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Résistons !

par Francis Percy Blake

source : France-echos

 

La soumission aux islamistes de nos ministres et de notre président de la République ne satisfait pas les jihadistes du hijjab qui ont pris en otage deux Français. Ceux qui croyaient à une manipulation ou un coup de bluff se sont trompés. Les terroristes veulent que les Français aillent aussi au Canossa mahométan. La politique islamophile française, qui a conduit à la prise d'otage des « musulmans de France » par les Frères Musulmans de l'UOIF, apparaît de plus en plus comme une impasse. L'islam conquérant ne s'arrêtera jamais tant qu'on lui fera des concessions. Il est urgent de changer radicalement de politique et d'organiser une résistance de toutes les forces vives de la Nation.

Le gouvernement prend une voie sans issue

On a vu Dominique de Villepin, Michel Barnier et Jacques Chirac faire les yeux doux aux musulmans, y compris les islamistes de l'UOIF et le gourou égypto-qairote de leur maison-mère des Frères Musulmans. Le verset mrapiste « islam religion de paix et de tolérance », ne correspondant à aucune réalité historique, a été ânonné par nos dirigeants sans aucune vergogne. Le seul résultat a été de sacraliser les islamistes « à la française » comme représentants des musulmans de France, et même des maghrébins de France. L'opération marketing des Alaoui, Milcent, Ramadan et autres jihadistes du foulard a reçu l'appui inespéré des plus hautes instances de l'Etat. Voilà qui compromet fortement la « fermeté » affichée pour la rentrée scolaire à l'encontre de la « bataille du hijjab » organisée par l'UOIF et le Docteur Abdallah.

Le peuple de France n'est pas dupe

La manifestation du Trocadéro, organisée par les présidents du Sénat et de l'Assemblée Nationale, a aussi tôt fait l'objet d'appels au noyautage par les islamistes de France : UOIF, Milcent, oumma.com, réseaux Ramadan. On a vu des jeunes hijjabées, fortement encouragées par les barbus, afficher leurs étendards sexistes sur le parvis des droits de l'Homme, ce qui n'est pas le moindre des paradoxes. Devant cette confusion, les Français ne se sont pas trompés et la manifestation « œcuménique » a été un échec cinglant. Les journalistes présents sur place ont parlé d'une foule de 1000 personnes seulement, tandis que les journaux télévisés du soir évitaient soigneusement de donner des décomptes du nombre de manifestants. Il faut attendre plusieurs heures pour que la police annonce officiellement le chiffre de 3000 participants, contredisant les chiffres de la presse.

La « France d'en bas » réagit quand on lui donne la parole, mais pas dans le sens souhaité par le gouvernement et les islamistes. L'allégeance de nos dirigeants aux islamistes est trop visible. Les auditeurs qui interviennent dans les émissions de RMC ou d'Europe 1, ou les internautes qui réagissent sur les forums des médias (tf1.fr, etc.), expriment majoritairement leur opposition à tous ceux qui veulent imposer la charia à notre pays, que ce soit de l'intérieur (UOIF et consorts) ou de l'extérieur (preneurs d'otage). Les Français expriment non seulement leur ras-le-bol de ce terrorisme islamo-maffieux dans nos banlieues et nos écoles, mais aussi du « terrorisme intellectuel » mrapo-chiraquien. Le couplet « islam de paix et de tolérance » ne trompe plus, malgré toutes les danses du ventre gouvernementales de ces derniers jours, qui ne font que prolonger 15 ans de laxisme et de complaisance.

Les islamistes en costumes-cravates ne baissent pas les bras

En effet, cette politique de soumission à l'islamisme radical cache mal le gage chiraquien constitué par « la loi sur la laïcité à l'école » votée en catastrophe juste avant… des échéances électorales. Loi aussitôt torpillée par une circulaire dont les premières versions, très fermes, ont été amendées sous la pression de l'Elysée (et sans doute des organisations islamistes) pour permettre le « compromis » du bandana. Parallèlement, l'UOIF et autres Milcent préparaient soigneusement la « dramatisation » de la rentrée, et mettaient en place une organisation juridico-lobbyiste pour « soutenir » les hijjabées, infiltrer leurs barbus dans les écoles et les rectorats pour jouer les faux « médiateurs », et préparer des manifestations et des grèves. Les islamistes de France ne renoncent aucunement à leur jihad du foulard et à l'introduction progressive de la charia en France tandis que le gouvernement reculait. On a vu même des recteurs d'académie aller à la mosquée de Paris pour « discuter » avec les islamistes de l'application d'une la loi républicaine et laïque… Quelle ineptie ! A-t-on jamais vu des directeurs de la police discuter avec des syndicats de chauffards l'application des lois sur la limitation de vitesse ?

