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La pression démographique de l'Islam

par Ange Gabriel

 

L’Histoire s’avère toujours riche en enseignements, mais bien souvent nos contemporains préfèrent rester dans leur aveuglement idéologique, soucieux de ne point compromettre un confort moral et matériel qui risque fort de se retourner contre eux. Adeptes d’une vie bourgeoise et insouciante, ils ne voient guère l’extrême gravité d’une menace déjà à l’œuvre, cette menace d’une invasion islamique qui exploite cyniquement le poids démographique d’hommes et de femmes de tradition musulmane pour arriver à ses fins innommables.

 A ce propos, soulignons qu’il ne s’agit nullement de jeter l’opprobre sur les musulmans en tant que personnes, mais de dénoncer comment, en tant que poids démographique susceptible de manipulation et de détournement de la part des fanatiques, la présence d’une importante communauté musulmane en Europe pourrait causer la perte de notre civilisation occidentale.    

 L’exemple des indiens d’Amérique

 En analysant l’histoire de l’Amérique du Nord depuis le début du XVIième siècle, l’exploitation et la spoliation des indiens par les colonisateurs européens apparaissent comme la conséquence logique d’un renversement démographique en faveurs de ces immigrés de l’Ancien Monde. Pourtant les premiers colons européens nouèrent des contacts relativement amicaux avec les indiens, comme nous l’enseigne la tradition du Thanksgiving.

 Durant l’année 1620 en effet, des dissidents protestants chassés d’Europe par la persécution religieuse débarquèrent sur les côtes américaines après une longue traversée de l’Atlantique à bord du Mayflower. Ces Puritains s’installèrent dans l’actuel Etat du Massachusetts, mais vécurent un premier hiver difficile. Etant arrivés trop tard pour faire des plantations, la moitié de la colonie mourut de maladies. Le printemps suivant, les indiens Iroquois leur enseignèrent la culture du maïs, ainsi que la chasse et la pêche. A l’automne 1621, les Puritains récoltèrent du maïs, des haricots et des potirons. Les colons reconnaissants organisèrent une fête à laquelle furent conviés un chef de tribu et 90 indiens. Les indiens apportèrent du gibier et des dindes à rôtir.

 Loin d’être singulière, cette anecdote illustre les relatives bonnes relations qui unissaient les tout premiers colons européens et les autochtones. Par la suite, l’échange de peaux de castor contre des produits manufacturés constitua la base d’un commerce équitable entre les deux parties. Tant que le peuplement européen s’avérait limité en Amérique du Nord, un équilibre fructueux se maintenait tant bien que mal entre les deux communautés.

 Mais les choses commencèrent à se gâter pour les indiens dès que le poids démographique des colons l’emporta sur les indigènes. Désormais sûrs de leur force et abusant de leurs droits, les colons réclamèrent davantage de terres, aux dépend des indiens qui assistèrent impuissants à leur spoliation de leurs territoires ancestraux. 

 L’origine démographique des conflits

 Le destin tragique des indiens est loin de représenter un cas rare dans l’Histoire universelle. Bien souvent une paix relative se trouve compromise par un bouleversement démographique changeant les rapports de force sur une scène géopolitique, et les conflits naissent souvent du surplus démographique d’une nation à une génération donnée. Les raids vikings du IXième siècle n’auraient jamais eu lieu sans la forte expansion démographique de la Scandinavie à cette époque, les guerres napoléoniennes se sont nourries de la forte natalité française au XVIIIième siècle, l’expansion du Troisième Reich bénéficia de la forte fécondité des femmes germaniques à la fin du XIXième siècle. Soulignons que la démographie agit également comme une cause : le surplus de jeunes désœuvrés exige de nouvelles conquêtes afin de subvenir à leurs besoins insatisfaits.

 Or les européens pourraient bien connaître un sort similaire aux indiens, face aux musulmans toujours plus nombreux. Tout comme les premiers colons européens, les immigrés musulmans acquièrent un poids démographique de plus en plus important, et sont susceptibles d’entraîner de violents bouleversements politiques après une phase de relative coexistence pacifique. A ce propos, un parallèle frappant existe entre les Puritains et Quakers chassés d’Europe au XVIIième siècle par les persécutions religieuses, et nos actuels réfugiés politiques. Authentiques persécutés politiques et aventuriers durant une première phase, douteux malheureux économiques et opportunistes dans une seconde phase, la colonisation progressive d’un pays par un peuple démographiquement excédentaire semble répondre à une logique précise.

