.2,v.130.
v.79 :
« Celui qui désire autre chose que lIslam comme religion, cela ne sera point accepté par Lui [Allah]. Et lui [lincroyant] sera, dans lautre monde, de ceux qui perdent ». Ce verset rend impossible le salut des chrétiens et des juifs. Il contredit dailleurs dautres versets plus indulgents. v.82 :
« [les incroyants] demeureront éternellement [en enfer]. Le supplice ne sera pas allégé pour eux [ ] » LIslam axe sa persuasion par la crainte, et non par le
cur . Lallusion à lenfer pour les infidèles, hélas commune à
dautres religions, relève dun véritable terrorisme intellectuel . v.86 : « Vous ne parviendrez à la vie exemplaire quà la condition de dépenser en aumônes une part de ce que vous aimez ». Verset tout à fait acceptable. v.89 :
« [ ] Suivez donc la religion dAbraham. [ ] » Pour Mahomet, lIslam prend sa source très en amont, dans lexemple dAbraham. Cest un moyen pour asseoir sa légitimité historique en éludant les autres prophètes. v.90 :
« En vérité, le premier [temple] fondé par les hommes est celui qui la été à [la Mecque] » Larchéologie démontre pourtant quil existe des temples plus anciens, avant lavènement dAbraham, si ce dernier a réellement existé. Ainsi en Egypte ou en Nubie, trois mille ans avant notre ère. v.91 :
« Il y a là des signes évidents : la station dAbraham [ ] » Absurdité historique (voir note s.2, v.119) v.98 :
« Ne vous divisez pas en sectes. » Les chiites, par leur sécession volontaire à la suite du meurtre de Husayn, fils dAli (Ali était le gendre de Mahomet), trahissent et violent ce verset. Ce sont donc des infidèles. « Souvenez-vous de la grâce dAllah à votre égard, lorsque vous étiez ennemis et quIl a réuni vos curs, et que vous êtes devenus le lendemain mâtin, par Sa grâce, des frères. » Heureuse influence du christianisme dans lemploi du mot « frères ». v.102 :
« Au jour où il y aura des visages blancs et des visages noirs, [aux visages noirs] : goûtez aux tourments, puisque vous êtes incroyants » Voilà où peut mener une lecture littérale du Coran : la confusion possible entre limage et la réalité concrète, entre la couleur de lâme et la couleur de la peau. Lu au premier degré en effet, ce verset suggère la damnation naturelle des individus de race noire, établissant les bases dun racisme outrancier. Les fondamentalistes sont donc des nazis en puissance.
v.103 :
« Quant à ceux dont les visages sont blancs, ils appartiendront à la miséricorde dAllah » Un jour, les fondamentalistes pourraient exploiter ce verset pour exclure voire exterminer les individus de race noire. v.106 :
A propos des arabes : « Vous êtes le meilleur des peuples [ ]. Si le peuple du Livre [les juifs] avait cru, cela aurait été meilleur pour eux. Il y a des croyants parmi eux, mais la plupart sont impies. » Pour Mahomet, les arabes reprennent le flambeau du monothéisme après les juifs. En quelque sorte, les arabes sont le nouveau peuple élu. v.109 :
« Ils ne sont pas tous semblables. Parmi les gens du Livre [les juifs et les chrétiens], il en est qui sont droits : [ ] ils ne cessent dadorer Dieu. » Heureuse précision. On aimerait que Mahomet soit aussi nuancé dans
le reste du Coran que dans ce verset. v.113 :
Verset incompréhensible, comme parfois dans le Coran. v.115 :
A propos des infidèles : « Cest vous qui les aimez, mais eux ne vous aiment pas ». Il est certain quà vouloir leur faire systématiquement la guerre, les infidèles risquent de ne pas aimer beaucoup les musulmans. v.119 :
« Allah vous a secourus à la bataille de Bedr, où vous étiez bien bas » Pour ceux qui douteraient que Mahomet soit un chef de guerre. v.121 :
« [ ] Lorsque vos ennemis fondront sur vous à limproviste, votre Seigneur vous aidera avec cinq mille de Ses anges, des anges de marque ». Comme dans lAncien Testament avec Yahvé, le dieu des musulmans fournit du renfort militaire à ses fidèles.
