
Lettre à Claude Imbert
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Monsieur, Ainsi vous êtes
« islamophobe » ! La bien-pensance auto-proclamée anti-raciste la
décrété. Monsieur, nous sommes alors quelques-uns à souffrir de cette maladie. Oui,
comme dautres sont agoraphobes ou arachnophobes, on est is-la-mo-phobe !
Curieux travers de ces curieux arbitres des élégances politiques, qui consiste à
« médicaliser » ceux qui ne pensent pas comme eux ou, pour mieux dire, ceux
qui ne sont ni aveugles ni complices... Nétant pas lecteur du Point,
cest par dautres médias que jai appris que cette horrible maladie vous
frappait, vous aussi. Je sais aussi que sur un certain site
Internet circule déjà une pétition demandant votre renvoi du Haut conseil de la
laïcité. Cest donc que lon
vous craint, et je suis heureux de la solidarité que vous manifestent vos collègues du
Haut conseil. Citoyen français, profondément attaché aux valeurs qui font
lhonneur et la réputation de notre République, cest en tant que Français
« den bas » (drôle dexpression, tout de même) que je vous dis:
Ne vous laissez pas faire. Résistez ! Comme sil ny avait pas un
racisme bien réel, bien sournois, dans ce nouvel avatar du relativisme culturel que
représente cette tolérance à lislamisme : cest « leur »
culture. Oui, cest « leur » culture comme lexcision, la
lapidation, lamputation des voleurs sont « leur » culture. Quelle
dérision, et quel terrible danger moral et politique. Des « grandes
gueules », parmi « le peuple le plus spirituel de la Terre », comme nous
aimions nous appeler, nous Français, justifient la bêtise et larriération au nom
du « respect des différences ». Originaire des Antilles, je sais trop
comment ce pseudo-respect consiste principalement en un béat sentiment de supériorité.
Tout comme on disait : le Breton est têtu, lAuvergnat vend du charbon, le Noir
a le rythme dans la peau (le Normand, lui, boit du calva, nous dit Queneau, mais avec
autrement dhumour !) ces beaux messieurs de la gauche-libertaire invitent les
Français à dire : les Arabes sont fanatiques, point final, donc
« Respect ! ». Cest à cela que revient en
effet, sans peut-être quils y aient pris garde, leur propension à assimiler sans
autre forme de procès tout maghrébin vivant en France à un musulman. Bien quune
telle assimilation soit contraire aux principes mêmes quils disent chérir
(égalité des droits, liberté individuelle, esprit critique, rationalité, laïcité en
un mot), elle les amène pourtant, en effet, à promouvoir, y compris ès graves,
vespérales et « référentielles » colonnes du Monde, les plus fanatiques
spécimens du peuple des « Soumis ». Leur but proclamé, à tous ces Saint
Jean Bouche dOr, serait lintégration des dites populations que paradoxalement
ils stigmatisent en les désignant comme nécessairement dune confession donnée et
les livrent en otages aux fanatiques quils hébergent dans leurs colonnes,
colloques, cercles et autres forums sociaux européens.
Mais la démocratie peut-elle intégrer
sans danger ce qui est sa négation même : lIslam ? Mais par votre protestation, vous
proclamez à lencontre de ces vrais racistes, que, sur notre terre, tout être
humain est capable de connaître et dapprécier les bienfaits de la démocratie, de la pensée libre, pour peu
quon ne le laisse pas aux mains des tyrans : voyez lAfrique du Sud
débarrassée de lapartheid, lAmérique latine sans les régimes militaires,
lEurope centrale sans le fascisme rouge. Or le projet de ces
« intellectuels musulmans » (choyés par certains médias et cercles
intellectuels irresponsables victimes dune vision de lIslam romanesque et surtout tragiquement ignorante) est
bien, après avoir fait main basse sur lesdites « populations musulmanes », de
sen servir comme point dappui démographique, politique, mais aussi
territorial (les fameuses « banlieues de lIslam ») pour islamiser la
démocratie. A quant une devise nationale
« Liberté, Egalité, Fraternité, Soumission » ? Nous savons bien que le débat actuel
nest pas sur le nombre de centimètres carrés de peau ou de chevelure cachés ou
montrés dans le cadre scolaire par quelques adolescentes en quête de leur personnalité.
