
Les femmes européennes sous le joug musulman
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Pendant près de huit cents ans en Espagne, pendant plus
de quatre siècles dans les Balkans, les Musulmans ont imposé leurs lois, leurs modes de
vie exclusifs, ont dicté leur loi religieuse à lensemble des Chrétiens
dOrient et dOccident. De Tolède à Byzance, chacun a pu mesurer les
souffrances endurées par toutes celles et tous ceux qui, au contact des Musulmans, «
vivaient comme on peut tenter de le faire au milieu de loups ou de lions ». Cible
particulièrement fragile de cette cohabitation imposée, les femmes sont considérées en
terre dislam « comme un champ de labour, auquel lhomme va comme il le veut
». Pour peu quelles soient chrétiennes, elles sont encore moins respectables car
« condamnées au feu éternel ». Ainsi
sont traitées et jugées par lislam les femmes chrétiennes, officiellement
protégées en terre dislam autrefois par leur statut de dhimis A y regarder de plus
près toutefois, on se rend compte que la « dhimitude » citée en exemple par certains
exégètes de lislam, est un leurre. En réalité, les Grecs, Serbes et autres
Espagnols qui durent subir la dhimitude restèrent dans loppression. Avilis,
méprisés, les sujets chrétiens étaient tout juste bons (comme dailleurs les
Juifs dans une moindre mesure) à servir de faire-valoir fiscal et financier aux Arabes en
Espagne, aux Turcs dans lEmpire ottoman. Lexistence des infidèles, Juifs et
Chrétiens, était une condition nécessaire de léquilibre du budget. La mission
prioritaire des gouverneurs musulmans à Cordoue ou des fonctionnaires turcs dans les
Balkans, était de lever limpôt foncier et la capitation dus par les populations
vaincues demeurées fidèles à leur foi. Gare à celui qui ne sacquittait pas de sa
capitation : il pouvait être réduit en esclavage, voire puni de mort. Gare également au
Chrétien dont la femme était trop désirable, il pouvait très facilement passer de vie
à trépas ! Les
dhimis navaient pas le droit de port darmes, ne pouvaient pas monter à
cheval, devaient seffacer dans la rue quand ils voyaient un Musulman, et se lever
quand ils étaient assis, au passage dun croyant. Ils devaient également
hospitalité à tout voyageur musulman qui le réclamait. Autant de contraintes que
vécurent pendant des siècles Chrétiens dOrient et dOccident. La femme
jouant le rôle essentiel de conserver au sein du foyer la foi catholique ou orthodoxe,
ciment essentiel qui permit, en tout cas, aux Espagnols et aux Grecs (mais aussi aux
Serbes et aux Bulgares) de résister à la gangrène islamique. La femme chrétienne humiliée
Considérées par lislam et le Coran comme « Les pires bêtes pour Dieu car elles sont parmi les sourds et les muets qui ne comprennent rien et sentêtent à ne pas croire », les chrétiennes vont subir pendant des siècles les humiliations, les violences, les vexations des maîtres musulmans. Ce qui pouvait dailleurs leur arriver de moins pire au regard des égorgements, viols, meurtres rituels et autres crémations qui furent infligées aux plus récalcitrantes et aux plus rebelles. Souvenez-vous des massacre de Chio du génocide arménien et de la folie meurtrière qui sempara, en 1922, des musulmans qui, à Smyrne notamment, rendirent la mer Egée rouge du sang des centaines de milliers de victimes chrétiennes, dont de nombreuses femmes, jeunes et moins jeunes, égorgées comme de vulgaires moutons après avoir été violées par leurs bourreaux. En 1866, lors du soulèvement
crétois contre loppresseur turc, Omer Pacha, envoyé par la Sublime Porte pour
réprimer la révolte, nhésita pas, lors de la bataille de Frangokastello, après
avoir exterminé une majorité dhommes en état de se battre, à exécuter
froidement femmes et enfants. Juste pour la forme, se réservant pour son bon plaisir une
jeune fille, rejeton dune grande famille. La même année, plus de 1000 personnes
dont une majorité de femmes, retranchées avec des moines à lintérieur du
Monastère dArkadi, choisirent volontairement la mort en acceptant que les moines
mettent le feu aux poudrières. Elles voulaient échapper à la cruauté des troupes
turques ! En 1823, lors dune première
révolte dans la région de Lassithi, plus de 2 000 femmes et enfants avaient été
exterminés ! Cest dire la cruauté des descendants des hommes de Mehmet II, qui,
lors de la chute de Byzance en 1453, arrachaient les enfants aux mères, massacraient les
nouveaux-nés, violaient sans honte les vierges dans les églises consacrées, dénudaient
les femmes âgées et les outrageaient. Doit-on sétonner dun tel comportement
quand on sait que les Ottomans pensaient quune « Esclave croyant en Allah vaut
mieux quune femme qui croit en la Trinité » ? Humiliée, la femme chrétienne
était aussi une proie rêvée et un objet convoité sur les marchés desclaves
dAlger ou de Constantinople. Les Algérois mettaient par exemple, à profit un
voyage à Constantinople pour acquérir une esclave de Russie et la revendre ensuite au
plus offrant. La conversion à lislam
était, bien sûr, obligatoire. On cite le cas dAnna, jeune russe qui dut
solennellement renier sa foi orthodoxe en piétinant sa croix, en crachant dessus trois
fois et en la jetant dans la mer Noire. Une telle adhésion à lislam ne signifiait
cependant pas la fin des tourments pour les victimes. En effet, la dure loi de la
conversion forcée, du voile imposé, de la vie partagée dans le harem avec dautres
