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Les atrocités des Talibans

source : CIC

Le Centre d'information de la Coalition (CIC) à Islamabad, au Pakistan, a publié le catalogue suivant des atrocités commises par Al-Qaïda et les talibans.

 

Al-Qaïda et les talibans nous ont dit hier lors de leur conférence de presse qu'il était temps « d'oublier » les meurtres de milliers d'innocents de plus de 80 pays qu'ils avaient commis le 11 septembre. Comme le président George W. Bush l'a dit, « nous n'oublierons jamais tous ces innocents tués par la haine de quelques individus. » Sans doute, Al-Qaïda et les talibans voudraient aussi que le monde « oublie » les autres atrocités qu'ils ont commises sur des innocents. Ci-dessous figurent quelques exemples tirés de leur catalogue - qui ne cesse de s'allonger - d'atrocités terroristes.

Exemples d'atrocités récemment commises par Al-Qaïda et les talibans

« Parmi les récits de mutilations, de passages à tabac, et d'exécutions arbitraires, il y a eu des preuves d'une nouvelle sorte d'horreur : la torture d'enfants. Un nombre inconnu d'enfants en bas âge ont été sauvagement battus pendant les 14 mois où la milice islamique a occupé Taloqan, ancien siège de l'Alliance, souvent pour les crimes présumés de leurs parents. » (Source : The Times [R.-U.], 13/11/01)

« La barbarie des talibans a atteint son comble quand des réfugiés écœurés ont révélé hier que des soldats avaient abattu huit garçons pour avoir osé rire. Les adolescents riaient des soldats quand ceux-ci ont relevé leur kalachnikov et les ont abattus. Cela fait partie d'une série d'atrocités commises dans la ville afghane de Kunduz qui, la nuit dernière, était sur le point de tomber entre les mains de l'Alliance du Nord. Au moins 300 talibans apeurés ont été tués par des hommes de leur propre camp parce qu'ils voulaient se rendre. » (Source : The Sun [R.-U.], 19/11/01)

« Il a été dit aujourd'hui qu'à Kaboul, les talibans emprisonnaient des enfants dès l'âge de dix ans afin d'éliminer la dissidence. Selon le journaliste Michel Peyrard qui a été emprisonné par les talibans pendant 25 jours, la plus grande menace à ce régime extrémiste est sa propre paranoïa. Il a dit que parmi les autres détenus il y avait plusieurs enfants. Une fois, les neveux d'un prisonnier politique évadé - âgés de 10, 13, et 19 ans - ont été pris dans une rafle. L'aîné a été torturé et soumis à un simulacre d'exécution. Les talibans emprisonnent aussi les dirigeants et les chefs militaires sous prétexte de trahison et en invoquant des preuves dérisoires. » (Source : The Evening Standard (Londres), 9/11/01)

« Un jour, ils sont venus et ils ont ordonné à tout le monde d'aller au bazar pour manifester contre les bombardements et scander 'Mort à l'Amérique', a dit Salahuddin. « J'étais chez moi et j'ai dû sortir. Quand nous avons refusé de manifester contre l'Amérique, ils se sont mis en colère. » Un autre homme qui a fui le village a dit qu'il avait vu des talibans traîner de force hors de son domicile un homme qui s'appelle Lash Boi pour l'emmener à la mosquée. Ils l'ont battu à mort quand il a refusé de manifester. Les trois fils de Lash Boi sont maintenant au front et se battent pour venger la mort de leur père, a-t-il dit. » (Source : The Independent (R.-U.), 9/11/01)

« Quand la famille est revenue six heures plus tard, on a découvert que le fémur droit d'Abdul avait été fracassé à coups répétés de kalachnikov ; la crosse du fusil avait laissé une empreinte nette dans le sol de la maison familiale. Des docteurs ont donné à Nurala deux sachets de paracétamol et lui ont dit sans ménagement que son fils ne marcherait plus jamais. « Il a tant souffert et pendant si longtemps, a dit Nurala. Je ne comprends pas comment on peut faire une telle chose à un petit enfant. J'en ai parlé à plusieurs personnes et personne ne comprend. » Il y a beaucoup de personnes à Taloqan qui font des récits similaires d'enfants battus devant leurs parents parce que leur père n'a pas pu donner une arme aux talibans, d'hommes à qui on a coupé la main quand ils ont été accusés d'avoir volé le pain qu'ils emportaient à la maison pour leur famille, et de femmes qui ont été violées après que leur mari a été enlevé et emprisonné à Kandahar ou à Mazar-e-Charif. » (Source : The Times [R.-U.], 13/11/01)

