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Guerre sainte : en finir avec le terrorisme et l'islamisme

par Bruno José Lebeau

source : www.revue-politique.com

 

« Nous ne laisserons aucun juif en Palestine » Abdel Aziz Rantisi, leader du Hamas. « Les civils israéliens devront être ciblés. Tous les israéliens sont des cibles » Sheik Ahemd Yassin, leader spirituel du Hamas.

 George W. Bush a eu raison de donner une nouvelle « chance historique » à la paix au Proche-Orient. L’échec de Camp David malgré la volonté de Bill Clinton et les concessions d’Israël avait laissé cette région du monde en proie à une guerre larvée, à la violence du terrorisme islamiste, qui est de même nature que celui qui a abattu les tours du World Trade Center.

 

Chance nouvelle donnée à la paix, tandis que le Moyen Orient entre dans un cercle vertueux de reconstruction et de remodelage global, qui voit même le régime iranien craquelé sous la pression d’un peuple aspirant à la liberté. Le cercle vicieux du conflit israélo-arabe est devenu insupportable à tous et ne peut durer davantage.

 

Mis au pied du mur, il appartenait aux maçons de montrer ce qu’ils étaient prêts à investir pour construire la paix. Hier démocrate, aujourd’hui républicaine, l’Amérique fit montre de la même volonté à Aqaba qu’à Camp David. De Barak à Sharon, Israël accorda une fois encore des concessions majeures, territoriale en acceptant la continuité d’un état palestinien, et politique en acceptant le démantèlement de nombreuses cités israéliennes. Une fois de plus les palestiniens ne s’engagèrent qu’à reconnaître Israël et à lutter contre le terrorisme, en guise de principes dissimulant à peine cette obstination sur un droit au retour dont chacun sait qu’il signerait la mort de l’état juif, par les seules lois de la démographie.

 

Les faits sont clairs et évidents, et seuls les media français dans une hallucinante mauvaise foi les déforment et les tronquent dans leur passion propalestinienne. Au reste du monde, les titres de la presse étrangère accessibles en page d’accueil de notre site en témoignent, ils apparaissent dans leur vérité.

 

Sitôt relancé le processus de paix après le sommet d’Aqaba dont il était permis d’espérer qu’il fut un pas décisif dans la bonne direction, Yasser Arafat s’évertua à critiquer, à jouer la surenchère et, en fait, à tout faire pour discréditer cette reprise du dialogue, incitant par là même les organisations islamistes, dont la plus virulente d’entre elles, le Hamas, a elle aussi refusé la voie de la paix. Le sort en était jeté, la reprise des attentats contre des soldats israéliens dimanche dernier, tuant 4 jeunes appelés, sonnait le glas de cette tentative de « nouvelle chance historique » pour la paix. La réplique d’Israël fut ciblée, logique, justifiable, tant négocier la recherche de la paix, n’implique pas pour autant de devoir laisser les terroristes frapper et tuer.

 

Il est évident aux yeux de tous ceux qui sont de bonne foi, que le Hamas, un des pires groupes terroristes islamistes au monde - curieusement accueilli d’ailleurs en délégation officielle et doté d’une soudaine respectabilité par la France lors de son sommet de Beyrouth, dit de la francophonie et dont fut exclu Israël pour ne pas déplaire aux amis arabes de Paris – est un obstacle à toute tentative de relancer un quelconque processus de paix au Proche Orient. Les Etats-Unis doivent s’y résoudre, et après une critique hâtive de l’opération militaire israélienne tentant d’éliminer Ramtisi dont des sources concordantes affirmaient à juste raison qu’il préparait une série d’attentats sur Israël, Colin Powell a rectifié avec raison la position américaine en réaffirmant le soutien de Washington à la lutte contre le terrorisme qu’est contraint de mener Ariel Sharon. Il est vrai que les craintes israéliennes furent confirmées de la façon la plus dramatique qui soit.

