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Le vrai visage de l'islam

par Djinn Al Nader

 

L’image, insoutenable, de la tête décapitée d’un otage américain dans la main d’un terroriste islamiste témoigne de la cruauté insupportable des partisans de l’islam radical. Bien que nous ne souhaitons pas diffuser cette image abondamment reprise sur Internet, il ne demeure pas moins nécessaire de nous attarder même mentalement sur cette image atroce d'une décapitation au couteau de boucher, non par goût morbide ou par désir d’attiser la haine, mais par simple volonté de montrer que derrière des décompte de morts, derrière des chiffres bruts d’otages assassinés, il y a la souffrance indicible d’être humains dont le seul crime fut de naître occidental aux yeux des assassins de l’islam radical.

Car en voyant ce visage sanglant d’un sacrifié – il s’agit bien d’un sacrifice humain accordé à une divinité aussi cruelle qu’inexistante, en l’occurrence cet Allah censé se repaître du sang des infidèles – on ne peut éviter de se poser cette question d’autant plus incontournable qu’elle tourmente les consciences :

Ce visage sacrifié, cette tête coupée dont on devine les dernières convulsions de douleur, ne serait-ce pas là le vrai visage de l’islam ?

Certes les défenseurs de l’islam se scandaliseront de telles insinuations et répondront qu’il est aussi ridicule de résumer l’islam à l’égorgement des infidèles que de résumer la Révolution Française à la guillotine pour les nobles. Car si un journaliste avait filmé la scène de la décapitation à la chaîne des royalistes durant la Terreur de 1793, sûrement que la version officielle de la Révolution « libératrice des peuples » aurait du plomb dans l’aile. Ambiguïté des images qui, sous prétexte d’éclaire la vérité, sont susceptibles d’induire en erreur quand elles s’avèrent détachées de leur contexte. En effet, si la Terreur constitue une page éminemment sombre de la Révolution, la Révolution ne réduit pas pour autant à la Terreur, car ce serait oublier la Déclaration des Droits de l’Homme, l’abolition des privilèges, la liberté de la presse… Il en serait de même pour l’islam : certes le djihad serait une page sombre de l’islam – tout comme l’Inquisition serait la page sombre du Christianisme – mais l’islam ne se réduirait pas pour autant au djihad. La preuve, des centaines de millions de musulmans pratiquent leur religion dans le monde sans causer de problèmes majeurs, et rien ne permet d’affirmer que les sorties des mosquées ressembleraient à des étals sanglants de boucherie…

Cette explication relativiste, très en court dans les salles de rédactions parisiennes, risque néanmoins d’induire en erreur en simplifiant à l’extrême des situations complexes. Car si l’égorgement des infidèles ne constituait qu’un « accident » de la foi en Allah, alors sûrement que les crimes perpétrés au nom de l’islam seraient limités dans le temps et dans l’espace. La Terreur, aussi infâmante et haïssable fût-elle, ne dura que quelques mois, vite remplacée par le Directoire et l’Empire.

Or qu’observons-nous pour les crimes de l’islam ? Que l’on veuille ou non, les actions terroristes islamistes touchent une liste considérable de pays : les Etats-Unis, l’Europe occidentale, l’Espagne, la Russie, Israël, l’Inde au Cachemire, l’Indonésie, la Thaïlande, les Philippines, la Somalie, le Soudan, le Kenya… Seul l’Asie de l’Est et l’Amérique du Sud semblent épargnés. Et ne parlons pas des pays musulmans : Maroc, Algérie, Egypte, Irak, Arabie Saoudite, Yémen, Turquie, Afghanistan… Comment peut-on parler dans ces conditions d’une « limitation spatiale » des crimes de l’islam ? La répartition planétaire du terrorisme islamique ne milite pas en faveur d’un simple « accident » que des raisons politiques locales (par exemple la Tchétchénie ou la Palestine) expliqueraient sans contestation possible. Il existe des raisons générales, certes parfois aggravées par des raisons locales mais pas toujours, au terrorisme islamiste. Et contrairement à une autre explication politiquement correcte au terrorisme, ces raisons générales ne relèvent pas non plus de la pauvreté dans le monde : l’Arabie Saoudite, un des pays les plus riches du Moyen-Orient, est également un des pays les plus « exportateurs » de terrorisme, à l’inverse d’Haïti qui figure parmi les plus pauvres.