« Ils ont brûlé vifs certains d'entre nous. » C'est presque la première chose qu'il nous a dite. Dans la poussière et la misère d'un camp de réfugiés, Salahuddin a dit hier comment les talibans ont brûlé toute une famille chez elle, pour se venger des bombardements américains. Il a dit qu'il les a vus sortir les corps calcinés des enfants. Puis les talibans ont emmené au front Salahuddin et les autres villageois où on leur a ordonné de ramasser des fragments épars de corps, ce qui restait des soldats talibans tués par les bombes américaines. » (Source : The Independent [R.-U.] 9/11/01)

« Les commandants talibans ont tué 100 de nos amis », a dit ce transfuge qui a ajouté, « Ils ont pendu leurs corps à des lampadaires en guise d'avertissement. » (Source : CBS Evening News, 19/11/01)

« Une personne a dit qu'un docteur avait été fusillé parce qu'il n'avait pas soigné assez rapidement un soldat taliban blessé alors que d'autres personnes ont dit qu'un groupe de huit garçons adolescents avaient été tués pour avoir ri de soldats talibans. » (Source : The Herald (Ecosse), 19/11/01)

« Des soldats talibans étrangers, qui se sont regroupés à Kunduz pour livrer une dernière bataille, ont fusillé plus de 400 soldats talibans afghans qui essayaient de passer à l'Alliance du Nord, selon des réfugiés et des soldats de l'Alliance. Selon des réfugiés, ces 400 soldats ont été tués dans des exécutions massives à la fin de la semaine dernière ; ces exécutions ont été déclenchées en partie par la défection d'un commandant taliban local qui est passé à l'Alliance du Nord. Selon des témoignages, des soldats arabes et pakistanais talibans ont commencé à fusiller de jeunes hommes civils issus des groupes ethniques ouzbek et tadjik qui étaient soupçonnés de vouloir s'échapper vers un territoire contrôlé par l'Alliance du Nord. « Les étrangers sont arrivés dans le village et ont tiré sur tous les hommes », a dit Muhammadullah, un homme de 21 ans qui est passé aujourd'hui en territoire de l'Alliance du Nord. « Je l'ai vu de mes propres yeux. » (Source : The New York Times, 19/11/01)

« Selon des réfugiés et des soldats de l'Alliance du Nord, des soldats talibans étrangers ont également tué des dizaines de soldats afghans talibans vendredi dans le village de Musazai près de l'aéroport de Kunduz. Des réfugiés fuyant Kunduz ont dit que des soldats talibans étrangers avaient abattu 125 soldats talibans afghans alors qu'ils avaient été arrêtés en se rendant sur les lignes de front. Il semblerait que les soldats talibans étrangers ont décrété que les talibans locaux essayaient de faire défection. Selon les réfugiés, quand ils ont essayé de les arrêter, un combat a débuté et les talibans étrangers ont ouvert le feu. » (Source : The New York Times, 19/11/01)

« La BBC a confirmé que la ville de Bamian, dans le centre de l'Afghanistan, avait été totalement détruite par les talibans avant qu'ils ne prennent la fuite pendant le week-end. On a découvert des preuves confirmant qu'un nettoyage ethnique de style bosniaque avait eu lieu dans la région avec l'exécution de centaines d'hommes locaux d'origine hazara. » (Source : BBC News, 13/11/01)

« Notre correspondant a dit que tous les bâtiments, boutiques et maisons ont été détruits avant que la ville ne tombe dimanche après une fusillade qui a duré deux heures. (Source : BBC News, 13/11/01)