 Bien entendu les contre-exemples ne manquent pas, et la colonisation ne produit pas toujours des résultats désastreux pour les autochtones. Contrairement à une idée répandue, l’immigration des peuples germaniques dans l’Empire Romain au IVième siècle ne contribua nullement à sa chute irrémédiable, mais au contraire eut pour effet de ralentir la décomposition d’un empire démographiquement affaibli. Parce que bien intégrés et conscients de la supériorité de la civilisation latine sur les peuplades du nord, des Goths romanisés luttèrent avec loyauté et énergie contre les barbares wisigoths emmenés par Alaric en 410, pourtant leurs propres frères de race.

 Hélas, cette heureuse éventualité ne peut nullement se produire avec des musulmans non sécularisés. En effet, il existe des traits particuliers dans la religion islamique qui empêchent tout phénomène d’identification des musulmans croyants à la civilisation occidentale, avortant tout espoir d’intégration bénéfique. Au contraire, si un musulman suit scrupuleusement les recommandations de Mahomet, sa présence en Europe ne peut conduire qu’à la destruction et à la ruine de son pays d’accueil. 

 La fausse soumission des musulmans

Tout comme les colons européens en Amérique du Nord, les musulmans religieux arborent une fausse attitude de soumission face aux valeurs de la république, de la démocratie et de la laïcité. En effet Mahomet, cet excellent stratège et fin politicien, appelle clairement au respect provisoire de la loi des incroyants tant que les croyants demeurent en position de faiblesse. Pourtant le fondateur de l’Islam déteste la législation des mécréants, puisqu’il affirme clairement : « Que les croyants ne prennent pour patron les incroyants au lieu des croyants. Celui qui fait cela n’aura rien à attendre d’Allah » (s.3,v.27). Rappelons que dans l’Islam, la parole de Mahomet est elle-même la parole de Dieu, donc que ce verset a un caractère absolu qui empêche toute relativisation moderne. Mais dans l’idée de ruser face aux infidèles, le tacticien Mahomet nuance dans le même verset : « …à moins que vous n’ayez à craindre d’eux quelque danger ». Autrement dit, une soumission provisoire au droit des infidèles s’impose tant que les musulmans risquent des représailles, mais lorsqu’une situation plus favorable se dessine, les vrais musulmans doivent absolument rejeter la loi des incroyants, y compris par la force : « Tuez-les partout où vous les trouverez […]. S’ils vous combattent, tuez-les : c’est la récompense de ceux qui sont incroyants » (s.2, v.187). Par conséquent, la soumission actuelle des musulmans aux lois de la république relève d’une approche tactique, mais ne procède nullement d’un désir sincère de concorde. En effet, l’objectif ultime de l’Islam réside dans la conversion complète du monde, car « Allah n’aime pas les incroyants » (s.3, v.29).

 Bien plus qu’une simple domination culturelle ou idéologique, telle que les romains la concevaient en leur temps, l’Islam recherche une domination démographique du monde, en utilisant deux leviers fondamentaux : la conversion des infidèles et l’accroissement naturel des musulmans. L’invasion islamique de l’Afrique du Nord byzantine durant le VIIième siècle répond à cette logique. Les envahisseurs musulmans, initialement peu nombreux, adoptèrent d’abord une politique de tolérance à l’égard des juifs et des chrétiens. Puis, rejetant progressivement les infidèles dans une dhimitude toujours plus infamante, ils renversèrent à leur avantage les rapports de force démographique au cours de siècles, notamment en affranchissant d’impôts les musulmans, conformément à la loi coranique. Comme seuls les infidèles payent les impôts et que les incroyants devinrent de moins en moins nombreux, ces derniers subirent un véritable étranglement fiscal qui acheva de les décourager. Ajoutons que cette tactique étonnante mais efficace de conversion n’honore guère l’Islam puisqu’elle privilégie les raisonnements pécuniaires à défaut de la conversion sincère des cœurs. Ainsi les chrétiens devinrent minoritaires en Egypte aux alentours de l’an mil.

 La différence avec le Christianisme

 La prétendue tolérance de l’Islam ne provient donc nullement d’une supposée charité dogmatique, mais d’une stratégie clairement énoncée par Mahomet pour dominer le monde. A l’inverse, dans le Christianisme, Jésus se moque de la domination politique des peuples d’ici-bas : « Mon royaume n’est pas de ce monde » (Jean XVIII, 36).

