
SOS-Islam s'indigne du rapport scandaleux de la CNCDH par SOS-Islam
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C’est avec consternation que nombre de fidèles lecteurs de SOS-Islam apprirent que leur site favori a été mentionné parmi les sites racistes à la conférence de l’OSCE du 16 et 17 juin 2004 à Paris. Dans une contribution scandaleuse de la Commission Nationale Consultative des Droits de l’Homme (CNCDH), consultable ici, l’organisation énumère sans aucune précaution d’usage une longue litanie de sites dont certains appellent ouvertement au racisme, y incluant sans fondement l’organisation SOS-Islam. 1. Une démarche abusivement fondée sur les liens SOS-Islam s’indigne de ce procès d’intention dont se rend coupable la CNCDH. A aucun moment, aucun élément probant ne fut apporté pour justifier la classification de SOS-Islam parmi les sites ouvertement racistes. D’après la lecture du document, il semble que le simple suivi des hyper liens depuis des sites ouvertement racistes (sites dont SOS-Islam reconnaît l’existence et qu’elle condamne par ailleurs) ait motivé cette classification injurieuse, comme le reconnaît son auteur : « La recherche des sites racistes français a été menée à partir des moteurs de recherche, essentiellement Google, mais plus efficacement en suivant les liens internes des sites racistes. » Ou encore : « Les sites ci-dessous ont donc été répertoriés, pour l’essentiel, à partir des hyperliens entre sites racistes français. » Pourtant ce raisonnement fondé sur les liens n’est pas seulement dommageable pour la liberté d’expression, il se révèle simpliste et réducteur. Ce n’est pas parce qu’un site possède un lien pointant vers un site raciste que ce premier s’avère raciste. En effet, la présence d’un hyperlien entre deux sites ne signifie nullement l’adhésion idéologique entre ces deux sites. Dans SOS-Islam, des liens pointent vers des sites islamistes, ce qui ne veut nullement dire que SOS-Islam soit islamiste. Par exemple un site dénonçant l’extrême droite se doit de comporter des liens vers des sites appartenant à cette mouvance politique, afin de donner une certaine crédibilité à ses accusations. Bien sûr, une page de liens pointant exclusivement sur des sites racistes introduit un doute quant à l’intention raciste de ce site. Concernant SOS-Islam, seul 2 liens rentrerait dans cette catégorie contre… 24 en tout, dont 3 liens vers des sites musulmans. Les 2 sites en question ne sont nullement référencés pour cautionner leur éventuel débordement raciste, mais pour présenter de manière générale le débat intellectuel autour de l’Islam sur Internet. En cas de dérives ou d’interdictions judiciaires de ces sites, SOS-Islam s’engage à supprimer automatiquement ces liens. Nous le voyons, cette focalisation sur le critère supposé déterminant des liens demeure abusif, d’autant que la CNCDH reconnaît elle-même que sa classification par liens intègre des sites qui ne relèvent pas nécessairement de la haine raciale : « Bien que la lecture des pages d’un site ne révèle pas à priori de formulations délictueuses, l’établissement sur celui-ci d’une page de liens multiples planifiés, coordonnés et convergents, vers des sites dont les contenus véhiculent la haine […] a été considéré comme un critère d’évaluation du racisme. La mise en ligne de ces liens traduit une démarche intentionnelle de l’éditeur. » Evidemment, cette « intentionnalité » de l’éditeur reste à prouver, et n’appartient qu’à l’imagination fertile de la CNCDH. Cela nous amène à la seconde accusation de la CNCDH, en l’occurrence une supposée proximité idéologique entre des sites qui ne se connaissent tout simplement pas. 2. La prétendue appartenance à la nébuleuse SOS-Racaille Sans apporter la moindre preuve étayant son argumentation, la CNCDH cite SOS-Islam parmi les sites issus de l’éclatement de SOS-Racaille en 2003. Il semblerait que la CNCDH accuse (toujours sans le nommer explicitement) SOS-Islam d’appartenir à cette