A qui profite le crime ? Eternelle question qui reste valable aussi en politique. L'avantage d'une telle question c'est de n'être posée qu'à partir du moment ou nous avons un embryon de réponse ! Donc ...
Qu'est-ce qui s'est dit en Espagne ces derniers jours ? Quels sont les contenus des discours sortis tout droit de la tête des politiciens de l'opposition espagnole ? Discours qui ont été repris et commentés amplement dans l'hexagone avec plus ou moins de bonheur par nos commentateurs patentés. La stupidité la plus probante est à mettre sans aucune contestation possible au crédit de notre Ministre des Affaires (Etranges), poète à ses heures et qui devrait le rester pour le bien de tous ! Pourquoi au demeurant le ci-devant Ministre n'épouse-t-il pas cette religion qui a encore montré à Madrid qu'elle est la paix et la tolérance personnifiées ?
L'ignominie la plus manifeste est à mettre au crédit d'un journaliste très connu (inutile de lui faire de la pub !) qui n'a pas hésité à accuser les Juifs de ce qui arrivait aux Espagnols. Il est évident que, lorsque les islamistes tuent, c'est Israël qui est coupable ! Où avais-je la tête ! Nous pouvons également prendre en compte les propos de ce journaliste perspicace du Figaro qui responsabilise GW Bush du seul fait de lutter contre le terrorisme, ce qui l'alimente dit-il. Oui c'est la nouvelle direction intellectuelle, la nouvelle soupe qui prend sa source dans l'incommensurable fatuité de nos penseurs. Combattre l'ennemi, c'est le renforcer. Se coucher devant c'est le combattre ! Daladier est battu. Chamberlin est dépassé de quelques longueurs et il ne nous reste qu'à choisir le remplaçant de Pétain, redonner du service à Papon en n'oubliant pas Laval à la seule condition que nos nouveaux maîtres les acceptent.
Combattre le terrorisme c'est lui donner vie, c'est pour cela que la France et ses gouvernants ont abdiqué. C'est certainement pour cela que l'Europe l'a financé, pour mieux le terrasser ! Derrida, le penseur patenté des révolutionnaires-bobos peut être fier de la profondeur de sa pensée et ses épigones peuvent continuer à utiliser la même idéologie tiers-mondiste qui fait de la victime le bourreau et du bourreau le personnage à plaindre et à secourir dans un mouvement qui ne peut être qu'une capitulation basée sur la culpabilité et la lacheté. Tout cela pour n'avoir pas à ouvrir les yeux sur la fin des idéologies du XX ème et sur la captation de ces mêmes idéologies par des individus, formés dans nos universités et qui ne veulent que le pouvoir, qui ne veulent que nous asservir pour conserver leur stratification sociétale ankylosée par des siècles de comportements figés par et dans un livre.
La question est de savoir si nous le leur donnons ou pas (le pouvoir). Si oui nous payons enfin le prix des croisades, de la colonisation pour le plus grand plaisir de nos tiers-mondistes et progressistes qui enfin auront raison de se réjouir. Ils avaient raison dans leurs développements et dans la paix de l'âme enfin retrouvée. Ils assoiront notre esclavage. En attendant ce temps béni il nous reste un préalable à régler : nous débarrasser des populations juives qui feront désordre dans le paysage idyllique de la paix enfin retrouvée !
Comme la réponse est un non catégorique il ne pourra y avoir que confrontation.
La gauche espagnole s'aligne sur les principes français et européens. Celle de la capitulation devant l'ennemi qui n'en est pas une puisque tous les penseurs, auteurs écoutés et édités nous disent que c'est de notre faute et que nous devons payer. Nous ne récoltons que ce que nous avons semé et comme ce que nous avons semé dans nos siècles de (fausses) Lumières a été fortifié et amplifié par les US ces derniers deviennent l'ENNEMI principal et nous sommes dès lors dans l'obligation d'aider les ennemis du grand Satan, puisque nous avons commencé et que les ennemis de mes ennemis etc.... très facile de tourner rapidement en rond. C'est d'une simplicité et d'une logique implacable.