 A l’inverse, dans le Christianisme, Jésus n’attache guère d’importance à la soumission des croyants aux incroyants : « Rendez à César ce qui appartient à César, et à Dieu ce qui appartient à Dieu » (Matthieu, XXII, 15-21), énonçant le principe fondamental de la séparation du juridique et du spirituel. 

 A l’inverse, dans le Christianisme, Jésus estime que la non-conversion des infidèles, quoique regrettable, ne regarde que leur propre conscience. A l’inverse de Mahomet enfin, Jésus n’édicte aucune stratégie de domination d’un monde dont il admet l’imperfection de nature : « Soyez dans le monde sans être du monde » .

 La situation aujourd’hui

 A ce tournant du XXIième siècle, nous voyons apparaître plus clairement la stratégie d’invasion des musulmans religieux. Se sentant davantage en position de force à case de leur poids démographique, les musulmans tendent à abattre les masques en réclamant davantage de droits, d’abord sur des points de détail, ensuite sur des aspects plus profonds de la vie en société.

 Plats sans porc généralisés dans les cantines scolaires, port du voile réclamé sur les photographies d’identité, refus de la gymnastiques scolaire pour les filles musulmanes, autant de revendications qui grignotent toujours plus nos équilibres sociaux et culturels. Certes, ces revendications paraissent encore anodines et semblent découler du fameux droit à la différence si complaisamment accordé aux minorités dans nos sociétés ultra-libérales. Mais au nom de quoi certaines minorités pourraient revendiquer des droits spécifiques, et pas d’autres ? Pourquoi les végétariens de conscience n’auraient pas droit, eux-aussi, à des plats spécialement préparés dans les cantines scolaires ? Et que dire des catholiques pratiquants qui, dans de nombreux établissements, ne trouvent pas de poisson durant le carême ?

 Imaginons un groupe religieux tout à fait pacifique dont l’obligation dogmatique consiste à manger des pissenlits tous les jours. L’Education Nationale devrait-elle tolérer les pressions de cette communauté pour que les cantines scolaires intègrent les pissenlits dans les menus quotidiens ? Pourquoi les préjugés irrationnels de cette minorité devraient influencer les habitudes communes ? Et qu’on ne nous dise pas que ces mangeurs de pissenlits demeurent moins respectables que les musulmans, car leurs dogmes alimentaires sont aussi ridicules que les interdits islamiques !

 De manière plus générale, notre société doit-elle accepter une multiplication à l’infini des droits spécifiques aux minorités par définition innombrables ? Quels critères objectifs utilise-t-elle pour accorder ces droits à telle minorité, et pas à telle autre ? A cause du poids démographique de la dite minorité ? Mais ce serait contraire au principe du respect des minorités, justement ! Et au delà de l’impossibilité technique, ne rentrerions-nous pas dans une logique de ségrégation, de séparation et de repli identitaire qui ferait voler en éclats la cohésion nationale ? 

 D’ici 30 ans

 Mais le jour où nos gouvernements laxistes céderont sur ces dérogations encore minimes au consensus social, vaincus par le rouleau compresseur politiquement correct toujours favorable aux minorités, d’autres revendications plus sérieuses seront exposées par les musulmans religieux. Interdiction de la vente d’alcool près des mosquées, exclusion d’images publicitaires présentant des femmes nues aux abords des futures écoles coraniques, censure des articles défavorables à l’Islam dans la presse, chasse des réfractaires en exploitant sans vergogne l’argument fallacieux d’un "racisme" imaginaire, autant d’exigences éhontées qui officialiseront la mainmise morale et idéologique de l’Islam dans les zones urbaines à fort peuplement musulman. Cette seconde étape de l’invasion islamique, après une première phase visant à la reconnaissance d’un "droit à la différence", sera d’autant plus redoutable qu’il illustrera le renversement du droit en faveur d’une minorité devenue majoritaire, et imposera les prémisses d’un nouvel ordre moral à un pays d’accueil dont l’erreur fatale fut le renoncement à ses propres valeurs.   