mouvance et de servir de vitrine de « respectabilité » à cette nébuleuse : « Un partage des tâches : De fait les divers acteurs de cette mouvance issue du forum de l’ex sos-racaille procèdent à un partage des responsabilités : certains tentent d’attribuer à leur site une image de respectabilité » Manque de chance, pour que cette idée de « tête de pont respectable » à cette nébuleuse soit défendable, il faudrait logiquement que les liens de SOS-Islam pointent massivement et de manière évidente vers les sites issus de SOS-Racaille. Nous avons vu que ce n’est pas réellement le cas, puisque seulement 2 liens sur 24 répondraient à cette exigence. Il n’existe donc aucune intentionnalité évidente de la part de SOS-Islam de servir de « vitrine respectable » à la nébuleuse SOS-Racaille. Quant aux « divers acteurs issue du forum de l’ex-sos-racaille » censés diriger SOS-Islam, ils appartiennent tout simplement au domaine de l’imaginaire. En fait, la seule ressemblance possible entre SOS-Islam et SOS-Racaille réside dans le nom fondé sur même préfixe. Mais est-ce parce que deux individus portent le même prénom qu’ils partagent les mêmes valeurs ? 3. Le caractère vague des accusations de la CNCDH A priori, le caractère institutionnel de la CNCDH semble donner du crédit à ses accusations. D’autant que certaines sont largement fondées, concernant des sites objectivement racistes et extrémistes dont il serait inopportun de faire la publicité. Assurée par l’adhésion légitime qu’inspire la dénonciation de ces sites extrémistes, la CNCDH montre son assurance : « Les sites qui sont mentionnés ici, ont donc été appréciés, à la lumière des textes qui sanctionnent l’expression de la haine raciale » Pour se contredire juste après : « De plus, connaissant les exigences de la loi, les éditeurs de sites francophones racistes modèrent leurs discours et prennent des précautions qui leur permettent de contourner les textes en vigueur. » Comment peut-on rentrer dans le cadre des textes en vigueur, tout en contournant leur portée juridique ? La CNCDH se contredit de toute évidence. En réalité, la CNCDH semble appuyer ses accusations sur l’impression très subjective que lui inspire, à ses yeux, le contenu d’un site comme SOS-Islam et non sur des données précises et susceptibles de servir de matière objective à un débat contradictoire : « Dès lors, les manipulations sémantiques permettent de diffuser le message raciste, non plus par des formulations directes mais des suggestions, des insinuations, des amalgames. » Quelles suggestions ? Quelles insinuations ? Quels amalgames ? La CNCDH se garde bien de préciser sa pensée. Par son caractère vague et flou, cette accusation relève du délit d’intention, du délit de pensée qui n’a rien à voir avec une démonstration rigoureuse, comme le confirme la CNCDH elle-même : « Certains contenus qui ne sont donc pas soumis à sanctions selon les dispositions de la législation française, peuvent donc d’un point de vue moral, représenter des atteintes à la dignité humaine et constituer de véritables manifestations de racisme. » Quelle morale ? Quelle dignité humaine ? Existe-t-il un texte juridique qui précise la « bonne » et la « mauvaise » morale ? La notion de morale ne dépend-t-elle pas de la subjectivité de chacun, à l’inverse de la Loi qui s’applique à tous ? Pourtant SOS-Islam, contrairement, aux « insinuations » et aux « suggestions » de la CNCDH, n’est pas insensible à la notion de morale. La morale de SOS-Islam est simple : dénoncer l’Islam sans attaquer les musulmans en tant que personnes humaines, pour la simple et bonne raison que les musulmans sont les premières victimes de cette croyance archaïque et barbare. 