Nous savons bien que ces adolescentes sont manipulées par les fascistes verts. Nous
savons bien quils nest pas bon de nous dire les égaux de ceux qui veulent
nous soumettre, de préférence en versant notre sang, et quil est faux et dangereux
de nous en dire les frères. Au premier plan : Tarik Ramadan,
citoyen suisse par entrisme et machiavel islamiste par conviction. A quel titre,
dailleurs ce « Suisse », non membre de lU.E., intervient-il dans
le débat français ? En tant que musulman, dira-t-il, et ces messieurs les
« antiracistes » en peau de lapin, ces hussards verts, fossoyeurs de la
République, dopiner, attendris : ah mais
bien sûr, ah mais parfaitement, rien nest plus juste. Derrière Ramadan, ses sbires de
lUOIF-Frères musulmans, puis au balcon : ses thuriféraires, membres souvent,
hélas, dune gauche qui nest plus la mienne, parmi lesquels lineffable,
le roucoulant Ternisien, journaliste au Monde, dangereux naïf ou névrosé
vindicatif, lui seul le sait. Toujours est-il que dans tous ses articles consacrés au
« théologien musulman », ce journaliste, donc, nous débite ad nauseam la même dichotomie, navrante de
manichéisme bêtifiant : dun côté la « vindicte laïcarde » dont
serait poursuivi son héros, de lautre l« admiration éperdue »
quéprouveraient pour limpétrant les « jeunes filles
musulmanes », groupies enamourées parmi lesquelles, tout de même, il est à
souhaiter que notre Ternisien ne se range pas ! Le débat cest la place dans
lEurope démocratique, pluraliste, de lislam : une religion ou, plutôt,
un système intellectuel globalisant, totalitaire, sclérosé et sclérosant, on le voit
depuis au moins 7 siècles, tout de
même ! Effarante philosophie que celle-là,
fondée sur non seulement linégalité des hommes entre eux et devant Dieu, mais
aussi lesprit de vengeance, la haine, la fureur destructrice et une méfiance
paranoïaque envers lêtre humain. Un système en un mot qui sappelle
dailleurs, non pas « Amour » ni « Sagesse » ni même
« Liberté, Egalité, Fraternité » ou « Ordre et Progrès », mais
« Soumission ». Soumission ! Par ce mot, tout est dit sur la nature du
Dieu ainsi imposé à ladoration des foules. Je pense à ces mots de Renan, qui
disait à peu près que les musulmans étaient les premières victimes de lIslam,
ajoutant que leur fanatisme venait en réalité dun petit nombre qui maintenaient
les autres par la terreur dans la soumission à la pratique de cette religion. Sous cet
aspect, il faut bien avouer hélas que notre époque a introduit une nouveauté. Il
sagit de la jobardise dune partie de nos élites (de Françoise Gaspard dans
les années 1980 au Monde actuellement), lesquelles au nom de la tolérance laissent les
dits fanatiques venir persécuter jusque sur notre sol les « musulmans »,
dailleurs fort peu pratiquants, qui y vivent. Elites qui en outre se laissent
intimider par le chantage à « lislamophobie », concept imbécile et
prétentiard quelles ont elles-mêmes forgé, sans doute pour, en vraies Arsinoés
de lantiracisme et de lanticolonialisme, mieux battre leur coulpe sur la
poitrine de Marianne, qui mérite de toutes attentions. Dailleurs Renan disait
aussi : le meilleur service à rendre au musulman est de le délivrer de sa religion.