 D’ici 50 ans

 Suite logique à l’affermissement démographique des musulmans religieux, la cessation partielle puis complète des zones à majorité musulmane pourrait intervenir après le milieu du XXIième siècle. A notre époque de décentralisation et de déférence morale devant les particularismes régionaux, qu’ils soient bretons, basques, corses ou alsaciens, les quartiers nord de Marseille, les départements de Seine-Saint-Denis et du Val de Marne pourraient faire prévaloir leurs droits à l’autonomie, au nom de ces mêmes particularismes locaux. L’argument des musulmans religieux, toujours prompts à exploiter la législation des mécréants qu’ils haïssent pourtant, sera imparable : « Comment, pourquoi accordez-vous l’autonomie et une relative indépendance juridique aux corses, bretons, etc, et pourquoi n’accordez-vous pas cette même autonomie à nous, français musulmans ? » Et comble de perfidie, ils brandiront cette accusation aussi monstrueuses que du gaz incapacitant : « Seriez-vous racistes, par hasard ? ». Puis, forts d’une autonomie vite concédée par hantise des émeutes urbaines, les musulmans réviseront de fond en comble les programmes scolaires de leurs zones autonomes, créeront un catéchisme islamique dans les écoles, autoriseront le financement massif des mosquées par les fonds publics, favoriseront le port du voile dans les administrations, interdiront progressivement la vente d’alcool et de porc dans les magasins… avant pire, évidemment.

 Comment résister ?

 Bien entendu, cette vision apocalyptique de l’avenir appartient encore au domaine de la politique-fiction. Mais comme les environnementalistes dénoncent la possible remontée des océans à cause de nos émissions en gaz carbonique, cette sinistre perspective d’islamisation, malheureusement envisageable, doit absolument être portée à la connaissance des européens pour que dès maintenant, les hommes et les femmes de bonne volonté prennent les mesures nécessaires pour contrer l’invasion islamique.

 Un changement radical de la politique d’immigration et d’intégration doit s’opérer, cette fois détachée de la moindre complaisance à l’égard des musulmans de mauvaise volonté qui cherchent à saper les bases de notre civilisation occidentale. Tout d’abord, il convient d’arrêter définitivement une immigration suicidaire à l’origine de cette invasion islamique. Ensuite, le refus de l’intégration au bénéfice d’une assimilation totale des immigrés doit s’effectuer.

 Rappelons que l’intégration consiste à associer une communauté à la vie de la nation tout en préservant ses différences culturelles. A l’inverse, l’assimilation vise à la fusion complète des immigrés dans la masse nationale, allant jusqu’à l’effacement de ces différences culturelles. En d’autres termes, l’assimilation cherche à faire de ces immigrés de nouveaux français, en tous points semblables à leurs compatriotes par la langue, la culture, les noms, les mœurs, les coutumes. Cette assimilation repose naturellement sur le consentement sincère de l’immigré, ce qui exclue les islamistes de cette politique de rigueur et d’exigence morale.

 La question des mariages mixtes

 Remarquons à ce niveau que de mauvaises idées, pavées parfois des meilleurs intentions, germent dans l’esprit des bien-pensants naïfs : l’assimilation des musulmans par les femmes. Ainsi les mariages mixtes entre femmes françaises de souche et immigrés musulmans sont présentés comme la meilleure garantie d’assimilation par les médias enthousiastes. Malheureusement, bien que cette stratégie s’assimilation puisse porter du fruit pour des immigrés de tradition chrétienne, ainsi des philippins catholiques, des gabonais protestants ou même des musulmans sécularisés, les mariages mixtes avec des musulmans religieux débouchent presque toujours sur une assimilation en sens inverse, à savoir la soumission de la femme et des enfants à l’Islam. En effet, la plupart des femmes françaises se mariant avec des musulmans convaincus s’avèrent détachées de leurs propres racines culturelles judéo-chrétiennes, et demeurent bien incapables de résister au travail de conversion de leurs conjoints prosélytes. De milieu social souvent modeste et défavorisé, elles ne contribuent nullement à l’assimilation morale et culturelle d’un conjoint qui exigera d’elle soumission et obéissance.

 Du point de vue des musulmans religieux, loin de trahir les exigences coraniques, les mariages mixtes islamo-chrétiens répondent parfaitement à la stratégie de diffusion de le l’Islam. Pourvu que le conjoint musulman soit de sexe mâle, illustrant entre parenthèses le caractère profondément machiste de cette religion, les mariages mixtes sont encouragés dans le Coran, et Mahomet lui-même plaça une femme chrétienne dans son harem. Beaucoup de terroristes islamiques arrêtés en Europe ces dernières années épousèrent des européennes de souche, ce qui ne contribua nullement à l’adoucissement de leurs mœurs anti-occidentaux. A titre d’exemple, le jeune terroriste français Hervé Djamel Loiseau retrouvé mort de froid en Afghanistan en 2002 est né de mère française et de père musulman. Ce détail montre à quel point les islamistes considèrent les femmes autochtones comme le cheval de Troie de la pénétration islamique en Europe, probablement en référence aux anciens conquérants arabes qui prenaient dans leur harem des femmes issues des régions conquises. Au scandale de la haine de son pays d’accueil s’ajoute la duperie affective de ces femmes naïves qui subissent la trahison de leurs conjoints islamistes.