4. La notion de racisme dévoyée Venons-en aux faits, puisque la CNCDH évite soigneusement de rentrer dans le sujet. La haine raciale, par définition, consiste à haïr une personne en raison de son origine raciale, ni plus, ni moins. Or depuis quand une religion serait-elle une race ? Depuis quand l’Islam déterminerait l’appartenance raciale du musulman ? Depuis quand existerait-il des « gènes musulmans » ? C’est pourtant exactement ce que laisse entendre la CNCDH qui explique que parmi ses critères de racisme, figurent la présence de « contenus anti-musulmans », alors que le rejet des musulmans en tant que tels, aussi viscérale et diffamante soit-elle, n’a strictement rien à voir avec le racisme ! De manière générale, il ne faut pas confondre l’intolérance religieuse et l’intolérance raciale. Bien que les contenus violemment anti-musulmans soient moralement répréhensibles, ils ne peuvent, quel que soit le caractère diffamant qui les accompagne, servir de prétexte à une classification parmi les organisations racistes. Certes, il est tout à fait permis de lutter contre l’intolérance sous toutes ces formes, il est tout à fait permis de dénoncer la « musulmophobie » au même titre que d’autres atteintes à la dignité humaine. Par contre, il est profondément scandaleux que la notion de racisme soit dévoyée pour porter un préjudice moral contre des sites qui ne se situent clairement sur un autre plan conceptuel. Bien sûr, il existe des situations où le « rejet des musulmans » sert de paravent à une authentique hostilité raciale contre les « arabo-musulmans », dans l’esprit tordu de quelques racistes. Tout comme les propos « anti-sionistes » peuvent servir de paravent à une véritable haine « antisémite ». Mais est-ce une raison pour opérer les mêmes amalgames intellectuels que ces racistes authentiques ? Est-ce que les raccourcis tordus des racistes doivent influer sur la bonne compréhension de termes aussi capitaux que le « racisme » ? Est-ce que la CNCDH ne doit justement pas démontrer sa crédibilité et son objectivité en dénonçant la confusion mentale de ces racistes entre religion et origine ethnique ? Pour ceux qui ne seraient toujours pas convaincu par cette dérive syntaxique dont se rend coupable la CNCDH, citons les autres critères de racisme ayant servi à son étude, ainsi « les contenus homophobes » et même les « contenus anti-maçonniques »… Parce que le rejet de la franc-maçonnerie serait, selon la CNCDH, une forme intolérable de racisme ? 5. Critiquer l’Islam, mettre les musulmans face à leurs responsabilités L’accusation d’incitation à la haine raciale, concernant SOS-Islam, ne tient donc nullement. Par contre, des organisations qui connaissent mal SOS-Islam pourraient s’interroger – au premier sens du terme – sur l’éventuelle nature « musulmophobe » de SOS-Islam. Nous verrons point par point que leurs interrogations demeurent sans fondements. Précisons tout d’abord la différence fondamentale entre « islamophobie » et « musulmophobie ». L’islamophobie consiste à dénoncer l’Islam en tant que système de croyances, tandis que la musulmophobie s’attaque aux musulmans en tant que personnes humaines. Avec l’islamophobie, nous nous situons donc clairement sur le plan des seules Idées, non des personnes. Avec la musulmophobie, nous confondons la croyance d’une personne – aussi regrettable soit-elle – avec l’intimité de son être, la dignité intrinsèque qui l’habite comme tout homme et femme. Or SOS-Islam se réclame de l’islamophobie, mais rejette sans appel la musulmophobie. Pour SOS-Islam, les musulmans sont d’abord des victimes de cette croyance absurde qui s’appelle l’Islam, non des coupables. SOS-Islam fait bien la différence entre les personnes agnostiques de tradition musulmane (que SOS-Islam appellent « musulmans sécularisés »), les « musulmans réformés », les « musulmans conservateurs », enfin les « islamistes ». Quand SOS-Islam parle de « musulmans », elle parle évidement de ces personnes qui croient en la nature divine du Coran et qui se soumettent à la parole d’Allah (« musulman » signifie « soumis » en arabe). Ce qui n’empêche pas SOS-Islam de fustiger les manipulations dont sont victimes ces mêmes musulmans de la part des prédicateurs islamistes et d’imams rétrogrades qui crient volontiers