
Massacre au Yakaolang par les Talibans
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Le massacre d'environ 300 personnes organisé par les Talibans au
Yakaolang, qui a eu lieu le 9 janvier 2001, a été observé sans grand bruit par les
gouvernements et les médias du monde. "Sufi Gardizi, le commandant militaire et représentant des
Talibans au Yakaolang, est un homme complètement malade, fanatique et leader de factions.
Avant le jour du massacre des habitants de Yakaolang, Sufi Gurdizi il a encouragé une
politique de discorde entre la tribu de Sadat et celle de Hazara. Il a rassemblé des sympathisants parmi les Khalquis, Puchamis (Khaliq
et Parcham étaient deux fictions du PDPA, un parti de façade en Russie) qui
renforçaient ses ordres, tels que Gulam Ali, Général Hayat Ullah Khalqi, Sheikh Raza
Saeedi, Syed Jawad, Syed Abdullah et d'autres. Un mois avant la tragédie de Yakaolang, la
rumeur avait été répandue que Karim Khalili préparait un assaut contre les Talibans. Les Talibans et le Jawadi (pour les Nasries) avaient assuré le peuple
qu'ils n'attaqueraient pas Yakaolang, sur la base d'un accord entre le Taliban et le
Khalili à la vallée du Suof. A la mi-décembre les forces du Khalili ont commencé à se
déplacer de la région de la vallée du Suof vers Bameyan. Sufi Gardizi, son assistant
(Niaz Muhammad) et le Général Khadim Khalqi avaient assuré la préparation contre
l'attaque possible de Khalili. La première bataille s'est passé à Gum Aab. Le général Khadim et
Hayat (Khalqi) ont perdu la bataille contre Khalili, mais le combat a continué des deux
côtés et s'est déplacé vers Yakaolang. Après plusieurs batailles les forces de Khalili sont entrées dans
Yakaolang le 2 janvier. Six jours plus tard Khalili et Co. ont rassemblé les populations
des différents villages et un homme connu par le du nom de nom de Khuda Dad Urfani, qui
s'est lui même présenté comme le ministre de l'aide sociale du gouvernement de Rabbani,
a fait un discours dans lequel il a dit: " Cette fois-ci nous n'agirons pas comme par
le passé. Nous ne vendrons pas de poux (les combattants de Hezb-e-Wahdat avaient
l'habitude de bloquer les routes dans les régions sous leur contrôle et de vendre de
force leurs poux aux passagers et de recevoir d'énormes sommes d'argent en échange.); Nous ne montrerons pas la danse de la mort (un des crimes brutaux
commis par le Hezb-e-Wahdat était de trancher la tête de leurs victimes et de verser de
l'huile bouillante dessus pour stopper le saignement, et ils s'amusaient des mouvements
des victimes jusqu'à leur dernier souffle. Ils appellaient ça la 'danse de la mort'. Il
y a de nombreux rapports décrivant cet acte sauvage qu'ils ont commis, nous ne vendrons
pas d'opium aux soldats du front . Nous avons lu toutes ces choses dans le Payam-e-Zan et
c'est pour nous une honte de décrire ce qui s'est passé encore une fois dans les livres
d'histoires. Le 7 janvier les Talibans ont entamé des ripostes vers la province et
après deux jours de guerre, les hommes armés de Khalili se sont échappés et le
district de Yakaolang s'est vu une fois de plus sous le contrôle des Talibans. Le 9 janvier les Talibans ont forçé le centre de la sous province et
Dra Ali à se rendre, Dra Ali, cette région, contient les villages suivants: Bugandak,
Nazar Shah, Qala Shah Nang, Mandeek, Gubandi, Kushkak, Akhundan, Dahan Shorab,
Sar-e-Asyab, Khata Khana, and Bedmishkin. Les arabes et les pakistanais fouillaient toutes
les maisons une à une. Une atmosphère atroce et intimidante régnait dans la région.
