
L'islam radical nous déclare la guerre par Ange Gabriel
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L’affaire des deux journalistes français Christian Chesnot et Georges Malbrunot menacés d’exécution par l’Armée Islamique en Irak pour le seul crime d’être né « français » nous rappelle à une cruelle évidence que notre pacifisme béat conduit à occulter : que l’on veuille ou non, nous sommes en guerre contre l’islam radical. Pourtant, beaucoup de nos compatriotes demeurent persuadés que l’islam radical exerce son œuvre de mort loin de chez eux, dans des pays frappés par l’instabilité politique, et qu’à condition de se dorer le ventre bombé de plaisir sur une plage éloignée des foyers de tensions, l’islam radical ne les concerne pas. Pourtant, le même raisonnement simpliste habitait l’esprit des touristes australiens avant l’attentat de Bali en 2002, et si l’impression demeure que nous sommes en sécurité à l’intérieur de nos frontières hexagonales, c’est seulement parce que les services secrets français maîtrisent encore la situation et désarment à temps – pour combien de temps encore ? – les projets d’attentats islamistes en France. Notre confort bourgeois, notre épicurisme décadent, le discours apaisant de nos politiques, la diversion de nos médias, le recyclage marketing soft de l’UOIF qui cherche à endormir notre vigilance, tout cela participe à une dangereux engourdissement des esprits, aggravé par la faible lisibilité d’un danger islamiste multiforme qui contribue à émousser notre capacité de résistance. Pourtant, la voie la sagesse fut donnée en Irak même par le premier ministre irakien Iyad Allaoui. En effet, Iyad Allaoui estime que « la France ne sera pas épargnée » et qu’il « n’existe pas de neutralité » avec le terrorisme. Evidemment, animée d’une arrogance terriblement française, notre diplomatie conduite par Michel Barnier apporta un désaveu cinglant à l’avertissement de Iyad Allaoui, ce qui ne l’empêcha pas de se satisfaire du soutien des égorgeurs salafistes et des criminels du Hamas concernant la position française. A quelques heures près d’ailleurs, le même Hamas extermina des juifs innocents dans un bus israélien, sans que ce crime abject n’émeuve plus que d’habitude nos élites médiatiques et politiques. La France, mue d’une naïveté incroyable depuis sa position dite « pro-arabe » dans l’affaire irakienne, croit qu’elle s’est mise définitivement à l’abri du terrorisme islamiste. « Evitons de nous mêler des affaires moyen-orientales », pensons-nous avec candeur, « et les islamistes n’iront pas nous chercher noise. » Or c’est précisément cet esprit munichois qui nous a empêché d’agir, avant 2001, en Afghanistan. Avec pour conséquence Ben Laden et ses attentats terroristes contre le World Trade Center. C’est précisément cet esprit munichois qui nous empêcha de comprendre la saine réaction d’Israël qui bombarda, en son temps, la centrale nucléaire d’Osirak livrée par Jacques Chirac – déjà lui – à Saddam Hussein, évitant ainsi qu’un fou sanguinaire ne dispose de l’arme atomique. C’est précisément cet esprit munichois qui nous aveugle au point de considérer les efforts des autorités iraniennes de se doter de l’arme nucléaire comme une affaire de seconde importance. C’est précisément cet esprit munichois qui conduit à relativiser le wahhabisme saoudien comme un simple choix de société. La récente décapitation d’un journaliste italien, pourtant un homme de paix, nous rappelle qu’il ne peut y avoir de compromis avec les tueurs enturbannés qui jurent notre perte. Ni nos « Droits de l’Homme », ni notre recherche effrénée du plaisir, ni notre joue tendue de brebis post-chrétienne aux loups enragés de l’islam radical ne pourront nous protéger contre la morsure mortelle du serpent islamiste. Replié dans l’ombre, le serpent islamiste love ses anneaux entre les pierres de l’insouciance et du renoncement avant de frapper quand il veut, où il veut. Pour ne pas l’avoir compris, les espagnols ont payé le prix du sang avec les attentats de Madrid. Malheureusement, il semble que leur premier ministre socialiste n’ait pas encore compris la nocivité intrinsèque d’une religion consubstantiellement guerrière. Avant la prochaine morsure du serpent islamiste. Et si nous nous endormons dans