femmes tournait souvent au drame. La « Renégate » était souvent mise en quarantaine,
parce que plus belle que les favorites musulmanes qui voyaient dun mauvais il
larrivée de belles Circassiennes, semblables à la chère Aziyadé de Pierre Loti. Et que dire de ces milliers de
jeunes chrétiennes razziées en Occident ou dans les Balkans, entrées en islam à 10 ou
12 ans, aussitôt mariées de force à des musulmans turcs ou morisques et qui, à la
faveur dun rachat par des marins, retrouveront la mère patrie ? A leur retour en
terre chrétienne, elles seront obligées de se présenter devant les tribunaux
inquisitoriaux qui ne chercheront pas à exercer un contrôle strict sur le retour de ces
femmes converties de force par des Musulmans. En Espagne, lors de la conquête
musulmane, la terreur sabat en Castille, en Galice, dans les Asturies et au Pays
Basque. Les habitants de ces régions redoutent, en effet, la saifa (campagne
dété de Musulmans) qui se solde inévitablement par des pillages,
lenlèvement du bétail et la mise en esclavage systématique des femmes et des
enfants alors que les hommes sont tués pour la plupart dentre eux. Toujours les Musulmans «
semèrent la terreur à Narbonne vers 720. Après avoir fait main basse sur des statues en
argent massif dans une église quils prennent la peine de détruire, ils emmenèrent
comme esclaves de nombreuses femmes, beaucoup denfants et quelques hommes », comme
le note Charles-Emmanuel Dufourcq dans une magistrale « Vie quotidienne dans
lOccident médiéval », rappelant également que pendant leur conquête de Sicile,
ces mêmes Maures, exaspérés par la résistance qui leur est opposée, pillent, tuent et
égorgent tout ce qui se trouve sur leur passage, mettant un raffinement certain dans les
tortures quils infligent aux femmes. Sans doute avaient-ils présent à
lesprit que « Les incroyants qui ont la Bible et lEvangile iront dans le feu
de la géhenne et y seront pour toujours » La femme chrétienne,
otage malgré elle Pendant des siècles, les musulmans (barbaresques, morisques et autres turcs ottomans) ont pratiqué lenlèvement systématique des enfants chrétiens, mâles ou femelles. Le « greffon », lenfant chrétien, ainsi transplanté en terre dislam, et ravi à laffection de sa mère, devait devenir un bon musulman, élevé par des nourrices turques ou arabes dans des maisons privées ou dans les palais des Stambouliotes. Les musulmans faisaient un prélèvement régulier aux dépens des forces vives du monde chrétien (Espagne jusquen 1492, Serbie, Grèce, Russie, Bulgarie) en le délestant, chaque année, de plusieurs milliers de ses enfants, auxquels ils offraient la possibilité dune intégration totale dans les sociétés cosmopolites du Maghreb ou de lEmpire ottoman. 2. En Europe
orientale (en Serbie et en Grèce plus particulièrement), les jeunes garçons orthodoxes
fournirent jusquau milieu du 17ème siècle le corps des janissaires, corps
délite de larmée turque. La Devchirmé (littéralement ramassage) régissait
ainsi le recrutement de larmée. « Cétait un plan diabolique et le plus
épouvantable tribut de chair humaine qui ait été levé par une religion victorieuse sur
une religion vaincue » comme lécrira un historien du 19ème siècle, Théophile
Lavallée. Comment, en effet, ne pas qualifier de diabolique cette opération qui
consistait à rassembler, dans un village chrétien, toute la population mâle et à
prélever les plus sains dentre eux, chassés et prélevés comme on prélève un
gibier. Cruauté suprême, les garçons étaient souvent choisis en nombre plus important
que prévu les fonctionnaires turcs, chargés du ramassage, se faisant ainsi racheter les
enfants par les parents. Les vieux serbes se rappellent encore que les enfants mâles nés
les années impaires, étaient de futurs janissaires pendant que ceux qui avaient eu le
bonheur de naître les années paires, nétaient pas soustraits à laffection
de leurs mères. Ils pouvaient ainsi contribuer à payer limpôt réclamé par
Allah. Quant aux Grecs, ils subirent le
même sort jusquen 1807, mais les prélèvements en chair humaine seront moins
répétitifs. CONCLUSION Neuf siècles ont été nécessaires pour effacer la présence musulmane en Espagne et près de quatre siècles sont venus à bout du joug ottoman dans les Balkans, même si aujourdhui, à cause de la politique imbécile de certains, lislam refait surface sur ces vieilles terres orthodoxes de Serbie, de Thrace ou de Bulgarie. Tout au long de ces siècles de
domination ottomane ou arabe, vécue comme un vrai calvaire par les populations soumises
au bon vouloir des pachas, effendis, agha, caïmacan, dahi, et autres califes, des
millions de Chrétiens (hommes, femmes et enfants) ont été assassinés, égorgés,
violés, déportés, brûlés vifs, dépecés vivants. Tous cela au nom dAllah et
des principes coraniques. Aujourdhui encore les récents événements tragiques du
Kosovo le prouvent, des massacres sont commis au nom de la « soumission » à Dieu,
traduction littérale du mot islam. A un moment où faire repentance est devenu un passage
obligé quand il sagit du colonialisme, de lesclavage ou de bien dautres
choses encore, ne serait-il pas temps que les Musulmans fassent aussi repentance en
reconnaissant létendue de leurs crimes contre lhumanité ? BIBLIOGRAPHIE Jean-Pierre
PERONCEL-HUGOZ Paudelis
PREVELAKIS Bartolomé
BENNASSAR et Lucile Charles-Emmanuel
DUFOURCQ, Jacques
HEERS Philippe
CONRAD Georges
CASTELLAN Lady
Mary MONTAGU |