De fait, dans mon quartier, je côtoie des personnes, de divers milieux sociaux,
originaires du Maghreb qui me font part de leur soulagement dêtre en France, ayant
fui également, me disent-elles, « la religion ». Et puis, lathée que je suis se
dit quà tout prendre, sil fallait choisir une religion, « il ny a
pas photo » entre Mahomet dune part, qualifié de « beau modèle »
sans doute par goût du paradoxe, mais vrai fou sanguinaire qui prônait lassassinat
des adversaires, jaloux des juifs, des chrétiens et des femmes, et dautre part
Jésus, qui en « doux dingue » peut-être, soit, prêchait tout simplement
lamour, et qui a défendu à Pierre de tirer lépée même pour le
défendre
Un exemple : Mahomet jaloux des
femmes ? A linverse du rival vindicatif et haineux des Juifs et des Chrétiens,
on évoque très rarement le Mahomet « conjugal ». Dommage, car un
« psy » y trouverait, sans conteste, son miel, comme me le font penser les
réflexions de simple bon sens qui suivent. Voilà un homme qui, à 25 ans,
nest pas marié : à cette époque, compte tenu notamment de lespérance
de vie, cest tardif. Est-il laid, contrefait, repoussant ? Est-il moralement,
psychologiquement taré ? La possibilité dun Mahomet persona non grata dans la confrérie des gendres
possibles nest bien entendu pas certaine : elle nest pas non plus impossible.
Elle permettrait de mieux comprendre le comportement sexuellement répugnant quil
eut après son premier mariage, son nouveau statut de « prophète » établi
lui permettant manifestement tous les excès, toutes les revanches. Nimporte : notre homme
épouse en premières noces Khadidja, une veuve à la fois plus âgée et plus riche que
lui. Celle-ci subvient donc à ses besoins. Bien plus : fort maternellement, elle le
soutient et lencourage, de façon décisive, lorsquil a ses premières visions
et quil doute de leur caractère « divin », se « croyant »
fou, et alors quil est lobjet de moqueries. De sorte que, sans Khadidja,
lIslam, nest-ce pas, aurait-il seulement existé ? Bien entendu, du point
de vue qui est le nôtre, le comportement de Khadidja est hautement regrettable.
Cependant, il ne pouvait lêtre du point de vue de Mahomet. Or, que fait cet individu, Khadidja
morte ? Au mépris de la leçon même quil eût dû tirer de son propre vécu,
ce drôle de paroissien décrète linfériorité des femmes et leur incapacité
juridique, ainsi que leur corvéabilité sexuelle à merci : parmi ses épouses, tout
de même, une enfant de 9 ans et la femme de son fils adoptif, viol denfant et
inceste. Ah oui, vraiment, le « beau modèle »
Quel lien y a-t-il entre ces deux
époques de la vie de Mahomet, sinon le ressentiment et la rage nés de la
conscience de sa propre bassesse? Nest-ce pas sidérant ? Une telle ingratitude
envers les femmes est si sordide, si irrationnelle et si criminelle à la fois que je ne métonne quà moitié que le
sujet ne soit guère abordé. Oserai-je une facétie ? Le
Prophète fait penser à un personnage de théâtre, à ce
Monsieur Perrichon créé par Eugène Labiche, qui, au cours dune
villégiature dans les Alpes, nourrit petit à petit une solide rancoeur contre le jeune
homme qui la sauvé dune crevasse à la Mer de Glace, et ce du fait même de
ce sauvetage. Drôle de corps, nest-ce pas ? On en peut dire autant de notre
héros : dame, cest que dans le milieu et à lépoque brutalement virils
où évoluait Mahomet, tant devoir à une femme, cétait se taper la honte absolue. Les fanatiques musulmans, qui
nont à la bouche que le mot d « humiliation » pour motiver
leur haine de lOccident, ont sans doute trouvé là, dès lorigine de leur
religion, un « beau modèle »... dhumiliation. Humiliation
dailleurs plus ressentie, par un esprit mesquin, que réellement infligée mais
quà la suite de Mahomet ils font payer cher aux femmes. Cher Monsieur Imbert, je vous dis
encore bravo pour votre cran. Résistez, résistez toujours ! Jean-Pierre Jérémie |