
La communauté internationale garde le silence sur les crimes de guerre au Soudan
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Depuis le début de la guerre, en 1983, le FNI impose un régime de terreur aux indigènes du sud du pays. Viols, crimes, s'apparentent à un génocide et s'adressent aux populations civiles et en particulier aux femmes et aux enfants.
Pendant que la Yougoslavie vient de subir d'intenses frappes aériennes de
l'OTAN, en raison du nettoyage ethnique déclenché par les Serbes contre les Albanais de
la province du Kosovo, les fondamentalistes arabes musulmans du Soudan se livrent
impunément à un génocide contre les peuples indigènes africains du Sud Soudan, des
montagnes de la Nubie, du Nil bleu et de l'Est du Soudan. Aucun membre de la communauté
internationale ou des Nations Unies ne songe à les punir pour leurs nombreux crimes de
guerre. La communauté internationale et les Nations Unies ont, pendant des années,
ignoré les appels lances par la Nouvelle Autorité Civile Soudanaise et les responsables
d'églises, comme l'évêque Taban du diocèse Torit, pour offrir une terre d'asile aux
civils persécutés par le Front National Islamique (FNI). La communauté internationale
et les Nations Unies n'ont pas réussi à essuyer les larmes des orphelins dont les
parents et les proches alliés ont péri ans la guerre civile. Les civils sont victimes de
massacres aveugles, d'inanition, de viol, de recrutement force et de plusieurs autres
horreurs inimaginables. Le génocide a coûté la vie à 1,5 million de personnes au Sud
Soudan depuis que la guerre a commencé en 1983, selon le 'Rapport Sur Les Conflits
Armés' (1997). Les femmes, les enfants et les vieux constituent la majorité des
victimes. L'exécution
des civils innocents pendant la guerre est un crime qui viole le droit humanitaire
international mais la communauté internationale, et particulièrement le Conseil de
sécurité des Nations Unies, permettent aux musulmans fondamentalistes soudanais de
commettre des crimes de guerre en toute impunité. Le silence du Conseil de Sécurité des
Nations Unies, sur les atrocités commises par le régime du FNI contre les civils au
Soudan, nous oblige à nous demander dans quelles conditions le Conseil de sécurité
décrète des zones interdites aux vols. Une telle zone existe au Sud et au Nord de
l'Irak. A notre avis, les civils coincés dans les zones de guerre au Soudan vivent dans
des conditions semblables à celles des Kurdes du Nord de l'Irak, et ont le droit d'être
protégés par le conseil de sécurité. Leur situation est aussi la même que celle des
civils du Kosovo, une province de la Yougoslavie en proie aux bombardements de l'OTAN.
Dans ces conditions, il est par conséquent nécessaire que le Conseil de sécurité des
Nations Unies autorise au moins la création des asiles de protection pour les civils
persécutés par les forces du FNI dans les zones de guerre au Soudan. A part les
bombardements aériens aveugles, les troupes terrestres massacrent aussi les civils dans
les zones de guerre. Human Rights Watch/Africa (1994) rapporte que lorsque les soldats du
régime du FNI ont arraché la ville de Pibor à la SPLA en 1992, ils ont tout saccage et
massacre des civils dans les villages voisins. Parmi les morts, 32 enfants âges de 5 à 8
ans avaient été brûlés vifs dans leurs huttes. Des atrocités similaires ont
également été perpétrées par les soldats du FNI dans la ville de Yirol presque au
même moment en 1992. Les soldats ont tiré à tout hasard sur les civils. Les femmes et
les enfants ayant survécu à cette tuerie aveugle étaient traqués comme des
criminelles, violées et obligées de rentrer dans leurs maisons qui ont été brûlés
par la suite. En
dehors des atrocités ci-dessus narrées, le régime du FNI condamne également des civils
à la diète. Ce régime prive les populations des produits alimentaires et d'autres
produits de secours. Les agences d'aide humanitaire ne sont pas autorisées à livrer de
la nourriture et d'autres produits de secours dans les endroits ou ces produits sont
nécessaires. Après avoir visite les zones affectées par la famine dans la région de
Bahr El Ghazal en juillet 1998, la directrice exécutive de l'Unicef déclare : ''La
souffrance que j'ai vue dans ces zones touchées par la famine était horrible. Les
enfants qui devraient être en train de courir et de jouer sont devenus de simples figures
squelettiques trop faibles pour se tenir debout et incapables de se nourrir''. Elle
poursuit : ''Le plus choquant c'était les rangées de tombeaux fraîchement creuses à
Wau où on m'a raconté que 51 enfants et adultes venaient de mourir quelques heures plus
tôt''. Une récente enquête menée par l'Unicef dans 12 localités de Bahr El Ghazal
montre que le taux de malnutrition chez les enfants de moins de cinq ans est supérieur à
50 pour cent. La tragédie humaine constatée à Bahr El Ghazal en 1998 aurait pu être
évitée si le régime du FNI n'avait pas banni le 4 février 1998 tous les vols
humanitaires en direction de cette région. Plusieurs agences d'aide humanitaire voulaient
livrer des produits d'urgence aux zones affectées par la famine à Bahr El Ghazal, mais
elles n'ont pas pu le faire. Quelques agences d'aide humanitaire déjà présentes à
Aweil et Gogrial, deux villes de l'Etat de Bahr El Ghazal, etaient obligées d'abriter les
centres de secours à cause des attaques répétées organisées par les forces
paramilitaires du régime du FNI. Lual Guet Jok |