La dimension spatiale contredit la thèse d’un simple accident du djihadisme, mais qu’en est-il de la dimension temporelle ? Même en remontant dans l’histoire, une constatation s’impose : l’islam fut toujours en guerre contre les infidèles, et les périodes de paix et d’entente comme à Cordoue au XIIième siècle constitue plutôt l’exception que la règle. Invasion du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord durant le 7 ième siècle, destruction de Carthage en 689, bataille de Poitiers en 732, massacres et égorgements lors de la prise de Constantinople en 1453, razzias des pirates maures pour se procurer des esclaves chrétiens sur les côtes de Provence et d’Italie durant tout le Moyen Age et la Renaissance, siège de Vienne par les Turcs en 1683, exterminations de Grecs en 1821-1822 par Ibrahim Pacha, déportation de 17 millions d’Africains dans le cadre du commerce transsaharien des esclaves, autant de réalités historiques – parmi bien d’autres – qui rappellent qu’en islam, la Terre est fondamentalement séparée en deux camps contraires : le « Dar-Al-Islam », c’est-à-dire le « territoire de l’islam », et le « Dar-Al-Herb », c’est-à-dire le « territoire de la guerre », autrement dit les pays non musulmans que la guerre sainte devra asservir un jour.

Du temps même de Mahomet, le djihad figurait parmi les commandements du croyant, et la fameuse Bataille du Fossé en 627 où Mahomet extermina toute une tribu juive à Médine confirme l’origine violente et guerrière de l’islam. Contrairement au Christ qui mourut sur la croix, Mahomet mourut auréolé de gloire militaire, entouré par ses guerriers enhardis par leurs exploits belliqueux. Tant que les Occidentaux n’auront pas compris la différence fondamentale entre la vie pacifique de Jésus et la vie guerrière de Mahomet, ils ne comprendront jamais la différence entre le Christianisme, religion personnelle et intérieure, et l’islam, religion politique et expansionniste. L’islam des premiers temps était une religion qui n’hésitait pas à recourir aux armes et à la terreur, et cette caractéristique fondatrice la distingue des autres religions comme le Bouddhisme ou le Catholicisme.

Ainsi l’origine guerrière de l’islam et l’approbation théologique du djihad expliquent largement le pouvoir de nuisance de l’islam radical – en fait un autre terme politiquement correct pour désigner l’islam authentique – et cette explication demeure beaucoup plus puissante que les raisons politiques ou sociales qui facilitent le passage à l’acte de l’égorgeur islamiste. Cela ne signifie par pour autant que tous les musulmans soient des égorgeurs, bien évidemment, car l’esprit critique commun à tout homme permet aux musulmans de bonne volonté de mettre à distance, plus ou moins consciemment et en se mentant parfois à eux-mêmes, les passages odieux du Coran. Comme le disait si bien le prix Nobel de la Paix Talisma Nasreen, « s’il existe des musulmans modérés, l’islam n’est pas modéré ».

Puisse les otages américains décapités, comme toutes les victimes du fanatisme islamiste, nous rappeler l’ardente nécessité de réforme d’une religion qui n’a pas d’autre choix que d’évoluer dans le sens de la tolérance religieuse, l’émancipation des femmes, la séparation absolue du politique et du religieux, l’acceptation de l’exégèse, l’abandon de l’infaillibilité coranique. Cette réforme ne se fera certes pas sans effort ni grincement de dents chez les musulmans conservateurs. Mais c’est le prix à payer pour bannir à jamais la barbarie au nom d’Allah. Et aussi pour que l’Humanité ait encore un avenir.

Djinn Al Nader