Les femmes et les enfants se lamentaient bruyamment. Le sang a coulé dans les yeux des hommes, vieux et jeunes, alors que
leurs mains étaient attachées dans leurs dos avec leur turbans. Personne n'était là
pour venir au secours de ces gens malchanceux et innocents. Khalili s'était échappé et
des gens étaient laissés les mains vides attendant la punition des Talibans. Très peu
de gens ont réussi à emmener leurs familles dans les montagnes proches et sont restés
en sécurité. Le décret de Mullah Omar et des arabes a été publié de la facon
suivante: "Décapitez tous les hommes de plus de 12 ans, que cela soit une
lecon pour les survivants Sadat et Hazara de Yakaolang". L'ordre du massacre a été
suivi dans les 3 jours suivants. Ils ont attaché les mains des gens dans le dos
immédiatement après leurs arrestations et les ont portés vers les sous provinces sous
l'oeil attentif des arabes et des pakistanais. Ils avaient choisi le lieu d'exécution en masse derrière le batiment
d'Oxfam, un hopital près de Shor Aab (derrière la maison de Syed Hasan Karimi). Ils ont
alligné les victimes de crimes atroces les uns contre les autres puis ils ont tiré sur
chacun d'entre eux, les uns après les autres. Le frère assistait à la mort de son
frère, l'oncle assistait à la mort de son neveu et lui même allait être assassiné à
coup de fusil l'instant d'après. Syed Hamid Ullah, Syed Muhammad Bakhsh, Haji Gulam Hasain et Syed
Muhammad (témoins du massacre de Yakaolang) ont miraculeusement survécu au massacre. Ils
ont été témoins du massacre de leurs familles par les Talibans. Syed Habib Ullah, un
enseignant, pris au piège par les Talibans, raconte son histoire : "Je suis devenu la proie des Talibans, avec 12 autres hommes. Ils
nous ont attaché les mains derrière le dos et nous ont transportés vers la sous
province. Nos gardes étaient arabes et pakistanais. Quand nous avons atteint la rivière,
ils ne nous ont pas laissé enlever nos chaussures. Il faisait froid et il neigeait.
Après le passage de la rivière nos vêtements et nos jambes s'étaient transformés en
glace. Ils nous ont interdit de parler. La distance du village au centre de la sous
province équivalait à environ une heure. Durant le voyage, l'humiliation et les coups
des arabes et des pakistanais ont continué. Ils nous ont gardé dans le quartier du bâtiment de O.P.S. Un homme
du nom de Adul Hameed qui était Tajik et également mon étudiant, est intervenu en ma
faveur et celle de Syed Sharaf. Il a dit aux Talibans que nous étions de nationalité
Tajik et les vrais partisans du prophète Muhammad (PBUH). Ils nous ont séparé des douze
autres, et ont emmené le reste devant le bâtiment d'Oxfam et les ont positionnés
placés face au mur. Dans ce massacre le nombre de pakistanais et d'arabes excédait le
Taliban. Une dispute a commencé entre eux, chacun d'entre eux voulant tuer de ses propres
mains et gagner l'honneur de devenir un Ghazi en tuant l'ennemi de l'Islam, mais en
Afghanistan les gens appellent Ghazi quiconque se bat contre les agresseurs étrangers Tr]
Nous avons vu des corps mourants avec grande peine. Parmi eux il y
avait des corps à moitié morts qui criaient à l'aide. Les heures terribles et le
cauchemard de ce jour ont été un énorme coup dans notre coeur et notre âme, et nous
nous en souviendrons jusqu'à la fin de notre vie. Ils nous ont laissé rentrer chez nous.