Septembre 1996 - Après avoir capturé Kaboul, les talibans ont castré le président Najibullah, traîné son corps derrière une jeep plusieurs fois autour du Palais et puis ils l'ont fusillé. Son frère a été pareillement torturé et ensuite étranglé. (Source : ministère de la défense)

Janvier 1998 - Dans la province de Fariab, dans l'ouest de l'Afghanistan, les talibans ont massacré environ 600 villageois ouzbeks. Des travailleurs occidentaux de l'aide humanitaire qui ont plus tard enquêté sur l'incident ont dit que des civils avaient été traînés de leurs maisons, alignés et fusillés. (Source : ministère de la défense)

Août 1998 - Les talibans sont entrés à Mazar-e-Charif, et, dans une folie meurtrière, ils ont tué des commerçants, des charretiers, des femmes et des enfants en train de faire leurs courses. (Source : ministère de la défense)

Août 2000 - Les talibans ont exécuté des prisonniers de guerre dans les rues de Herat pour infliger une leçon à la population locale. (Source : ministère de la défense)

Juin 2001 - Les talibans ont bombardé le centre administratif de Yakaolang, y compris l'hôpital régional et les bureaux d'un organisme d'aide humanitaire. (Source : ministère de la défense)

Massacre à Yakaolang - Les forces des talibans ont commis un massacre à Yakaolang en janvier 2001. Les victimes étaient principalement des Hazaras. Le massacre a commencé le 8 janvier 2001 et a continué pendant 4 jours. Les talibans ont détenu à peu près 300 civils, des hommes qui comprenaient des agents d'organisations humanitaires locales. Les hommes ont été regroupés en des lieux de rassemblement et ont été ensuite fusillés par des pelotons d'exécution devant la population. Selon Human Rights Watch, il a été confirmé qu'à peu près 170 hommes ont été tués. Selon Amnesty International, des témoins oculaires ont signalé le massacre délibéré de dizaines de civils qui se cachaient dans une mosquée : des soldats talibans ont tiré des roquettes sur une mosquée où environ 73 femmes, enfants et hommes âgés s'étaient réfugiés. (Source : département d'État)

Massacre au col de Robatak - Le massacre de mai 2000 a eu lieu au col de Robatak. On a découvert 31 corps à un emplacement. Parmi ces corps, on en a identifié avec certitude 26 comme étant des civils. Les victimes étaient des chiites. (Source : département d'État)

Massacre à Bamian - Quand les talibans ont repris Bamian en 1999, on rapporte que leurs forces ont procédé à des exécutions sommaires lors de leur entrée dans la ville. Selon Amnesty International, des centaines d'hommes, et dans certains cas, des femmes et des enfants, ont été séparés de leurs familles, emmenés, et tués. Human Rights Watch rapporte qu'outre l'exécution de civils, les talibans ont incendié des maisons et asservi des détenus à des travaux forcés. (Source : département d'État)

Massacre dans les plaines de Shomaili - Juillet 1999. Human Rights Watch rapporte qu'une offensive des talibans en ces lieux a été marquée par des exécutions sommaires, l'enlèvement et la disparition de femmes, l'incendie de maisons, la destruction de biens, et l'abattage d'arbres fruitiers. Selon un rapport du Secrétaire général de l'ONU daté du 16 novembre 1999, « les forces des talibans qui auraient commis ces actes ont essentiellement traité la population civile avec hostilité et n'ont pas fait de distinction entre les combattants et les non-combattants. (Source : département d'État)

Massacre à Mazar-e-Charif - En août 1998, les talibans ont capturé Mazar-e-Charif. Entre 2.000 et 5.000 hommes, femmes et enfants - pour la plupart des civils d'origine hazara - auraient été massacrés par les talibans après la prise de la ville. Pendant le massacre, les forces des talibans ont fait une fouille systématique pour trouver les hommes d'origine hazara, tadjik, et ouzbek de la ville. Human Rights Watch estime que des dizaines, peut-être des centaines d'hommes et de garçons hazaras, ont été exécutés de façon sommaire. Il a été également rapporté que des femmes et des filles auraient été violées et enlevées pendant la prise de la ville par les talibans. (Source : département d'État)