notre insouciance, ce serpent nous gobera comme un œuf L’islam radical est le prédateur de l’Occident. Contre le terrorisme islamiste, la seule voie du salut réside dans la force des armes. Notre jeunesse, abrutie par la recherche de plaisirs, de beuveries, de débauche sexuelle, d’oisiveté, de pacifisme béat, n’est certes pas préparée au sacrifice du sang. Il est vrai qu’il existe quelque chose de profondément véridique dans l’agression de l’islam radical, et quoiqu’elle relève d’une entreprise satanique, elle met à nue le côté décadent d’une société occidentale dominée par l’apparence, l’argent, la médiocrité. Il n’existe aucune différence entre islam et islamisme Les bonnes âmes s’évertuent à faire des distinctions politiquement correctes entre islam et islamisme d’une part, entre islamistes « softs » et islamistes « radicaux » d’autre part. En réalité, toutes ces distinctions subtiles s’effondrent à l’analyse. Même si l’écrasante majorité des musulmans demeure horrifiée par les meurtres abjects de leurs coreligionnaires, même si la majorité des membres de l’UOIF ne porte pas les terroristes islamistes dans leurs cœurs, il existe néanmoins une communion de conceptions théologiques, une communauté de culture, une identité de références morales et spirituelles qui ouvre la voie à tous les dangers. Pour qui a lu le Coran, il apparaît clairement que le djihad et la haine des « infidèles » constitue le fond de commerce d’une religion qui s’intéresse davantage à la manifestation publique d’une croyance moyenâgeuse qu’à l’intériorité de la foi, à l’inverse du christianisme ou du bouddhisme. « Islam » signifie « soumission » en arabe, ce qui prouve la prééminence accordée à l’obéissance sur le libre arbitre, à la communauté – l’ oumma – sur l’individu. Tant que le principe central de l’infaillibilité coranique n’aura pas été abrogé par des réformateurs musulmans, la distinction entre islam et islamisme s’apparentera à une vaste farce médiatique. Prix Nobel de la Paix, Talisma Nasreen disait d’ailleurs que « s’il existe des musulmans modérés, l’islam modéré n’existe pas ». Comment avoir pu oublié l’avertissement de cette femme courageuse qui se battit longtemps pour l’émancipation féminine dans son pays, le Bangladesh ? Une lutte multiforme Nous sommes en lutte généralisée contre l’islamisme, et par voie de conséquence, contre l’islam tout court. Bien sûr, ce combat se décline en plusieurs champs de bataille qu’il serait criminel de confondre d’aucune manière que ce soit. Ainsi le terrorisme islamiste exige une réponse armée qui ne peut, d’aucune façon que ce soit, s’appliquer à l’islam de France. Contre l’islam de France, ce combat doit se garder de toute agression physique ou verbale, il doit au contraire privilégier la discussion, le débat, la confrontation des idées. Nos armes à nous résident dans les mots, non dans les menaces. Notre combat à nous se nourrit d’un effort de pédagogie en direction de la communauté musulmane, dans l’espoir que les musulmans de bonne volonté réalisent enfin la nocivité intrinsèque du coran, et la nécessité impérieuse de réformation complète de leurs croyances. Prenons un exemple : pourquoi, lorsque nous voyons une jeune fille voilée dans le métro, n’irions-nous pas la rencontrer et engager pacifiquement une discussion avec elle ? Pourquoi n’irions-nous pas lui rappeler que le coran est bourré de contradictions, que Mahomet était victime des superstitions de son époque, que le Allah qu’il propose n’a rien d’un dieu de paix d’amour ? Si tous les Français pouvaient avoir le courage de leurs convictions, les gens apprendraient à mieux se comprendre au lieu de s’ignorer comme des étrangers dans leur propre pays, et l’islam ferait des progrès considérables sur le chemin de la réforme ! Le combat sera long et rude. Deux écueils contradictoire nous menacent : le renoncement d’une part, l’intolérance d’autre part. Nous devons nous armer de fermeté, et bannir à jamais la moindre complaisance ou lâcheté à l’endroit de l’islam. Nous devons nous armer de force et de courage contre les intimidations multiformes qui cherchent à entraver notre recherche inconditionnelle de la vérité. Ce 21 ième siècle sera le siècle de la Raison triomphante, ou ne sera pas. Ange Gabriel |