
Mahomet et les femmes
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Christ ou Mahomet ? Je vous présente aujourdhui, amis auditeurs, le troisième volet dune réflexion sur la question de lIslam, à la lumière de la foi chrétienne. Nous allons parler plus en détail du caractère de Mahomet, daprès ce que nous rapporte la tradition musulmane. Nous contrasterons sa personne et son oeuvre avec celle de Jésus-Christ, que les Chrétiens confessent comme le Fils éternel de Dieu, devenu homme pour proclamer et effectuer la réconciliation entre Dieu et les hommes, et instaurer un royaume éternel de paix et de justice. Commençons dabord par revenir sur un aspect de la vie de Mahomet, celui de ses relations avec les femmes et de ses mariages. Dabord marié à Khadîja, une riche veuve pour laquelle il travaillait, et qui le soutint sans faille dans ses combats, il ne prit pas dautre femme tant quelle vécut. Cest seulement après sa mort quil prit pour lui de nombreuses autres épouses et concubines. Après avoir épousé sa sixième femme, il souhaita prendre la belle Zainab, femme de son fils adoptif Zaid, comme septième épouse. Comme la coutume arabe interdisait un tel mariage, même si le fils adoptif divorçait son épouse, Mahomet déclara avoir reçu une révélation annulant cette disposition dans ce cas spécial, après quoi Zaid divorça pour permettre à son père adoptif dépouser Zainab. Daprès les historiens musulmans, à la fin de sa vie, Mahomet avait douze femmes et deux concubines, dont une esclave chrétienne copte qui lui avait été donnée par le roi dÉgypte. Cette pratique de la polygamie par Mahomet est du reste en contradiction avec les enseignements du Coran, puisque celui-ci ne permet que deux, trois ou quatre femmes. Rappelons que le Christianisme, quant à lui, rejette sans équivoque le principe même de la polygamie. Dieu a créé hommes et femmes en nombre à peu près égal afin que se forment des couples monogames. Par ailleurs, le Coran permet aux hommes de prendre plusieurs femmes, mais pas aux femmes de prendre plusieurs hommes. Pourtant, même des biographes musulmans du prophète de lIslam reconnaissent implicitement la supériorité morale du mariage monogame. La vie de Mahomet fournit des exemples frappants de cette supériorité : ses épouses sont allées jusquà comploter contre sa vie, car il lui arrivait souvent dignorer certaines dentre elles, et de témoigner de favoritisme à légard dautres, ce qui rendait les premières jalouses. Lantagonisme était arrivé à un tel point quil pensa un moment en divorcer quelques unes. Cet aspect de la vie de Mahomet vient jeter une lumière particulière sur son caractère moral. Même si, par rapport à ses contemporains, Mahomet était généralement une personne morale (dans un milieu de commerçants païens ou déformer la vérité était chose courante), il paraît extrêmement difficile de le considérer comme lexemple moral parfait, un homme nayant jamais commis de péché majeur. Cest bien pourtant ce que prétendent nombre de ses biographes. Voici un extrait de ce quécrit lun dentre eux : « Mahomet est lêtre humain doué des plus grandes faveurs, lapôtre le plus honoré, le prophète de la miséricorde ( ) Il est le meilleur des prophètes, et sa nation est la meilleure des nations ; ( ) il était dune intelligence parfaite, dorigine noble. Il avait une forme absolument gracieuse, une générosité totale, une bravoure parfaite, une humilité excessive, une connaissance utile, une crainte de Dieu parfaite et une piété sublime. Il était le plus éloquent et le plus parfait des humains, abondant en toutes sortes de perfections. » Un autre biographe écrit ceci : « Mahomet est la preuve vivante de ce que lhomme peut devenir et de ce quil peut accomplir en matière dexcellence et de vertu. » Posons néanmoins la question suivante: un homme peut-il être un exemple moral parfait lorsquil édicte une règle pour les autres - comme le fait davoir quatre épouses au maximum - et sen exempte lui-même en ayant trois fois plus dépouses que le commun des mortels ? Bien sûr, le Coran contient un passage qui exempte Mahomet de la règle générale et que les Musulmans acceptent comme étant une révélation spéciale lui ayant été faite. Je vous lis ce passage : « O prophète ! Il test permis dépouser les femmes que tu auras dotées, les captives que Dieu a fait tomber entre tes mains, les filles de tes oncles et de tes tantes maternels et paternels qui ont pris la fuite avec toi, et toute femme fidèle qui livrera son cur au Prophète, si le Prophète veut lépouser. Cest un privilège que nous taccordons sur les autres croyants. Nous connaissons les lois du mariage que nous avons établies pour les croyants. Ne crains point de te rendre coupable en usant de tes droits. Dieu est indulgent et