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Nous n'oublierons jamais les enfants martyrs de Baslan !

par Ange Gabriel

 

Nous n’oublierons jamais les enfants martyrs de Baslan. Nous n’oublierons jamais ces petits corps ensanglantés, ces petits membres arrachés par l’explosion criminelle de leur école, ces visages défigurés sous les balles des bourreaux islamistes. Nous n’oublierons jamais la cruauté des islamistes tchétchènes qui filmèrent avec sadisme le plasticage d’une salle remplie d’enfants, les traces de sang sur le carrelage témoignant d’une récente exécution, l’absence totale d’humanité que manifestait leur âme insensible à la moindre pitié.

Premier génocide d’enfants de ce troisième millénaire, des centaines d’innocents de l'Ossétie du Nord furent la proie des bouchers islamistes. Abrutis par leur religion insensée, matraqués par les appels récurrents à la haine que contient le Coran, incapables de mettre en doute l’enseignement guerrier de Mahomet, les islamistes tchétchènes offrirent à leur faux dieu Allah le corps supplicié de leurs innocentes victimes, tels les sacrificateurs précipitant des centaines d’enfants dans la gueule béante du dieu Baal sous l’antique Carthage.

Au-delà de la condamnation unanime devant un crime si atroce, de graves insinuations apparurent dans les colonnes de grands journaux parisiens. Alors qu’une unions sacrée aurait dû réunir tous les démocrates contre la peste islamiste qui tue aussi bien à Baslan, à Bagdad, à Madrid, à New York, à Alger, à Tel-Aviv qu’à Bali, le journal Le Monde accusa instantanément les forces militaires russes d’être à l’origine du massacre, elles qui auraient donné l’assaut en dépit de l’extrême danger pour la vie des enfants.

En réalité nous le savons maintenant, l’accusation du journal islamo-correct Le Monde relève du pur mensonge. Car c’est bien une explosion imprévue qui a suscité l’intervention improvisée des forces russes, et non l’inverse. Les islamistes tchétchènes auraient-ils voulu précipiter l’extermination de centaines d’enfants devant la modération avérée des autorités russes qui leur proposèrent même la vie sauve et la liberté s’ils relâchaient les otages ? Un ordre venu de l’extérieur aurait-il achevé de les convaincre ?

Toujours est-il que tous les doigts médiatiques convergèrent sur la responsabilité supposée des forces russes, comme si les terroristes islamistes n’avaient été qu’un « détail » dans l’insoutenable tragédie. Si des néo-nazis avaient pris en otage toute une école juive en Pologne avant d’exterminer les malheureux enfants, le journal Le Monde n’aurait certes pas titré sur les « mensonges » de l’Etat polonais. Grand spécialiste du Moyen-Orient et connaisseur lucide de l’islamisme, Antoine Sfeir se scandalisa durant une émission de l’attitude complaisante des médias français à l’égard des égorgeurs islamistes. Car pourquoi les médias occidentaux se sont-ils évertués à relativiser les responsabilités des bourreaux islamistes ?

« Les horreurs de l’armée russe en Tchétchénie expliquent le passage à l’acte de nombreux terroristes tchétchènes », lit-on dans les journaux.

Parce que des enfants seraient responsables des crimes de leur gouvernement ? Parce que des enfants doivent mourir à cause de l’entêtement de leurs dirigeants ? C’était exactement le raisonnement des bourreaux nazis, eux qui brûlèrent des dizaines d’enfants à Ouradour-sur-Glane pour « venger » les attentats de la Résistance ainsi que les bombardements alliés sur les villes allemandes. Relativise-t-on pour autant la culpabilité des malheureux soldats SS, eux qui furent écoeurés par la mort de leurs camarades sous les balles de la résistance ou de leurs familles sous les bombes incendiaires de la Royal Air Force ? Si les indépendantistes tchétchènes voulaient vraiment mettre un terme à l’oppression russe, eh bien ! qu’ils aient le courage de prendre d’assaut le Kremlin ! Qu’ils aient le courage de s’attaquer aux chars russes armes à la main ! Mais non, ils préfèrent égorger de petits enfants, c’est tellement plus facile et tellement plus lâche…

Tous ensemble, nous devons opposer un front du refus à la terreur islamiste. Quant aux musulmans de bonne volonté, ils doivent impérativement réagir : soit ils manifestent un soutien sans faille à la guerre totale contre la barbarie islamiste. Soit ils continuent dans la voie de la relativisation en prétendant que « l’islamisme n’est pas le vrai islam » et refusent de prendre leurs responsabilités face aux interprétations dangereuses du Coran.

Car autant il est faux de penser que Ben Laden résume à lui seul la religion islamique, autant il est tout aussi faux de penser que le terrorisme islamiste n’est pas une conséquence logique – parmi d’autres naturellement – des enseignements de Mahomet. Il est trop facile de faire semblant d’oublier les innombrables versets haineux et violents du Coran, il est trop facile de faire mine de s’étonner quand un professeur d’Histoire comme Louis Chagnon rappelle l’extermination historique de la tribu juive des Qurayza à Médine en 627 par Mahomet, il est trop facile de se victimiser comme les éternelles victimes de l’islamophobie – qui n’a d’ailleurs rien à voir avec la musulmophobie – dès que des intellectuels laïcs mettent le doigt sur les pages sombres de la religion musulmane.

Au-delà d’un contexte politique et social facilitant le passage à l’acte, les musulmans doivent comprendre qu’il existe aussi et surtout une explication théologique aux crimes islamistes. Si l’islam veut rejoindre le camp de la démocratie et du progrès, elle doit impérativement se réformer, cesser de croire en l’infaillibilité supposée du Coran, reconnaître la nature humaine et donc pécheresse de Mahomet, faire repentance pour ses crimes passés comme le fit le pape Jean-Paul II pour la religion catholique, apprendre à reconnaître les autres religions comme une autre façon tout à fait acceptable de croire en Dieu. C’est quand les musulmans auront cessé de revendiquer le monopole sur Dieu que les croyants de toute religion pourront se rencontrer et se parler. Alors, peut-être, les enfants martyrs de Baslan ne seront pas morts pour rien.

N’oublions pas les enfants martyrs de Baslan !

Ange Gabriel