Sourate 4 : Les femmes |
| Cette sourate médinoise dénote l'interêt de Mahomet pour les affaires juridiques, s'agissant notamment des droits de succession. On remarquera l'influence du droit juif. L'inégalité fondamentale entre l'homme et la femme y est explicitement énoncée. |
v. 1 : Les hommes crées à partir dun seul être, puis la femme créée à partir de lhomme. Evocation du récit biblique de la Genèse où Eve tire son origine de la côte d'Adam. Voir également commentaire du s.3, v.30.
v.2 : A propos des orphelins. Il semble que Mahomet soit confronté au problème des orphelins de guerre, ces derniers devenant pléthoriques à la suite des nombreuses guerres contre les infidèles.
v. 3 : Pour secourir les orphelins : « [ ] Epousez ce qui vous paraîtra bon dentre les femmes, deux ou trois ou quatre » Permission de la polygamie jusqu'à quatre femmes. En réalité, Mahomet paraît autoriser la polygamie afin de régler le problème du manque d'hommes tués à la guerre, d'où l'évocation des orphelins. Dans l'Islam originel, la polygamie fut aussi une réponse pratique aux pertes militaires. On remarquera que Mahomet ne respecte pas lui-même cette limitation à quatre femmes puisqu'il en possède une vingtaine. v.4 : « [ ] Entretenez vos femmes et vêtez-les [sur vos biens], et parlez-leur toujours un parler convenable ». v.8 : Les femmes ont également droit à lhéritage. v.12 : « Allah vous recommande de léguer à vos enfants : pour un enfant de sexe masculin, la portion de deux enfants de sexe féminin ». LIslam reconnaît linégalité de lhéritage entre les hommes et les femmes. v.12-15 : Répartition précise de lhéritage dans des cas particuliers. Chef de guerre et homme politique, Mahomet est également juriste. v.19 : « Contre celles de vos femmes qui ont commis ladultère, appelez quatre témoins dentre vous, et si leur témoignage est unanime, gardez-les dans les maisons jusquà ce que la mort les enlève ». Dans lIslam, ladultère est donc puni de mort (ou de prison à perpétuité) quand il sagit de femme. Remarquez que rien nest dit à propos de lhomme adultère, preuve du machisme latent de Mahomet. La différence avec le christianisme apparaît également flagrante sur ce sujet, puisque Jésus sauva lui-même une femme adultère (Jean, VIII, v.1-11) en prononçant cette réplique célèbre : « Que celui qui na jamais péché [cest-à-dire personne] lui jette la première pierre ». v.23 : « Vivez en bons rapports [avec vos femmes], car si vous aviez de laversion pour elles, il se pourrait que vous vous détourniez dune chose dans laquelle Allah aurait déposé un grand bien ». Nous aimerions davantage de versets aussi éclairés que celui-là, dans le Coran. v.26-27 : Interdiction de linceste. La même définition de linceste apparaît dans le Lévitique, preuve des influences juives reçues par Mahomet. v.28 : « Népousez pas de femmes mariées, excepté ce dont vos mains droites se sont emparées [ ] ». Ce verset évoque les femmes captives à lissue dun combat. Elles sont traitées comme un véritable butin de guerre, sans droit ni protection. En ne condamnant pas cette pratique barbare, Mahomet prend une lourde responsabilité historique dans lenlèvement et le viol de ces dizaines de milliers de femmes qui, depuis lavènement de lIslam, ont subi la contrainte et les injures des conquérants musulmans, dans les Balkans, en Arménie ou ailleurs. v.29 : Mahomet autorise le mariage avec des femmes captives ou esclaves. v.30 : En cas dadultère, les femmes esclaves seront traitées moins durement (100 coups de fouets selon la s.24, v.2) que les femmes libres (mort ou prison à perpétuité). Du fait de leur infériorité de nature, les femmes esclaves sont donc moins responsables que les femmes libres. Lidée nest pas sans logique, mais pourquoi les hommes adultères, à la fois supérieurs et pleinement