miséricordieux. » Notons au passage quaussi bien ici que dans dautres parties du Coran, lesclavage se trouve justifié : Les hommes peuvent prendre pour épouses les femmes qui auraient été prises comme butin sur leurs ennemis. Un passage du Coran est explicite à cet égard : « Il vous est défendu dépouser des femmes mariées, excepté celles qui seraient tombées entre vos mains comme esclaves. Telle est la loi de Dieu. » Autre exemption notable faite à Mahomet : alors que le reste du Coran enjoint aux maris de satisfaire toutes leurs épouses, sans favoritisme aucun, Mahomet, lui, reçoit la permission dagir avec elles comme bon lui semble, même sil vaudrait mieux quil suive lui aussi la règle générale : « Tu peux à ton gré accorder ou refuser tes embrassements à tes femmes. Il test permis de recevoir dans ta couche celle que tu en avais rejetée, afin de ramener la joie dans un cur affligé. Tu ne seras coupable daucun péché en agissant ainsi. » Le favoritisme dont Mahomet fit preuve à légard de certaines de ses épouses produisit des conséquences néfastes dans sa maisonnée. Toujours au chapitre des relations entre hommes et femmes, Mahomet énonce sans ambage la supériorité des hommes sur les femmes, en contraste avec ce que proclame lÉvangile. Dans le Coran, nous lisons ceci: « Les hommes sont supérieurs aux femmes à cause des qualités par lesquelles Dieu a élevé ceux-là au dessus de celles-ci, et parce que les hommes emploient leurs biens pour doter les femmes. » Au même verset, le Prophète de lIslam permet aux hommes de battre leurs femmes : « Vous réprimanderez celles dont vous aurez à craindre la désobéissance ; vous les relèguerez dans des lits à part, vous les battrez ; mais aussitôt quelles vous obéissent, ne leur cherchez point querelle. Dieu est élevé et grand. » Est-il crédible, à la lumière de ces passages et de biens dautres, décrire, comme le fait un auteur musulman : « Il est évident que Mahomet non seulement honora la femme plus que quiconque, mais quil léleva au statut qui réellement lui appartient réalisation que seul Mahomet a été capable daccomplir jusquà présent » ? Est-il possible dajouter foi aux paroles dun autre auteur musulman : « LIslam a accordé à la femme des droits et des privilèges dont elle na jamais joui sous dautres religions ou constitutions » ? Quoi quil en soit, le Coran lui-même range Mahomet au rang des hommes pécheurs. Deux passages attestent quil lui fallait lui aussi demander pardon à Dieu pour ses péchés: « Prends donc patience, Muhammad, car les promesses de Dieu sont la vérité même ; implore auprès de lui le pardon de tes péchés, et célèbre les louanges de ton Seigneur le soir et le matin. ( ) Sache donc quil ny a pas dautre dieu quAllah, et demande pardon pour tes péchés, ainsi que pour les hommes et femmes qui croient ». Ailleurs dans le Coran on peut aussi lire ce qui suit : « Nous tavons accordé une victoire éclatante afin que Dieu ait loccasion de te pardonner tes fautes anciennes et récentes, afin quil accomplisse ses bienfaits envers toi et te dirige vers le chemin droit. ». Ces affirmations du caractère moral imparfait de Mahomet sont par elles-mêmes suffisantes pour relativiser lappréciation tout à fait exagérée des auteurs musulmans sur sa perfection et ses vertus. Mais si lon compare ce qui nous est dit à propos de Jésus-Christ dans les Évangiles, et ce que nous savons de Mahomet, on verra que la perfection attribuée à Christ est dun tout autre ordre. A ceux qui sopposaient à son enseignement, Jésus-Christ pouvait sans crainte demander : « Lequel de vous me convaincra de péché ? » (Jean 8 :46) ; au moment de son procès, même ses accusateurs, ayant produit des faux-témoins pour servir leur cause, avaient du mal à se mettre daccord sur le chef daccusation. Le gouverneur romain Ponce Pilate, devant lequel on avait amené Jésus, ne parvenait pas à trouver quoi que ce soit en lui qui justifie sa condamnation. Ce nest que sous la pression de la foule quil leur livra Jésus pour être crucifié. Jésus-Christ na jamais proclamé que son Royaume viendrait par la force militaire, ou en dépouillant de leurs biens ceux qui ne croiraient pas en lui, ou en les vendant comme esclaves voire même en les exterminant. Il na pas constitué un harem de femmes dont il pourrait jouir comme bon lui semble. Il a pratiqué parfaitement ce quil enseignait aux autres et na pas édicté des règles spéciales pour sa propre gouverne. Enfin, Jésus-Christ na pas recherché pour lui-même un pouvoir politique terrestre, mais il a avant tout exécuté la volonté de son Père céleste. Son Royaume se manifeste en premier lieu par la transformation des curs et des intelligences de ceux qui croient en lui, et par les fruits quune telle transformation produit dans leur vie. |