Communiqué du MMLF, Mouvement des Maghrébins Laïques de France :
Le samedi 3 juillet, l’AFP émettait une dépêche rappelant la plainte déposée par Louis Chagnon contre le MRAP et Monsieur Kamel Zmit. Les informations contenues dans ce texte étant incomplètes, je vous suggère de vous référer au texte consultable ici et transmis le 12 février 2004 à cette même agence par l’avocat de Louis Chagnon.
On y découvre que Kamel Zmit n’est pas un simple parent d’élèves, mais le porte-parole du collectif qui s’est organisé pour attaquer Monsieur Chagnon. Sur la défensive, Kamel Zmit confie son désarroi d’être présenté comme un « agent de l’obscurantisme religieux islamiste ». Il se dédouane en affirmant qu’il « s’est installé en France pour échapper à la pression des islamistes algériens ». J’avoue ne pas comprendre comment une victime de l’islamisme puisse se ranger aux côtés du bourreau, ou peut-être a-t-il agit à l’insu de son plein gré ? Les femmes et les hommes qui ont subi des pressions de la part d’islamistes algériens n’ont de cesse de dénoncer le type de censure dans laquelle s’est impliqué Monsieur Zmit, et il est hors de question pour eux de collaborer avec le MRAP, dont nous avons dénoncé à maintes reprises ses positions pro-islamistes.
Dans son élan défensif, Kamel Zmit s’indigne, en annonçant que « quand on s’appelle Kamel, on est aussitôt catalogué ». Ah bon ? Mes amis du Mouvement des Maghrébins Laïques de France qui s’appellent Mohamed, Saïd, Tarek, et moi-même ne pouvons accepter cela. Cette affirmation procède de la même démarche victimaire qui sied tant aux islamistes et à leurs alliés. Comment pourrais-je ne pas qualifier un individu de pro-islamiste ou d’islamiste lorsque celui-ci use de leurs méthodes ? Kamel Zmit poursuit en affirmant « qu’il n’observe pas le ramadan et que sa fille ait été d’office privée de porc à la cantine de son école. » Si l’absence de jeûne était un gage de laïcité et de non soutien aux islamistes, l’extrême gauche –composée en majorité d’athées- se joindrait à notre combat contre les tartuffes islamistes.
D’autre part, j’espère que Monsieur Zmit a porté plainte lorsque sa fille a été privée de porc. C’est me semble-il plus grave pour le laïque qu’il prétend être, que de voir l’Islam –auquel il n’adhère pas- critiqué.
A l’entendre, Kamel Zmit n’a « jamais voulu se situer sur le terrain religieux. Son problème était les enfants, les dégâts qu’un tel cours pouvait faire dans leur esprit. » C’est raté ! En somme, pour protéger les enfants, Monsieur Zmit, épaulé par le MRAP aurait bien réintroduit le délit de blasphème, quid des dégâts que ça pouvait causer à toute la société, et surtout aux laïques, comme lui-même.
Monsieur Zmit termine avec l’argument de choc « Mais que faire quand vous avez l’impression que vous n’existez pas ? ». Cet argument qui permet de justifier tout et n’importe quoi, depuis la délinquance maghrébine qui serait due au manque d’écoute des jeunes, jusqu’aux actes antisémitismes, liés au conflit israélo-palestinien (et donc aux méchants sionistes), est promu par de nombreuses associations antiraciste et droit de l’hommiste au rang d’une jurisprudence.
Mais non, le MMLF, privé d’expression publique, a l’impression de ne pas exister. Ce n’est pas pour autant que nous allons soutenir les islamistes dans leur tentative de censure à l’égard des laïques.
Kébir Jbil
Président du MMLF |