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L'islamophilie du journal Le Monde

par Ange Gabriel

 

Depuis trop longtemps notre pays subit une censure politiquement correcte en faveur de l’Islam. L’amalgame entre « racisme » et « critique de l’Islam », aussi grotesque et mensongère soit-elle, a depuis trop longtemps pesé sur les consciences. Alors que les musulmans réformateurs auraient été les premiers bénéficiaires d’une critique sans complaisance du Coran et de Mahomet, les délires inquisitoriaux des associations prétendument anti-racistes, tel le Mrap ou la Ligue des Droits de l’Homme, bâillonnent le droit d’expression et paralysent la prise de conscience du danger islamiste en France. L’information dérangeante sur l’Islam ne manque pourtant pas : le nombre de versets coraniques ruisselant de haine contre les incroyants, l’obligation de djihad pour le musulman, l’infériorité juridique de la femme, les crimes historiques de Mahomet sont connus par tous les islamologues dignes de ce nom. Mais alors, qui sont les relais de la désinformation islamophile en France ?

L’aveuglement des médias

Contrairement à une idée reçue, ils sont beaucoup moins nombreux qu’on ne le pense, mais leur présence aux endroits stratégiques de la production médiatique explique la chape de plomb qui avorte encore la dénonciation objective de l’Islam en tant que système de croyances archaïques et barbares. Si les médias ont eu une grande part de responsabilité dans l’aveuglement islamophile courant dans les années 80 et 90, c’était surtout par ignorance de l’Islam et sympathie naturelle envers les immigrés musulmans qui, à l’époque, étaient beaucoup plus émancipés que maintenant. La sensibilité majoritairement à gauche des journalistes a longtemps expliqué leurs a-prioris favorables pour cette « religion des pauvres », sans comprendre qu’enfermer les immigrés dans leur "particularisme musulman", c’était justement retarder leur assimilation complète dans la société française…  

Mais depuis que les attentats du 11 septembre à New York ont révélé le danger de l’islamisme à la face du monde, depuis aussi que le Coran est devenu aisément accessible dans nombre de librairies et bibliothèques, une prise de conscience salutaire se dessine lentement. Des journaux aussi sérieux que Valeurs Actuelles et Le Figaro osent briser le tabou de l’islamo-correct en France, et probablement confiant dans sa notoriété et dans sa protection conférée par son engagement contre l’intolérance, le rédacteur en chef Claude Imbert du journal Le Point affirma sans complexe que ni Mahomet, ni le Coran ne lui sont très sympathiques… Ainsi, pour avoir le droit de critiquer l’Islam dans notre pays, il faut avoir été décoré de la médaille anti-raciste et avoir prouvé son engagement vertueux contre l’extrême-droite. Comme si la distinction entre "Islam" et "immigrés" n’allait pas de soi, comme si la religion demeurait indubitablement collé à la peau à des hommes et femmes issus du Maghreb, comme si les personnes de culture musulmane seraient incapables d’esprit critique sur la religion de leurs ancêtres ! 

Cette suspicion généralisée à l’égard des déviants « islamophes » (terme utilisé pour la première fois par l’ayatollah Khomeiny contre les sympathisants de Salman Rushdie, puis ingénieusement recyclé par le Mrap) trahit la puissance des relais islamophiles dans la conscience collective de notre nation. En fait, un seul pilier médiatique est largement responsable de la censure islamo-correcte en France : le journal gauche-caviar Le Monde. 

Le temple de la pensée unique : le journal Le Monde

Lu comme une parole d’évangile par l’élite politique, les étudiants de Sciences Politiques ou les élèves à l’ENA, le journal Le Monde, ce temple de la pensée unique dont les trois grands prêtres sont Alain Colombani, Edwy Plenel et Alain Minc, exerce un pouvoir démesuré sur la vie intellectuelle et idéologique en France. Il aura fallu le courage admirable de Pierre Péan et Philippe Cohen, auteurs de "La Face Cachée du Monde", pour que les masques tombent. Ce livre mémorable pointa l’idéologie particulière du journal Le Monde dont la « xénophilie », c’est-à-dire l’amour inconditionnel de tout ce qui est étranger parce qu’il est étranger, trouve son explication dans l’histoire personnelle du triumvirat de « ce journal de référence » : né dans une famille d’indépendantistes corses, Alain Colombani nagea toujours dans une ambiance anti-française. Trotskiste durant sa jeunesse, Edwy Plenel garda toujours une sympathie secrète pour les thèses tiers-mondistes. Enfin le prédateur utra-libéral Alain Minc ne connaît que la mondialisation comme frontière intellectuelle.

Or la xénophilie du journal Le Monde le conduit à refuser toute critique de l’Islam, au motif absurde que la critique de l’Islam reviendrait à « stigmatiser les musulmans », crime impardonnable relevant d’un racisme aussi abhorré qu’imaginaire. Son empreinte gauche-caviar et ses réflexes bien-pensants le conduit à étouffer des phénomènes sociaux objectivement avérés comme la surreprésentation des jeunes issues de l’immigration musulmane dans les actes de délinquance. Enfin l’idée absurde que l’Islam soit compatible avec la laïcité reste une des grandes lubies du journal Le Monde. Ce journal tait la montée de l’islamisme dans notre pays, prenant même partie pour les jeunes filles voilées au nom du « droit à la différence ».

Comment échapper à la désinformation du Monde ?

La toute puissance du journal Le Monde donne le ton dans les autres médias, ces médias moralement « incités » à suivre sa ligne éditoriale très favorable à  l’Islam. Depuis les attentats du 11 septembre et le retentissement médiatique de la "La Face Cachée du Monde", ce journal commence à modérer ses ardeurs, mais ses diatribes contre « l’islamophobie » entretiennent toujours ce climat délétère dont se délectent le Mrap, l’autoproclamée « Ligue des Droits de l’Homme » et autres chasseurs de sorcières « antiracistes ».  

Pour échapper au pouvoir stérilisant du Monde, probablement faut-il laisser le temps au temps. Car même le journal Le Monde ne pourra encore résister durablement contre la réalité cruelle des faits : attentats islamistes, recul de la condition féminine dans nos banlieues, montée d’un communautarisme agressif chez certains jeunes musulmans n’incitent guère à l’optimisme. Les journalistes de bonne foi du journal Le Monde peuvent infléchir l’extrême complaisance de leur journal à l’égard de l’Islam, mais il leur faudra d’abord renverser ce triumvirat Colombani-Plenel-Minc qui cherche à imposer sa marque sur une actualité rendue politiquement correcte. Car comme les autres institutions médiatiques, Le Monde devra bien un jour reconnaître l’incompatibilité de l’Islam avec la modernité.

Ange Gabriel