 Les preuves morales de sincérité

 L’assimilation des musulmans de bonne volonté, nous le constatons, exige la démonstration éclatante de leur désir sincère de fusion avec la communauté nationale. Leur conversion à la religion du pays d’accueil, en l’occurrence le catholicisme pour la France, fournirait en soi la preuve indiscutable de leur attachement aux traditions morales et spirituelles de notre pays.

 Cette idée, loin de se réduire au rêve impossible d’une Europe autrefois chrétienne, contribua à la fin des guerres de religion dans les états germaniques au XVIième siècle, après de sanglants conflits entre catholiques et protestants. En effet, signée en 1555 entre l’empereur Charles Quint et les princes luthériens du Saint Empire Romain Germanique, la fameuse paix d’Augsbourg établit un consensus politique en faveur de la conversion des peuples à la religion de leur prince. Le principe de conversion des individus à la foi de leur monarque, selon l’adage du «cujus regio, ejus religio» (tel prince, telle religion), constitua un espoir sans précédant pour ramener l’ordre et la paix dans l’Empire. Et si l’atroce guerre de trente ans illustra ensuite son échec, ce fut principalement à cause de l’intransigeance de l’empereur catholique Ferdinand de Habsbourg, cet ennemi déclaré de la paix d’Augsbourg.

 Or pourquoi ne pas exiger des musulmans le même principe d’adhésion à la foi de leur prince, ou plus exactement de leur pays d’accueil ? Pourquoi refuser cette chance d’assimilation au corps culturel et moral de notre pays ? Bien entendu, à notre époque de sécularisation triomphante et du vieillissement de l’Eglise catholique, la conversion massive des musulmans au christianisme relève encore de l’utopie. Pour l’instant en tous cas, l’Eglise catholique déclare baptiser moins d’une centaine d’hommes et de femmes d’origine musulmane chaque année, autrement dit une goutte d’eau prélevée de l’océan islamique, quand plusieurs milliers de français de souche se convertissent à l’Islam…    

 Un intermédiaire : l’Islam réformé

 Aussi la conversion des musulmans à un Islam Réformé constituerait une solution séduisante, en tout cas plus réaliste à moyen terme. L’Islam Réformé rejetterait catégoriquement les excès et mensonges du Coran, dénoncerait sans complaisance ses appels à la "guerre sainte", condamnerait sa politique de discrimination à l’égards des infidèles, abolirait le statut infamant de l’apostat. Résolument moderne et détaché de l’héritage culturel arabe, cet Islam Réformé redonnerait crédit aux Evangiles, affranchirait la femme de tout statut juridique inférieur, établirait la séparation entre le spirituel et le temporel.

 Vaste programme qui mérite d’être entrepris par les musulmans véritablement soucieux de concorde et de paix. Pourvu qu’elle contribue au rapprochement avec les fondements moraux du Christianisme, condition préalable à toute compréhension mutuelle, cette entreprise de rénovation complète d’une religion archaïque constituerait une étape nécessaire avant la fusion harmonieuse des post-musulmans dans la communauté nationale, objectif fondamental de l’assimilation.

 Conclusion

 Associé à l’arrêt immédiat d’une immigration suicidaire, ce travail d’assimilation complète des immigrés d’origine musulmane demeure le prix à payer pour éviter une catastrophe à venir. En effet les héritiers de Mahomet méprisent profondément notre société occidentale, jugée décadente et efféminée. Pour contrer leur entreprise de subversion, une mobilisation entière des énergies intellectuelles et morales doit s’effectuer. A leur idéologie de haine et de mépris doit s’opposer une stratégie clairement définie de résistance à l’invasion islamique. L’Occident aura gagné le jour où l’écrasante majorité des immigrés post-musulmans, désormais réformés, christianisés ou sécularisés, rejoindront sans arrières-pensées les rangs de la Civilisation et du Progrès.                   

Ange Gabriel