Le jour d'après, ils ont tué mon frère devant sa femme et ses enfants quand il a
quitté sa cachette et qu'il a essayé de s'échapper. Trois personnes agées du village qui ont réussi à échapper au
massacre commis par les Talibans décrivent leurs histoires : "Nous avons été emmenés derrière le bâtiment de Oxfam
(British NGO). Ils nous ont séparés des 24 autres personnes. Ils ont immédiatement tué
les autres à coups de feu. Les balles touchaient les visages et les têtes de nos nos fils, de
nos frères de nos neveux, oncles et autres parents. Les corps ensanglantés couvraient le
sol. Après 15 minutes pendant lesquelles ils nous ont battus et humiliés, ils nous ont
tirés jusqu'aux cadavres de nos familles. Nous étions prêts à perdre conscience rien
qu'en les regardant de si près. Quelle que soit la situation, il nous fallait garder
conscience. Les insultes et les menaces de mort du Taliban ont continué. Le
tremblement des pieds et des mains de nos parents nous indiquaient qu'ils nous fallait les
aider. Au devant du terrain se trouvait un véhicule prêt à transporter les morts et les
corps à moitié éteints. Les coups qui se succédaient avec la crosse des fusils
augmentaient la douleur dans nos corps. Comment pouvais-je aider les personnes à moitié
mortes? A la force des fusils ils nous ont forcés à les jeter à l'interieur des
véhicules comme du bois ou du fer. Avec l'aide sordide des Talibans nous les avons
transportés jusqu'à Shor Aab et vidé le camion, toujours accompagnés des menaces et
des coups. Si nous avions pu les aider, certains d'entre eux auraient pu
survivre, mais les esclaves sauvages nous ont empechés d'aider les blessés. A la fin de
notre labeur, épuisés, on nous a donné la permission de partir et de rentrer au
village. En s'approchant du village, nous avons entendu les gémissements et les pleurs
des femmes et des enfants. Nous avons demandé à une vieille femme : que se passe-t-il? Elle a dit: "ils ont pris tous les hommes avec eux et ont pillé
tout ce qu'ils ont pu trouver." " Quatre jours plus tard le Taliban nous a
permis d'enterrer les martyrs. Là-bas et dans les villages aux alentours il n'y avait
aucun homme pour nous aider à les porter et à les enterrer". Le village de
Bedmishkin avaient 34 martyrs reconnus par ces trois hommes et ils ont été portés au
tombeau dans les 3 jours . " 2 jours de plus se sont passés et avec l'aide de vieux
hommes du village de Girb Baid et de Khum Astana nous avons préparé un tombeau de masse
pour les morts. Les gens du village ne pourrons jamais oublier les atrocités de cette
journée. Pour les vieilles mères, les femmes abattues par le chagrin et les enfant
misérables qui ont vu les cadavres de leur pères, de leurs maris et de leurs fils dans
ce temps glacial, martyrisés par les mains brutales des Talibans et de leurs homologues
arabes et pakistanais sous le pretexte d'être Hazara ou Syed, ce jour doit être le jour
le plus maudit de leur existence et probablement signifie-t-il la fin de leurs vies. Le destin de 165 autres martyrs s'est également fini de la même
facon et les survivants se sont assis, pleins de chagrin. Après cet horrible et honteux
incident, les forces de Khalili ont repris/regagné le contrôle de la ville. Khalili,
leader de Hezb-e-Whadat (Parti de l'Unité), ce servant infâme du régime iranien, est
venu prier pour les morts sur leur tombe. Tous, y compris les vieux hommes et les veilles
femmes du village ont atteint le cimetière le même jour. Apres avoir trouvé Kalili là,
ils ont tous commencé à crier et à pleurer "pourquoi cet homme est il venu au le
cimetière quand lui-même a eu une part/un rôle dans la tuerie de nos fils?" Une nuit, avant le massacre du peuple de Yakaolang dans la région de
Dah Surk, Aziz Topchi avait proposé d'attaquer la sous province pendant la nuit parce que
les Talibans connaissaient peu cette région. Mais Khalili lui avait répondu:"Laisse
le Taliban venir et tuer tout le monde pour que dans le futur les gens réagissent et se
battent contre lui". On peut très facilement juger la personalité de ce traître et
ses sentiments pour le peuple, en écoutant ces mots, même s'il s'auto-proclame leur
leader. "Après le massacre des innocents de notre village, a suivi le
pillage des biens des gens. Les Talibans onr pillé autant de gens que les hommes armés
de Khalili l'avaient fait avant et après le massacre. Les témoins ont dit que les hommes
armés des deux camps ont fouillé les maisons, et pris l'argent, les bijoux, les radios
cassettes et toutes les autres choses de valeur. Par exemple 70 millions Afghani en