Ces idées forment la trame de la plus grande partie des ouvrages édités (et de la plus grande escroquerie intellectuelle) depuis le 11 septembre dont le but global ou de chacun (ouvrage et auteur) pris isolément est de DEDOUANER L'ISLAM de l'accusation de crime et de barbarie. Pour Madrid cela sera la même chose. C'est AZNAR le coupable ! et si ce n'est lui c'est quelqu'un des siens ..tiens je connais ! Nous allons avoir du mal il est vrai à faire entendre une voix (voie) autre et à renverser la situation tant que ces lugubres sires tiendront le haut du pavé.
En Espagne il s'est ouvertement dit que l'opposition, si elle avait été aux commandes n'aurait pas permis qu'une telle action puisse arriver ! Comment peut-on être aussi sûr de cela ? A moins d'avoir passé un accord ou signé un "traité de paix" je ne vois pas comment une certitude pareille pourrait être affichée. Mais bon, très bien, supposons, mais comment aurait-elle agi pour arriver à ce résultat ?
En s'alignant tout simplement sur le camp de la Paix. Traduisons : en acceptant le dictât islamiste avec pour corollaire le renforcement de l'opposition à "l'impérialisme" des US qui restent, rappelons-le l'ennemi principal, le seul qui soit à combattre. Tant pis si en tant qu'impérialisme, seul l'islam politique peut en être crédité. Ce discours, il est vrai, tout plein du " bon sens progressiste " est en regard des morts pour rien, la pire ignominie que des hommes et des femmes peuvent tenir et il n'est pas fortuit de l'entendre de la bouche de TOUS CEUX QUI ONT DEMISSIONNE face à l'islamisme. La lâcheté des uns renforce celle des autres et, terroristes et " victimes " ayant échappé à la mort ou à la blessure ne font plus qu'un. Couple morbide à partir duquel aucune vie ne peut être possible.
La gauche espagnole rejoint le camp français, celui qui a fait allégeance à l'Islam. La gauche espagnole rejoint l'Europe aux finances généreuses et secrètes mises au service d'organisations terroristes.
Il est évident que le label Ben Laden, celui d'Al Quaeda font vendre du papier et de l'antenne, donc rapportent gros ; c'est d'ailleurs pour cela qu'ils sont utilisés sans aucune vérification, sans aucune certitude, mais en la matière nos médias manifestent une habitude aux antipodes de la déontologie. Lancer n'importe quoi sur les ondes ou sur les pages est devenu un protocole courant dans les milieux journalistiques de France et d'Europe. Soyons aussi généreux pour ceux qui oeuvrent " Tras los montes ".
Les événements ont fait que le PSOE accède au pouvoir, (il n'est pas dit qu'il l'ai gagné) l'Europe gagne un soutien de poids à quelques encablures de l'entrée des nouveaux membres et se débarrasse d'une épine, les US perdent un allié et des troupes sur le terrain, l'ONU récupère un allié et un soutient inconditionnel et les islamistes ont bénéficié d'une large tribune internationale.
Il est facile d'en déduire à qui profite le crime ! Tous ces éléments nous amènent à dire que l'Europe et les islamistes sont les grands vainqueurs de la confrontation morbide et électorale espagnole.
Mais est-ce bien AL Quaeda qui est derrière cette tuerie ? Oui dit-on ! Qui nous le dit ? AL Quaeda même avec force détails et visite guidée presque pas à pas pour trouver tous les éléments qui fourniront la preuve que c'est bien Al Quaeda. Même au prix du sacrifice d'un des membres de la confrérie qui aurait pu s'enfuir mais qui ne l'a pas fait (pourquoi pousser le sacrifice à ce niveau ?). Ici le sacrifice ne va pas jusqu'à la mort par auto-explosion, mais le résultat est le même.
Rien qu'en regard de cette démarche nous aurions dû récupérer une ligne de prudence de bon aloi mais comme les US sont mis en état de faiblesse il faut appuyer le propos et organiser le chantage à l'ONU dans le genre : je reste si ... !
Rien en l'état actuel des choses nous dit qu'une sous-traitance n'a pas été organisée entre les organisations " révolutionnaires " locales ou non, ETA comprise bien entendu. Ses démentis ne prouvent rien. Sa vitrine politique briguait aussi les suffrages.
Seule certitude pour le moment 201 morts et plus de 1500 blessés et le sentiment que des complicités actives et passives se sont manifestées. Pour organiser une telle action il faut bénéficier de complicités sur le terrain et d'une logistique relativement importante et d'une ligne de fuite.