La prise d'otage est transformée en opération-marketing

Samedi soir, les islamistes de France voient leur cause subitement défendue par une étrange « Armée islamique en Irak », groupe terroriste des plus violents qui a organisé un lynchage atroce d'américains dont on a vu les corps mutilés et brûlés exhibés dans les rues irakiennes. Ils ont exécuté froidement plusieurs otages. Très étrangement, dès les premières annonces de la prise d'otage et des revendications par Al Jazira et les agences de presse, il n'a fallu que deux ou trois heures à l'UOIF pour publier aussitôt sur son site internet une condamnation de la prise d'otage des deux journalistes. C'était le prélude à l'opération-marketing des barbus bâcheurs que nous avons évoquée dans un autre article. Evidemment on peut penser en première analyse que les islamistes de France craignaient que cet acte terroriste ne desserve leur stratégie d'islamisation des écoles par le bâchage des filles, et donc qu'ils ont réagi par cette campagne médiatique dont le « patriotisme » affiché ne fait pas illusion. Mais les dernières déclarations de Lhaj Thami Breze, président de l'UOIF, montrent que le double langage des barbus bâcheurs continue. Si le représentant potiche des Frères Musulmans joue les victimes en se disant « otage » de la prise d'otage et appelle les jeunes musulmanes à respecter la loi et à ne pas « défier la République », il rappelle tout de même son opposition à la loi de la République et demande aux chefs d'établissement « d'être justes » tout en rappelant que les « signes discrets », c.à.d. le bandana sont autorisés. Belle hypocrisie de la part de ceux qui ont allumé la « guerre du foulard » il y a 15 ans et qui ne renoncent à rien à leur projet de perturbation de la rentrée scolaire ! Le Numéro Vert « SOS-filles voilées » (0 800 15 03 04) que l'UOIF a mis en place avec le Docteur Abdallah sous la couverture d'une association écran « Comité 15 mars et liberté » est toujours opérationnel à l'heure actuelle, et des personnes qui en ont effectué le « testing » nous ont rapporté qu'on les a immédiatement orientés vers d'obscurs « représentants locaux ».

Mais quels sont les véritables objectifs des preneurs d'otages ?

Sur les forums d'oumma.com, qui permettent de prendre la température de la « base » islamiste informelle, l'unanimité de dimanche quant à la condamnation de la prise d'otage - alors que curieusement les mêmes approuvaient l'Armée islamique en Irak lors de ses précédentes boucheries - prend du plomb dans l'aile. Certes on n'en est pas encore au point d'autres sites plus radicaux où les internautes soutiennent majoritairement les preneurs d'otages, mais les voix « oummistes » en faveur de l'indifférence vis-à-vis des deux journalistes sont de plus en plus nombreuses, et la haine « anti-France » reprend de plus belle ; selon ces jihadistes du clavier, si les terroristes d'Irak font ce chantage odieux, c'est la faute… aux Français majoritairement « islamophobes » puisque leurs représentants à l'Assemblée Nationale ont voté massivement pour une loi « contre l'islam et les musulmans ». Les appels à boycotter les manifestations « œcuméniques » prennent le relais de ceux qui appelaient à y participer ; pour ces « oummistes », il ne faut aucune compromission avec « les Français » (sic).

Sur les forums islamistes, les hypothèses quant à la prise d'otage font florès. Là encore, des internautes « oummistes » en profitent pour afficher leurs sectarismes ataviques : ce serait un coup monté du Mossad israélien, ou des américains, ou du gouvernement « traître » irakien, ou même du gouvernement français !

La soumission et la charia

Hier soir, les preneurs d'otages ont diffusé via Al Jazira une nouvelle cassette : ils donnent un nouveau délai de 24 heures à la France, ils maintiennent la revendication d'abrogation de la loi interdisant le port à l'école de signes religieux, et, par l'intermédiaire de déclarations des deux otages, ils menacent clairement la vie de ceux-ci et appellent les Français à manifester contre cette loi.

La menace et les motivations des ravisseurs sont donc plus précises. Les salamateks des ministres français en compagnie d'islamistes notoires ne les impressionnent pas, ni les appels d'organisations arabes ou musulmanes (y compris Yasser Arafat), sollicités par nos gouvernants, et certainement pas à titre gracieux. Cette fois l'alternative est claire : le hijjab dans les écoles de France ou la mort des otages, et ce chantage ne s'adresse plus qu'au gouvernement de la France, mais à tous les Français appelés à manifester contre une loi… qu'ils approuvent majoritairement. (Signalons au passage que les « supposés musulmans », c.à.d. les Maghrébins de France, approuvent également majoritairement la loi sur la laïcité à l'école. Heureusement, on a entendu plusieurs d'entre eux se démarquer des islamistes « de France » comme Thomas Milcent ou Fouad Alaoui.) On ne veut pas seulement imposer un début de charia au peuple de France. On veut que les Français eux-mêmes se renient et fasse allégeance à l'islam et à ses lois iniques. Nous sommes passés du lobbying et de l'entrisme de l'UOIF à la soumission forcée de tout un peuple de « mécréants ».