liquide ont été pris de la maison de Syed Raheem "Khum Astana", 30 millions en
liquide de la maison de Syed Asad Ullah du "village de Bedmishkin" environ un
million et six cent mille de la femme de Syed Ghazfar et etc. En plus des pillages,
l'action inhumaine des Talibans et des arabes a continué par des viols des femmes et des
petites filles. Violer/souiller l'honneur de la fille de Sulatan n'est que le haut de
l'iceberg. Après toute cette adversité, les hommes et femmes agés ont décidé
de quitter la région. Le conte tragique et horrifiant de leur voyage dans ce temps froid,
voyageant à pied d'une montagne à l'autre, est une autre histoire qui a été décrite
par des témoins les larmes aux yeux. Il suffit de comprendre que, durant les hivers
passés, les gens ont passé six mois de la saison dans leur maison, ne pensant même pas
à voyager en dehors de la région. Le fait que le monde n'a ni entendu ni vu les atrocités du Taliban et
le massacre de Yakaolang ne devrait pas dire que le Taliban est libre de prétendre que
rien ne s'est passé. Si nous prêtons attention à l'entretien sur Radio Shariat de deux
servants des Talibans du nom de Taqadus et de Tawab Hydarey, qui sont eux-même ethniques
Hazara on peut se rendre compte de la façon dont ils veulent tout dénier en disant :
" les ennemis de l'Emirat islamique veulent transforner l'incident de Yakaolang en un
fait important. Aucune tuerie n'a eu lieu et nous le dénions. Les gens de Yakaolang
devraient considérer la légitimité de l'Emirat Islamique." Derrière ces actions une seule politique apparait et c'est celle de
la purification ethnique. Les gens de Shamali (régions du nord) et d'autres lieux sont
aussi les victimes d'autres incidents. Le massacre de Yakaolang ne sera pas la fin de
telles mesures prises par les Talibans. Malheureusement notre peuple attendra des jours
encore plus terribles, avec plus d'actes de ce type de sauvagerie et inhumains, qui sont
dictés par les fondamentalistes et leurs maitres étrangers. Une femme Hazara "M" du village de Bedmishkin décrit sa
terrible histoire: Nous étions à la maison quand les Talibans sont arrivés et ont
commencé à fouiller la maison entière. J'ai supplié pour leur pitié et je leur ai
montré le Coran(Quaran) sacré mais ils ont jeté le Coran dans le chauffaud. Ils ont
détruit toutes nos possessions, même la nourriture, et ont pris les choses de valeur. Mon frère s'est échappé en courant quand il a appris que les
Talibans patrouillaient partout. Il s'était caché derrière un mur mais il a été
découvert par les Talibans et tué aussitôt. Après deux jours les Talibans nous ont
ordonné de prendre le corps blessé de mon frère mais nous avons trouvé son corps sans
vie en très mauvaise condition. Le froid glacial avait collé son corps au sol. Nous avions pris l'habitude de couvrir nos enfants avec des
couvertures dès que nous entendions des coups de feu , pour leur donner une protection
psychologique contre le bruit des coups de feux , et maintenant, même au Pakistan, les
enfants ont pris l'habitude quand ils entendent ce bruit ils se couvrent de couvertures
eux mêmes. Le cousin de ma mère, Yahya qui était un beau jeune homme, a été
tué de cette même façon par le Taliban. Le Taliban est entré dans leur maison et l'a
emmené dehors et l'a tué juste de l'autre côté du portail. Ceci est arrivé tôt le
matin et le corps sans vie est resté là jusqu'à la nuit quand sa femme et ses cinq
enfants sont sorti de chez eux pour chercher leur père. Son corps avait reçu plusieurs balles, indiquant sa résistance à la
torture des Talibans. La neige autour de lui était devenue rouge. Les Talibans ont
empêché sa femme et ses enfants de ramener son corps chez eux. Sa femme et deux femmes
plus agées ont supplié les Talibans de relâcher le corps mais ils ont refusé. Les
Talibans ont tant battu la femme de Yahya qu'elle en est presque morte. Plus tard dans la
nuit quand les Talibans sont parti de la région, les parents de Yahya et toutes les
femmes ont rapporté son corps chez lui et l'ont enterré là." "N.B" la veuve d'une victime (Wali) décrit: "Les Talibans sont entrés dans nos maisons et ont tout mis en
feu. Mon mari s'est échappé en courant et m'a dit qu'il ne serait pas rentré avant un
mois. Une heure plus tard j'ai entendu des coups de feu près de chez moi mais j'ai pensé
que c'était juste les fusillades habituelles. Deux jours plus tard, un garçon de sept
ans a tapé à ma porte dans la nuit et nous a informés que l'oncle Wali avait été tué
par les Talibans. Je ne pouvais y croire car je pensais que Wali était parti pour Kabul.