responsables, ne subiraient-ils pas alors un châtiment encore plus terrible que celui infligé aux femmes ? De toute évidence, la justice de Mahomet connaît deux poids, deux mesures. v. 34 : « Quiconque agira ainsi par méchanceté et injustice, nous le ferons brûler par le feu, cela est facile à Allah ». v.36 : « [ ] Les hommes auront une part de ce quils auront mérité, et les femmes auront une part de ce quelles auront mérité ». v.38 : « Les hommes sont supérieurs aux femmes par le fait quAllah en a élevé plusieurs au dessus-des autres » Mahomet a au moins un mérite, celui de la clarté. Malheureusement, beaucoup dignorants croient encore que lIslam défend une égalité parfaite entre lhomme et la femme. Ce verset est là pour les détromper. « Les femmes vertueuses sont dévouées, conservant avec soin, pendant labsence de leurs époux, ce quAllah a gardé pour elles. Quant à celles dont vous redoutez linconduite, avertissez-les, et reléguez-les dans les chambres à coucher, et battez-les, mais si elles vous obéissent ne cherchez point de voie contre elles ». L'Islam incite les époux à battre leurs femmes quand elles désobeïssent. v.40 : « [ ] A vos pères et mères montrez de la bonté, et à vos proches, et aux orphelins, et aux pauvres, et au voisin qui vous est allié, et au voisin qui est étranger, et au compagnon qui est étranger, et au voyageur, et à ce que possèdent vos mains droites [vos esclaves] » Certes. Mais aussi louables soient-ils, ces commandements sétendent-ils aux infidèles ? Hélas, rien nest moins sûr. v.41 : « [ ] Nous avons préparé pour les incroyants une peine ignominieuse ». Peut-être la réponse au commentaire du verset 40. v.42 : « [Allah] naime pas non plus ceux qui dépensent leurs biens en aumônes pour être vus des hommes » Verset probablement inspiré par le sermon de Jésus à la montagne (Mathieu, VI, v.1-4). v.46 : La pureté recommandée lors de la prière. A lorigine des ablutions à lentrée des mosquées. v.48-50 : Mahomet critique les juifs auxquels il reproche de ne pas lavoir suivi. On sent dans ces versets une grande amertume de Mahomet à légard des juifs, comme sil avait fondé tous ses espoirs sur les israélites, alors nombreux dans les environs de la Mecque, avant de trouver parmi les arabes de meilleurs auditeurs. v.51 : Condamnation implicite du christianisme accusé « dassocier à Allah un autre dieu » (la Sainte Trinité). v.59 : « [ ] Ceux qui ne croient pas à nos signes, nous les brûlerons dans le feu. Chaque fois que leurs peaux auront été consumées, nous leur donnerons dautres peaux pour quils puissent sentir le supplice ». Détails particulièrement sadiques. v.60 : Allusion aux houris, vierges célestes accordées aux bienheureux. v.78 : « Ceux qui croient combattent dans le sentier dAllah, et ceux qui sont incroyants combattent dans le sentier de Thâgoût [une divinité païenne] ». Le lien est explicite entre le bon musulman et le jihadiste. Pour Mahomet, le fidèle est nécessairement un combattant de la guerre sainte. v.79 : De la nécessité de la prière durant un conflit militaire. v.84 : A propos du Coran : «Sil y a avait là autre chose que ce qui est dAllah, ils y découvriraient beaucoup de contradictions » Analyse tout à fait pertinente. v.86 : «[ ] Allah est encore plus fort et violent pour punir ». v.88 : Mahomet enseigne la politesse du salut. v.91 : A propos des traîtres à lIslam : « [ ] Sils tournent le dos, saisissez-les et tuez-les partout où vous les trouverez » v.93 : Obligation de tuer les ennemis de lIslam : « [ ] sils ne vous offrent pas la paix, et sils narrêtent pas leurs mains, saisissez-les et tuez-les partout où vous les trouverez. Nous vous donnons sur eux un pouvoir absolu. » Si la notion de paix est comprise dans son sens large, ce verset incite directement à lextermination des infidèles. v.94 : Les réparations imposées en cas de meurtre involontaire. Ces sanctions sont prononcées lorsque la victime est musulmane. Mais rien nest dit lorsque la victime savère incroyante. Mahomet considère-t-il que le meurtre dun infidèle nest pas répréhensible ? v.95 : Lenfer promis au responsable du meurtre volontaire dun croyant. Même commentaire quau verset 94. v.97 : « Il nen est pas de même de ceux qui dentre les croyants qui restent assis chez eux sans y être contraints, et de ceux qui vont faire la guerre dans le sentier dAllah, avec leurs biens et leurs personnes. Allah a préféré ceux qui font la guerre sainte, exposant leurs biens et leurs personnes, et Il les a placés de plusieurs degrés au dessus de ceux qui demeurent assis. [ ] Il a préféré ceux qui font la guerre sainte à ceux qui sont demeurent assis » Ce verset critique les musulmans pacifiques qui ne prennent pas part à la guerre sainte. On mesure à quel point ce verset incite à la guerre tout musulman, et on mesure à quel point lIslam savère une religion dangereuse. v.100 : Lindulgence aux incroyants nest accordée « quaux faibles parmi les hommes, les femmes et les enfants, incapables dimaginer quelque stratagème ». Mahomet évoque-t-il les faibles desprit, ou
plus généralement les ignorants ? v.102 : Possibilité dabréger la prière lors dune attaque ennemie. v.103 : Mahomet donne des conseils pour éviter les embuscades des infidèles durant la prière.
v.109 : Allusion à la résurrection des morts. v.111 : « Quiconque commet un péché, ne la commis que contre lui-même. » Les admirateurs de lIslam mettent souvent en avant ce verset pour illustrer la profondeur philosophique du Coran en matière de morale. En réalité ce verset peut se comprendre de deux façons différentes : soit le pécheur subit linjustice dune faute intrinsèquement nuisible à son auteur (interprétation défendue par les modernes admirateurs de lIslam), soit le pécheur subira le châtiment réservé pour son crime lorsquil sera jugé devant Dieu. Dans les deux cas, le pécheur aura effectivement commis un péché contre lui-même. v.126 : Le propos revient sur les femmes, sujet de la sourate. Ce retour inexpliqué et dailleurs éphémère sur la question des femmes illustre la grande confusion structurelle du Coran. v.133 : « Celui qui désire une récompense dans ce monde, trouvera auprès dAllah la récompense de ce monde et celle de lautre monde aussi » Différence avec lenseignement de Jésus, qui ne croît pas à la possibilité dun bien-être dans ce monde mais préfère celui dans les cieux. v.136 : Allah ne pardonnera jamais à ceux qui changent continuellement davis dans leur croyance. v.137 : « Donne aux hypocrites la bonne nouvelle dun supplice douloureux ». Voir commentaire du s.3, v.20. v.139 : Défense de parler religion avec les incroyants, de peur que « vous ne leur ressembleriez ». Il est étonnant que Mahomet craigne le dialogue avec les incroyants en matière de religion, de peur que le musulman ne soit convaincu par linfidèle. Car si vraiment lesprit de vérité habitait lâme du musulman, la confiance dans sa foi devrait le rendre invincible face à largumentation théologique de linfidèle. Mahomet aurait-il des doutes quant à la légitimité de sa foi ? v.143 : « [ ] Ne prenez pas pour patrons les incroyants plutôt que les croyants » Voir commentaire du s.3, v.27. v.152 : Evocation du récit biblique du veau dor au pied du Sinaï. v.153 : « Et nous élevâmes au-dessus deux la montagne [du Sinaï] pour signe de leur alliance, et nous leur dîmes : Entrez par la porte [du sanctuaire] en adorant ! Et nous leur dîmes encore : Ne transgressez pas [la Loi] au jour du Sabbat ! Et nous conclûmes avec eux une alliance solennelle ». Ce verset est truffé derreurs. Premièrement, dans le récit biblique de Moïse au mont Sinaï, Dieu na jamais