au « racisme » dès que leur religion est contestée. Car SOS-Islam croit que l’Islam est en soit une doctrine politico-religieuse à vocation impérialiste et anti-libérale. Un parallèle intéressant peut être établi avec le communisme, cette doctrine messianique qui causa également un tort considérable à l’humanité. Or tout comme nombre de communistes crurent de bonne foi dans le marxisme, SOS-Islam reconnaît volontiers que la majorité des musulmans croient de bonne foi dans le Coran, même si ce dernier contient des versets contraires aux valeurs démocratiques et libérales. Mais cela n’empêche pas de mettre les musulmans face à leurs responsabilités ! Cela n’empêche pas de prévenir les musulmans qu’ils soutiennent, même sans le savoir, une idéologie susceptible d’entraver l’émancipation de la femme et les droits de minorités ! Cela n’empêche de les prévenir, sans mépris ni condescendance, qu’ils font le jeu, même sans le vouloir, des islamistes ! Un exemple : qui imaginerait une seconde que mettre les Catholiques face à leurs responsabilités (à propos des conceptions de l’Eglise concernant la contraception, l’homosexualité…) relèverait d’une haine anti-catholique ? Ne peut-on pas être critique sans arrière-pensées ? Les Catholiques ne seraient-ils pas les premiers bénéficiaires de cette franchise à l’endroit de leur religion ? La franchise à l’égard de l’Islam, voilà un merveilleux cadeau que nous pouvons faire aux musulmans. Il n’y a aucune injure à démontrer rationnellement à un musulman en quoi il se trompe, et en quoi ses croyances relèvent de la pure superstition. Il n’y a aucune injure à expliquer patiemment à un musulman pourquoi l’Islam constitue un frein au progrès humain dans les sociétés musulmanes. Bref, il n’y aucune injure à mettre les musulmans face à leurs responsabilités. Conclusion Si les musulmans étaient à 90% de grands blonds aux yeux bleus, la position de SOS-Islam ne changerait pas d’un iota. SOS-Islam se moque éperdument de la couleur de peau des musulmans, ce qui lui importe, c’est la nocivité objective du Coran qui appelle au meurtre des incroyants et à l’avilissement de la femme. SOS-Islam se situe donc clairement sur un autre terrain que le racisme. De plus, SOS-Islam éprouve de la compassion envers la majorité des musulmans qui croient de bonne foi en la superstition de l’Islam, attristé que des êtres humains aussi dignes et respectables puissent se rattacher avec autant d’aveuglement aux délires fantasmagoriques du Coran. SOS-Islam ne rejettera donc jamais les musulmans en tant que personnes humaines, ces premières victimes de l’Islam, par contre, SOS-Islam souhaite mettre les musulmans face à leurs responsabilités en leur montrant, avec amour et patience, que leurs croyances archaïques sont de nature à entraver la démocratie, les Droits de l’Homme, la liberté de conscience, la condition féminine. SOS-Islam ne croit pas en la fatalité de « gènes musulmans » qui resteraient éternellement insensibles à l’esprit critique, au progrès de l’intelligence humaine, à la Raison telle que la définissaient Descartes ou Voltaire. Alors pourquoi ce rapport injurieux ? En fait, la réponse se trouve très probablement dans l’auteur de ce rapport de la CNCDH, un certain Gérard Kernforn. Or il se trouve que ce Mr.Kernforn est avant tout un militant du MRAP, cette organisation tendancieuse qui s’était fait remarqué pour avoir traîné dans la boue Louis Chagnon coupable d’avoir affirmé que « Mahomet était un voleur de caravanes » avant que le MRAP ne retire précipitamment sa plainte. Rappelons que Rachid Kaci (UMP) a condamné en termes très clairs les agissements du MRAP, ainsi que ses dérives contre « l’islamophobie ». Dans ces conditions, SOS-Islam estime que la CNCDH a manqué gravement à son devoir d’objectivité et de neutralité, en acceptant qu’un membre d’une organisation partisane, le MRAP, rédige un rapport intégré dans ses travaux. SOS-Islam
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