Il a dit que (son) le corps de Wali était allongé derrière le mur. Je ne pouvais
supporter ces conditons terribles. Les Talibans l'avaient tué près du mur pendant qu'il
essayait de fuir. Ses yeux et sa bouche étaient ouverts et ses dents étaient devenues
bleues à cause de l'eau glacée. Les hommes cruels du Taliban avaient fouillé ses poches
et pris toutes ses possessions (ce qu'il possédait). Son sang avait séché et l'avait collé au sol. J'étais seule et je
ne pouvais bouger son corps et il n'y avait personne d'autre dans la maison pour m'aider.
Le corps sans vie de Wali est resté là pendant une autre journée jusqu'à ce que je
trouve deux hommes pour ramener son corps chez nous et je l'ai enterré moi même. Nous
sommes restés là pendant une semaine puis j'ai immigré au Pakistan avec d'autres
familles. Mon bébé de 6 mois a attrapé un terrible rhume avec toux et il est mort avant
que nous n'arrivions au Pakistan. L'agonie de mon mari et de mon bébé brûle encore dans
mon coeur et je me rappelle chaque instant de ces jours terribles. Mon oncle a été arreté par les Talibans, qui l'ont accusé d'avoir
caché une arme. Il était un pauvre paysan qui n'avait aucun lien avec aucun groupe
armé. Les Talibans l'ont poussé hors de sa maison et l'ont abattu à coup de fusil
devant sa famille. Sa mère et sa femme ont supplié les Talibans de les laisser enterrer
le cadavre mais les Talibans n'ont laissé personne s'approcher du corps. Sa mère est
restée près du corps pendant trois jours pour que les chiens ne le mangent pas . Quand
le Taliban est parti ils l'ont enterré. Notre voisine, dont le mari avait été tué il y a de nombreuses
années, habitait avec ses enfants. Quand les Talibans ont quitté le village pour
patrouilller et tuer les jeunes gens des autres villages, elle a emmené son plus jeune
fils dans les montagnes et a dit à ses autres fils de rester dans la pièce souterraine.
Après plusieurs jours quand elle est revenu, son fils ainé était mort d'un rhume.
Pendant plusieurs jours elle garda le corps de son fils dans la maison car les Talibans ne
permettaient pas aux gens d'enterrer les cadavres. Une autre veuve: "Nous étions à la maison quand les Talibans sont entrés d'un seul coup et ont fouillé toute la maison. Ils ont demandé où étaient les hommes et nous leur avons dit qu'ils avaient été enlevés par les Talibans et que nous n'avions aucune nouvelle d'eux. Ils ont pris 10,000 Afghanis (environ 160 dollars américains) dans une maison et 800 000 000 Afgahnis d'une autre maison. Le Taliban a tué mon mari, mon beau frère et le mari de ma soeur qui étaient tous jeunes." |