élevé de montagne en signe de lalliance. En effet, le mont Sinaï préexistait à lascension de Moïse venu y chercher les tables de la Loi. Deuxièmement, aucune mention nest faite dun quelconque sanctuaire dans le récit biblique, encore moins de sa porte. Ces erreurs prouvent dune part que le Coran nest pas la parole de Dieu, au cas où un doute subsistait, dautre part que Mahomet semmêle dans de vagues souvenirs bibliques dont il ne cherche même pas à vérifier lauthenticité. v.155 : A propos des gens du Livre, en particulier les chrétiens : « Ils ont dit : En vérité, nous avons tué le messie, Jésus fils de Marie, lapôtre de Dieu. Mais ils ne lont pas tué, ils ne lont pas crucifié : cétait une ressemblance pour eux [ ] Ils ne lont pas tué, cest certain, mais Allah la élevé auprès de lui » Mahomet semble dire que les chrétiens pensent avoir tué eux-mêmes Jésus, ce qui est évidemment absurde. Pourtant ce verset constitue un important point de désaccord théologique avec les chrétiens, puisquil suggère quun autre homme aurait été crucifié à la place de Jésus, tout en semant lillusion sur sa grande ressemblance avec le messie. Qui croire ? Les chrétiens dont les évangiles ont été écrits à peine quarante ans après la mort du Christ, ou plutôt Mahomet né environ six siècles après ce drame et à plusieurs centaines de kilomètres de distance ? v.159 : Condamnation de lusure par les juifs. v.161 : Evocation de Noé, puis dautres personnages bibliques. Voir commentaire du s.3, v.30. v.166 : « Ceux qui sont incroyants et qui font le mal, Allah ne leur pardonnera pas, Il ne les guidera pas dans la voie droite » Nous pourrions prendre le contre-pied de ce verset en affirmant que si les incroyants commettent le mal, cest justement parce quils demeurent dans lignorance. Or comment pourraient-ils échapper à leur ignorance, si Allah ne leur montre pas la voie droite ? En somme, Mahomet pose le problème de la grâce refusée par nature aux incroyants. v.169 : Comment considérer les chrétiens : « O vous peuple du Livre ! Ne dépassez pas la mesure dans votre religion, et ne dîtes sur Dieu que la vérité. Certes le messie, Jésus le fils de Marie, est lapôtre de Dieu et Sa parole quIl a mise dans Marie : Il est un esprit provenant de Lui. » LIslam reconnaît donc lorigine divine de Jésus, ainsi que son Immaculée Conception. Cette reconnaissance théologique de lImmaculée Conception explique dailleurs pourquoi, dans tout le Coran, Jésus est toujours appelé « fils de Marie » et jamais "fils de Joseph". « Croyez donc en Dieu et à ses apôtres et ne dîtes pas : trois. [ ] Allah nest quun seul Dieu, gloire à Lui ! Comment aurait-il un fils ? [ ] » Il nest pas certain que Mahomet connaisse toutes les subtilités de la théologie chrétienne, notamment au sujet la Sainte-Trinité. Contrairement à ce quil affirme en effet, les chrétiens reconnaissent bien lunité intrinsèque de Dieu. Mais pour les chrétiens, seule son expression visible est multiple (le Père, le Fils, le Saint-Esprit), non sa nature. Les trois personnes de la Sainte-Trinité ne sont donc que les trois images prises dun point de vue différent dun même concept, Dieu lui-même. Par contre, on aurait aimé connaître plus
précisément son opinion concernant la filiation divine du Christ. Pourtant il reconnaît
la filiation spirituelle entre Dieu et Jésus (« Il est un esprit provenant de
Lui »), preuve que sa position nest pas claire. Hélas, Mahomet est plus un
politique quun théologien, et nous ne saurons probablement jamais les raisons
conceptuelles lincitant à réfuter lexistence dune parenté entre le
Christ et Dieu. v.175 : Le discours porte de nouveau sur les problèmes de succession. Ce retour inexpliqué contribue encore à la grande confusion structurelle du Coran.
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