v.122 :
« [
] la victoire ne vient que
dAllah, le puissant, le sage, pour tailler en pièces ceux qui sont
incroyants
» v.124 :
« [
] [Allah] pardonne à qui Il
veut, Il punit qui Il veut. Allah est clément, Il est miséricordieux ». Ce verset se contredit de lui-même. v.128 :
A
propos des bienheureux : « A ceux qui font laumône dans laisance
et dans la gêne, à ceux qui maîtrisent leur colère, et à ceux qui pardonnent aux
hommes. Allah aime ceux qui agissent avec bonté » Certes. Mais dans lesprit de Mahomet, les infidèles font-ils vraiment partie des hommes ? v.129 : Sur la repentance.
v.130 : A propos du paradis : «
des
jardins, sous lesquels courent des ruisseaux. » Voir commentaire du s.2, v.23.
v.135 : La raison des défaites
militaires rencontrées par Mahomet : « afin quAllah éprouve ceux qui
croient et fasse disparaître les incroyants. » Verset très tendancieux.
v.142 : Refus de soumission aux incroyants :
« O vous qui croyez, si vous obéissez à ceux qui sont incroyants, ils vous feront
revenir en arrière sur vos pas et vous retournerez en arrière en perdant. » Ce verset rend impossible lintégration des musulmans dans un pays non musulman. A cause des obligations du Coran, lintégration des musulmans relève de lillusion. v.150 :
« [ ] Allah fait vivre et fait mourir » v.151 :
« Si vous êtes tués dans le sentier dAllah, ou si vous mourrez, le pardon dAllah et la miséricorde sont meilleurs que ce que vous pouvez amassez » Les terroristes islamistes exploitent ce verset à leur fin criminelle. v.153 :
Conseils dAllah à Mahomet à la suite de la défaite dOhod.
v.155 : Lhonnêteté de Mahomet dans le partage du butin après la victoire (daprès les commentateurs).
v.160 : Les défaites militaires trouvent une explication divine, afin de séparer les vertueux des hypocrites.
v.170 :
« Quils ne te causent pas daffliction, ceux qui luttent de vitesse entre eux vers lincroyance.[ ] Un châtiment terrible leur est réservé. » Autre différence avec le christianisme : dans la parabole du fils prodigue (Luc, XV,v.11-32), la tristesse du père (Dieu) durant labsence de son fils (le pêcheur) apparaît à deux niveaux. Tout dabord quand « il courut se jeter à son cou et le couvrit de baisers » avant même que le fils nait eu le temps de sexpliquer, puis en affirmant à son frère resté à la maison : « Il fallait festoyer et se réjouir, parce que ton frère que voici était mort et il est vivant, il était perdu et il est retrouvé ». v.172 :
« [ ] Nous accordons une longue vie [aux incroyants] que pour quils augmentent le péché. A eux est réservé un châtiment douloureux. » Cette idée contraire à la lutte inconditionnelle contre le péché révèle toute lambiguïté de Mahomet. Sa haine du péché apparaît moins visible. v.184 :
Les juifs ont trahi lhéritage venu de Dieu, la Loi. Dans ce verset, le nom "Dieu" est utilisé à la place du nom "Allah". v.193 :
A propos des hommes et des femmes : « Un partie de vous vient de lautre partie ». Le verset fait probablement allusion à la création de la femme (Eve) à partir de la côte de lhomme (Adam) relatée dans la Genèse de lAncien Testament. Si ce sens se confirme, il prouverait que le dieu des musulmans na aucune connaissance scientifique sur lorigine véritable de lhomme, donc quil nest pas Dieu ou encore que ce verset ne soit pas parole de Dieu. v.194 :
Allusion au paradis traversé de ruisseaux. v.196 :
La liberté de manuvre des incroyants nest que provisoire. v.199 : « [ ] Allah est prompt à régler les comptes. » Le dieu des musulmans est plus un dieu justicier quun dieu damour, surtout en ce qui concerne les infidèles. v.200 : A propos des croyants : « [ ] Il est possible que vous soyez heureux ». Cette prudence verbale est pour le moins étonnante. |