Voilà qui donne raison au premier ministre irakien : non seulement la France, mais tous les Français sont mis au pied du mur islamo-terroriste ; nous sommes entrés, de gré ou de force, dans le camp des « ennemis d'Allah » malgré notre politique officielle pro-arabe et pro-musulmane (et même pro-islamiste). Le hijjab à l'école dont les Français ne veulent pas et qu'ils refusent clairement, on a voulu leur imposer par des voix juridico-lobbyiste (UOIF et autres Docteur Abdallah), puis par du chantage au désordre et à la déstabilisation (Mohamed Latrèche). Une fois la loi voté, la stratégie de « foutre le bordel » de Latrèche est reprise par Thomas Milcent, rejoint par l'UOIF sous le vocable « dramatiser la rentrée ». Mais comme les Français et en particulier les enseignants et des organisations laïques comptent ne pas céder et organisent la résistance, des fous d'Allah prennent subitement le relais en voulant imposer la charia scolaire.

Le jeu du « gentil » et du « méchant » islamiste

Bien sûr nous ne disons pas que l'UOIF ou les réseaux Ramadan soient de mèche avec les preneurs d'otages. Mais nous constatons le crescendo de ce jihad contre la France et les Français : on est passé de l'islamisme faux-cul de « représentants de l'islam de France » au chantage absolu : la soumission ou le cercueil. Les jihadistes ne sont pas les mêmes, quoiqu'on connaisse l'historique terroriste des Frères Musulmans maison-mère de l'UOIF (et du CIG des frères Ramadan), et l'amitié de 20 ans du Docteur Abdallah avec des terroristes qui l'ont formé au jihad en Afghanistan. On ne peut donc pas nier les liens idéologiques ou organisationnels entre ces différents acteurs.

On remarque que le passage de relais s'effectue comme dans les « services contentieux » d'une entreprise. La tactique est connue : le client ou le fournisseur récalcitrant ou malhonnête est d'abord pris en charge par des « gentils » qui essaient de le convaincre par le discours, puis, s'il persiste, par d'autres employés plus fermes, et enfin on fait appel aux huissiers et à la justice. Parfois même, on alterne plusieurs fois les interventions des « gentils » et des « méchants » pour amener l'adversaire à céder.C'est un partage des rôles et des méthodes, mais l'objectif est le même.

Dans le cas de l'islamisme, ce partage des rôles existe, bien que les « gentils » et « méchants » agissent indépendamment et sans concertation aucune. Ce qu'ils n'ont pu obtenir par un moyen, ils cherchent à l'obtenir par un autre, allant de plus en plus loin dans la contrainte et la violence. Les chrétiens de différents pays « musulmans » ou en voie d'islamisation l'ont expérimenté. Pour les musulmans radicaux, la loi sur la laïcité est une atteinte à l'islam et aux musulmans. Milcent, Ramadan, l'UOIF et oumma.com nous l'ont bien dit en long et en large. Et dans ce cas de figure, le Coran et l'islam demande aux adeptes de Mahomet de riposter par tous les moyens, et par la guerre violente si nécessaire. Il ne faut donc pas s'étonner de la nouvelle tournure des événements. Ils ne font que prolonger le jihad « soft » des islamistes « modérés » de France, qui prennent des mines de vierges effarouchées. C'est une différence de moyens mais pas d'objectifs.

Nos gouvernants ont ignoré, ou feint d'ignorer, ces lois de l'islam. Leurs opérations de séduction vis-à-vis de l'UOIF ne sert à rien. La relance de la « guerre du foulard » sous forme de « bataille du bandana » par les islamistes de France en est la preuve, mais aussi la prise d'otage en cours par d'autres islamistes. En ayant laissé la France devenir le « ventre mou » de l'Occident pour les fous d'Allah, ils sont co-responsables du jihad en cours. De nombreux Maghrébins qui connaissent mieux les jihadistes que nous autres avaient pourtant prévenus nos ministres et nos élus, et cela depuis une quinzaine d'année. Les Renseignements Généraux avaient tiré de nombreuses sonnettes d'alarme.

Les terroristes s'adressent au peuple de France. Résistons à la charia !

Aujourd'hui, les islamistes ne s'adressent même plus au gouvernement de la France, mais font pression sur le peuple de France par un chantage au reniement. Nous devons bien entendu refuser celui-ci et montrer notre détermination. Oui nous devons manifester, mais pas selon les ordres des fous d'Allah ou dans un « œcuménisme » à leurs côtés. Nous devons manifester et agir contre ceux qui veulent nous soumettre à la charia, qu'ils le fassent sur notre territoire ou depuis l'étranger.

Francis Percy Blake