 

La paix est-elle possible avec les palestiniens ? Oui si au préalable il est fait le choix d’en finir définitivement avec le terrorisme islamiste et avec tous ceux qui représentent des entraves à ce qui sera de toutes façons une marche difficile et semée d’obstacles, d’espoirs déçus et de sang. Arafat doit être définitivement mis hors d’état de nuire. Le Hamas et l’ensemble des groupes terroristes doivent être éradiqués complètement. Et puisque les palestiniens ne semblent pas s’y résoudre en dépit de leurs discours et de leurs engagements, Israël n’a pas d’autre choix que d’assurer sa sécurité en utilisant tous les moyens militaires à sa disposition pour y parvenir.

 

Il est de notre devoir enfin à nous, d’expliquer et de défendre la légitimité de cette guerre contre le terrorisme que Israël va devoir mener, comme nous avons hier eu raison de défendre la libération de l’Irak par les Etats-Unis. Justement dans le monde francophone, où la puissance des relais propalestiniens permet toutes les manipulations, les mensonges et les forfaitures, faisant d’un terroriste un « militant », faisant d’un leader terroriste, un « haut dignitaire palestinien », faisant d’un bouclier humain dont se servent les terroristes, une « victime civile palestinienne », et d’en finir avec cette peste émotionnelle dont usent les propalestiniens pour tenter la déligitimisation d’Israël, et dont le but est la destruction de l’état juif.

 

La paix est possible, mais il est clair qu’elle ne l’est que si on en finit du terrorisme, ce qui est un préalable à tout. On ne peut pas négocier, on ne doit pas négocier, sous la pression de la peur, sous la menace de la terreur. On ne négocie pas avec des terroristes. On ne négocie pas sous leur emprise. Ce chantage n’est pas acceptable, et le double jeu de certains leaders palestiniens que les actes, ou plutôt les non-actes, contre le terrorisme trahissent, ne peut rien changer à ce qui doit être une ligne de conduite intangible. Ce qui est valable contre Al Quaeda est valable contre le Hamas. Ce qui est valable contre ceux qui ont frappé New York et Washington le 11/09 est valable contre ceux qui ont frappé Jerusalem, Tel Aviv et toutes les villes israéliennes. Ce qui est valable contre ceux qui ont frappé l’Amérique, est valable contre ceux qui ont meurtri Israël

 

Et ces crimes contre l’Amérique, contre Israël, sont des crimes contre l’occident, des crimes contre la démocratie et contre la liberté. Le monde libre, comme hier il a affronté le nazisme et le communisme, doit affronter sans faiblir et avec la même volonté d’en triompher, l’islamisme qui est une idéologie obscurantiste, criminelle et profondément raciste, même si ce racisme se pare des voiles de la religion et détourne même contre nous, ici en France, nos propres valeurs contre nous-mêmes pour passer, tel qu’ainsi il revendique la liberté religieuse pour imposer le foulard islamique et soumettre les femmes aux lois coraniques jusque sous nos latitudes.

 

La guerre d’Israël contre le terrorisme est juste. La guerre des Etats-Unis contre l’islamisme est juste. Comme est juste la lutte qui est la nôtre ici chaque jour pour défendre la laïcité et la liberté politique qui sont remises en cause par les mêmes qui justifient et défendent le terrorisme comme un « moyen d’expression », alors qu’il est le plus abject des crimes politiques, qui avancent masqués derrière un antisionisme qui est en réalité ni plus, ni moins, de l’antisémitisme ; qui ont mis en place de véritables méthodes lobbyistes de harcèlements contre toute réunion publique ou toute critique publique de l’islamisme aussitôt et cyniquement « FN-isée » ; qui importent le conflit israélo-arabe ici en soulevant des vagues de violences antisémites inadmissibles…

 

Oui, résolument, il est temps d’en finir du terrorisme et de l’islamisme qui ne peuvent plus être acceptés dans notre monde, pour qui veut que celui-ci s’engage dans la voie de la paix, du développement, de la démocratie et du progrès.

 

Bruno José Lebeau