Nous ne devons plus nous leurrer et si l'islam politique s'invite à la table électorale (peu importe le pays) c'est pour y faire sa loi et cela rappelle la formation des cadres islamistes, voir les affaires dites Carla Bruni et Municipalité de Trappes. Le fondement de l'action semble être de la même veine, peser sur les processus électoraux, seule la méthode est différente. Pour l'instant les quelques actions ci-après restent problématiques et sans réponse satisfaisante :
Le gouvernement de la Catalogne a secrètement pris contact avec l'Eta.
C'est de Barcelone et donc de Catalogne que partent les attaques les plus virulentes contre AZNAR.
Le gouvernement central de Madrid mène une lutte très conséquente contre les terrorismes (islamiste d'Al Quaeda, islamiste du Maroc et du Maghreb et Eta).
Cette lutte sera-t-elle poursuivie ?
Les explosifs utilisés sont tous d'origine espagnole. Qui les a fournis ? Qui les a achetés ?
Les détonateurs sont également de facture espagnole( mêmes questions)
Il est évident que l'enquête de police apportera des réponses à ces questions. Mais pour l'instant ... rien ! A part de supputer que la France, qui est la base de repli de l'Eta, peut devenir celle des islamistes du Maghreb ou d'ailleurs. Tanger n'étant pas aussi permissif que Paris.
L'islam n'en est pas à sa première tentative de pénétration en Europe. Il bénéficie aujourd'hui d'un climat propice du seul fait de la permissivité dont font preuve nos dirigeants à son encontre.(C'est bien Monsieur Tarik Ramadan qui a été dit-on contacté par le bureau de Monsieur Prodi pour être le " monsieur Islam " pour l'Europe. Qu'en-est-il aujourd'hui ?) Il y a des silences qui en disent plus long que les discours !
A des fins d'éviter un nouveau rejet, il faut préparer le terrain et l'idéologue de service, le même Ramadan, n'aura pas à ménager son travail pour que cette religion et cette idéologie, qui ont toujours été ressenties comme des corps étrangers dont les greffons n'ont jamais pris correctement, même dans les Balkans soient enfin acceptées par les quidams européens. A chaque fois que cette idéologie a tenté de s'implanter elle a échoué et les essais et tentatives de nous faire accepter le fait que la "culture " islamique appartient à notre histoire, à nos fondements sont les actions qui doivent pour certains minimiser le rejet. Ces rejets tiennent plus au contenu de l'idéologie qu'à un non vouloir des européens. L'islam politique est une idéologie de pouvoir absolu et qui n'est pas musulman est forcément soumis à !
La lutte ne fait que commencer. Elle sera longue, douloureuse et fratricide car une partie de nos concitoyens restent aveuglés par les idéologies auxquelles ils ont adhéré et qui ont bercé leurs actions comme " Etre dans le Monde " mais, l'Histoire nous renseigne l'Europe, la France ne seront jamais à l'Islam malgré la volonté présidentielle de gérer " le métissage culturel ".
Le renforcement de l'axe Paris-Berlin-Madrid est donc à l'ordre du jour et cette nouvelle entité diplomatique aura forcément des implications dans les relations Madrid-US et Madrid-Israël, d'autant que la non-intervention dans le monde économique affichée par le futur Premier Ministre risque de fragiliser encore plus les contextes économiques européens et de mettre sur le tapis TOUTES LES RELATIONS AVEC LES NOUVEAUX MEMBRES au nombre desquels la POLOGNE reste un élément majeur de l'élargissement de l'Europe vers l'Est. Ces axes diplomatiques auront des répercussions sur la lutte anti-terroriste, sur la justice qui lui est associée, sur les actions en direction de Guantanamo et en direction de La Haye et bien sur en direction des troupes européennes qui sont en Afghanistan et en Irak.
Les gouvernements français qui ont favorisé l'intrusion " pacifique"de l'Islam en tant que cette religion est aussi une idéologie de pouvoir ne peuvent être que repoussés par le peuple comme il le fit de Vichy et du fascisme. Alors pour se maintenir, les hommes au pouvoir vont être tentés d'utiliser le modèle créé par la gauche espagnole et par les événements du 11Mars 2004.
AZF et les dernières lettres reçues peuvent (aussi) s'analyser comme faisant parties intégrantes de ce modèle.
Pierre-Jean Albignac |